Ghana : vers la prochaine étape de la justice réparatrice après une résolution historique de l’ONU



Une conférence de haut niveau sur la justice réparatrice

Le ministère des Affaires étrangères du Ghana, dirigé par Samuel Okudzeto Ablakwa, a ouvert une conférence consultative de haut niveau consacrée aux prochaines étapes de la mise en œuvre de la résolution des Nations unies A/RES/80/250 sur le trafic des Africains réduits en esclavage.

La rencontre, organisée du 17 au 19 juin 2026, s’est tenue sous les auspices du président ghanéen et champion de l’Union africaine pour la justice réparatrice, John Dramani Mahama.

Une étape décisive dans le débat sur les réparations

Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères a qualifié cette conférence de moment charnière dans la quête mondiale de justice réparatrice.

Il a souligné l’engagement croissant des États, institutions et acteurs internationaux en faveur de la reconnaissance des injustices historiques liées à l’esclavage, au colonialisme et à l’apartheid, ainsi que la nécessité de traduire ces engagements en actions concrètes.

Une dynamique internationale autour de la résolution A/RES/80/250

Le ministre a rappelé que l’adoption de la résolution A/RES/80/250 par l’Assemblée générale des Nations unies constitue un tournant historique, soutenu par 123 États membres.

Cette décision a été saluée comme une avancée majeure dans la reconnaissance des traumatismes historiques et dans la consolidation du débat international sur les réparations.

Selon les autorités ghanéennes, cette conférence constitue la première grande plateforme mondiale organisée après l’adoption de la résolution, visant à définir les prochaines étapes de sa mise en œuvre.

Le Ghana, entre mémoire et engagement pour la justice

Le Ghana, ancien point majeur de départ de la traite transatlantique des esclaves, entend aujourd’hui se positionner comme un espace de mémoire, de réconciliation et de promotion de la justice réparatrice.

Les autorités appellent à transformer la reconnaissance historique en actions concrètes afin de répondre aux conséquences durables de l’esclavage et des injustices passées.

Vers une coopération internationale renforcée

Le ministre a encouragé les participants à mener des discussions fondées sur le respect mutuel et à renforcer la coopération internationale autour des objectifs de la justice réparatrice.

Cette dynamique vise à consolider les efforts collectifs pour construire un cadre global de réparation et de reconnaissance des crimes historiques.

Rédigé par le Jeudi 25 Juin 2026 à 15:58