Grève générale : Le gouvernement conteste la légalité du mot d'ordre

Dakar, Sénégal – À l’approche des journées de débrayage prévues les 21, 22 et 23 octobre 2026, la tension monte entre l'exécutif et les partenaires sociaux. Par voie de communiqué, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public a fermement contesté la validité juridique du préavis unique déposé par les centrales syndicales regroupées au sein du Front syndical pour la défense du travail (FSDT).



Un vice de forme juridique pointé par l'État

Selon les services du ministère, la procédure suivie par le FSDT ne respecte pas les dispositions du Code du travail régissant l'exercice du droit de grève dans le secteur public et parapublic. Le gouvernement rappelle que l'obligation légale impose le dépôt de préavis sectoriels individualisés par organisation, assortis du respect strict d'un délai de préavis de trente jours. En conséquence, l'autorité administrative avertit que tout arrêt de travail découlant de ce mot d'ordre unique sera considéré comme une grève illégale, exposant les contrevenants aux sanctions disciplinaires et retenues salariales prévues par la réglementation.

Malgré ces mises en garde, le FSDT maintient sa mobilisation et exige l'ouverture immédiate de négociations sur la revalorisation des grilles indiciaires, la titularisation des agents contractuels et le respect des accords sectoriels passés. Le mouvement a reçu le soutien politique de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS). Sur le terrain, le Syndicat des travailleurs du Sénégal (STDS), affilié à la CSA, a déjà appelé les employés de la plateforme aéroportuaire AIBD.SA à cesser le travail, faisant craindre des perturbations sur les transports aériens et la logistique nationale à quelques jours de l'ouverture des JOJ Dakar 2026.

Rédigé par le Mercredi 21 Octobre 2026 à 01:53