Une visite historique pour les relations Ghana-Inde
Le Ghana et l’Inde ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération bilatérale à l’occasion de la première visite officielle au Ghana de Dr Subrahmanyam Jaishankar, ministre indien des Affaires extérieures, le mardi 6 octobre 2026.
Cette visite intervient alors que les relations entre les deux pays ont été élevées au rang de partenariat global, témoignant de l’élargissement des domaines de coopération entre Accra et New Delhi.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a salué cette visite qu’il a qualifiée d’historique. Il a notamment rappelé que la coopération entre les deux pays avait déjà permis la réalisation de plusieurs projets de développement, parmi lesquels le Jubilee House, le Kofi Annan ICT Centre et le projet ferroviaire Tema-Mpakadan.
Agriculture, santé et technologies au cœur des discussions
Les deux délégations ont discuté d’un large éventail de secteurs susceptibles de bénéficier d’une coopération renforcée.
Les échanges ont notamment porté sur l’agriculture, les produits pharmaceutiques et la santé, l’exploitation minière, la défense, le développement ferroviaire, la transformation numérique, les sciences et technologies, les énergies renouvelables et la formation professionnelle.
Dr Jaishankar a souligné les similitudes entre plusieurs initiatives ghanéennes et les programmes développés en Inde, notamment dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de la transformation numérique et de l’entrepreneuriat.
Selon les deux parties, ces convergences pourraient favoriser le partage d’expériences et d’expertise face à des défis de développement communs.
Deux accords signés dans l’agriculture et la biodiversité
La visite a débouché sur la signature de deux protocoles d’accord (MoU).
Le premier concerne la coopération dans le domaine de la recherche et de l’éducation agricoles entre l’Indian Council of Agricultural Research (ICAR) et le CSIR-Crops Research Institute (CSIR-CRI) du Ghana.
Cet accord prévoit notamment l’échange de scientifiques et de technologues, le partage d’informations et de matériels scientifiques, ainsi que la réalisation de travaux de recherche et de formations conjointes.
Le second protocole porte sur la coopération dans le domaine de la biodiversité.
Vers une coopération renforcée dans la défense
Le Ghana a également exprimé son intention de conclure un accord de coopération en matière de défense avec l’Inde.
Selon le ministre ghanéen des Affaires étrangères, cet accord pourrait être signé lors de sa visite réciproque en Inde prévue au début de l’année prochaine.
Les deux pays ont par ailleurs évoqué le renforcement de la coopération entre leurs instituts de formation diplomatique. L’objectif est notamment de faciliter la formation des diplomates, les échanges d’expériences et les discussions sur les enjeux diplomatiques et multilatéraux.
Le Ghana annonce sa volonté de rejoindre les BRICS
Autre annonce importante : le Ghana a indiqué avoir décidé de présenter officiellement sa candidature pour rejoindre les BRICS.
Samuel Okudzeto Ablakwa a expliqué que cette décision, approuvée par le gouvernement, s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les partenariats internationaux du Ghana, à élargir ses options économiques et à renforcer sa coopération avec les pays du Sud global.
Le ministre a précisé que cette démarche devait compléter, et non remplacer, les relations existantes du Ghana avec ses partenaires traditionnels de développement et financiers.
Compte tenu du rôle de l’Inde comme membre fondateur des BRICS, Accra a sollicité le soutien de New Delhi. Dr Jaishankar a indiqué que l’Inde avait toujours été favorable aux aspirations et aux objectifs du Ghana, tout en rappelant que la candidature devra être examinée collectivement par les membres des BRICS.
Les infrastructures ferroviaires au centre du partenariat
Le développement du réseau ferroviaire constitue également un axe stratégique de la coopération envisagée.
Le ministre ghanéen a notamment évoqué la mise en service du projet ferroviaire Tema-Mpakadan, qui constitue selon lui une base pour approfondir la collaboration avec l’Inde.
Accra souhaite notamment développer davantage son réseau ferroviaire afin de réduire la pression exercée sur les infrastructures routières, faciliter le transport des marchandises lourdes et contribuer à réduire les embouteillages.
Santé et transformation numérique
Dans le secteur de la santé, les discussions ont porté sur la coopération pharmaceutique et sur l’ambition du Ghana de développer un pôle pharmaceutique dans le cadre de l’agenda gouvernemental consacré à la souveraineté sanitaire.
Le numérique figure également parmi les priorités. Le Ghana souhaite notamment renforcer ses capacités dans les technologies de l’information afin de soutenir le programme One Million Coders, en s’appuyant notamment sur l’expérience du Kofi Annan ICT Centre et sur l’expertise indienne dans le domaine du numérique.
Ghana, Inde et coopération internationale
Dr Jaishankar a également salué le rôle du Ghana dans les affaires continentales et multilatérales, notamment au sein de l’Union africaine et de la CEDEAO.
L’Inde s’est déclarée disposée à travailler avec Accra sur des questions d’intérêt commun au sein du Commonwealth et des Nations Unies.
Les deux pays ont également évoqué les Objectifs de développement durable, la réforme des Nations Unies et celle du Conseil de sécurité, ainsi que les questions liées à la justice réparatrice et à la restitution des biens culturels.
Un partenariat placé sous le signe de la durabilité
La visite officielle a également été marquée par une activité de plantation d’un arbre au ministère ghanéen des Affaires étrangères.
Cette initiative symbolique devait représenter l’amitié durable entre le Ghana et l’Inde, ainsi que leur engagement commun en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable.
Les engagements officiels se sont achevés par une conférence de Dr Subrahmanyam Jaishankar devant des diplomates et des responsables du ministère ghanéen des Affaires étrangères à l’Institut des services extérieurs.
Le ministre indien y a notamment abordé les questions liées aux affaires internationales contemporaines, à la coopération entre les pays du Sud global, à l’autonomie stratégique et à l’évolution de l’ordre international.
Le Ghana et l’Inde ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération bilatérale à l’occasion de la première visite officielle au Ghana de Dr Subrahmanyam Jaishankar, ministre indien des Affaires extérieures, le mardi 6 octobre 2026.
Cette visite intervient alors que les relations entre les deux pays ont été élevées au rang de partenariat global, témoignant de l’élargissement des domaines de coopération entre Accra et New Delhi.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a salué cette visite qu’il a qualifiée d’historique. Il a notamment rappelé que la coopération entre les deux pays avait déjà permis la réalisation de plusieurs projets de développement, parmi lesquels le Jubilee House, le Kofi Annan ICT Centre et le projet ferroviaire Tema-Mpakadan.
Agriculture, santé et technologies au cœur des discussions
Les deux délégations ont discuté d’un large éventail de secteurs susceptibles de bénéficier d’une coopération renforcée.
Les échanges ont notamment porté sur l’agriculture, les produits pharmaceutiques et la santé, l’exploitation minière, la défense, le développement ferroviaire, la transformation numérique, les sciences et technologies, les énergies renouvelables et la formation professionnelle.
Dr Jaishankar a souligné les similitudes entre plusieurs initiatives ghanéennes et les programmes développés en Inde, notamment dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de la transformation numérique et de l’entrepreneuriat.
Selon les deux parties, ces convergences pourraient favoriser le partage d’expériences et d’expertise face à des défis de développement communs.
Deux accords signés dans l’agriculture et la biodiversité
La visite a débouché sur la signature de deux protocoles d’accord (MoU).
Le premier concerne la coopération dans le domaine de la recherche et de l’éducation agricoles entre l’Indian Council of Agricultural Research (ICAR) et le CSIR-Crops Research Institute (CSIR-CRI) du Ghana.
Cet accord prévoit notamment l’échange de scientifiques et de technologues, le partage d’informations et de matériels scientifiques, ainsi que la réalisation de travaux de recherche et de formations conjointes.
Le second protocole porte sur la coopération dans le domaine de la biodiversité.
Vers une coopération renforcée dans la défense
Le Ghana a également exprimé son intention de conclure un accord de coopération en matière de défense avec l’Inde.
Selon le ministre ghanéen des Affaires étrangères, cet accord pourrait être signé lors de sa visite réciproque en Inde prévue au début de l’année prochaine.
Les deux pays ont par ailleurs évoqué le renforcement de la coopération entre leurs instituts de formation diplomatique. L’objectif est notamment de faciliter la formation des diplomates, les échanges d’expériences et les discussions sur les enjeux diplomatiques et multilatéraux.
Le Ghana annonce sa volonté de rejoindre les BRICS
Autre annonce importante : le Ghana a indiqué avoir décidé de présenter officiellement sa candidature pour rejoindre les BRICS.
Samuel Okudzeto Ablakwa a expliqué que cette décision, approuvée par le gouvernement, s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les partenariats internationaux du Ghana, à élargir ses options économiques et à renforcer sa coopération avec les pays du Sud global.
Le ministre a précisé que cette démarche devait compléter, et non remplacer, les relations existantes du Ghana avec ses partenaires traditionnels de développement et financiers.
Compte tenu du rôle de l’Inde comme membre fondateur des BRICS, Accra a sollicité le soutien de New Delhi. Dr Jaishankar a indiqué que l’Inde avait toujours été favorable aux aspirations et aux objectifs du Ghana, tout en rappelant que la candidature devra être examinée collectivement par les membres des BRICS.
Les infrastructures ferroviaires au centre du partenariat
Le développement du réseau ferroviaire constitue également un axe stratégique de la coopération envisagée.
Le ministre ghanéen a notamment évoqué la mise en service du projet ferroviaire Tema-Mpakadan, qui constitue selon lui une base pour approfondir la collaboration avec l’Inde.
Accra souhaite notamment développer davantage son réseau ferroviaire afin de réduire la pression exercée sur les infrastructures routières, faciliter le transport des marchandises lourdes et contribuer à réduire les embouteillages.
Santé et transformation numérique
Dans le secteur de la santé, les discussions ont porté sur la coopération pharmaceutique et sur l’ambition du Ghana de développer un pôle pharmaceutique dans le cadre de l’agenda gouvernemental consacré à la souveraineté sanitaire.
Le numérique figure également parmi les priorités. Le Ghana souhaite notamment renforcer ses capacités dans les technologies de l’information afin de soutenir le programme One Million Coders, en s’appuyant notamment sur l’expérience du Kofi Annan ICT Centre et sur l’expertise indienne dans le domaine du numérique.
Ghana, Inde et coopération internationale
Dr Jaishankar a également salué le rôle du Ghana dans les affaires continentales et multilatérales, notamment au sein de l’Union africaine et de la CEDEAO.
L’Inde s’est déclarée disposée à travailler avec Accra sur des questions d’intérêt commun au sein du Commonwealth et des Nations Unies.
Les deux pays ont également évoqué les Objectifs de développement durable, la réforme des Nations Unies et celle du Conseil de sécurité, ainsi que les questions liées à la justice réparatrice et à la restitution des biens culturels.
Un partenariat placé sous le signe de la durabilité
La visite officielle a également été marquée par une activité de plantation d’un arbre au ministère ghanéen des Affaires étrangères.
Cette initiative symbolique devait représenter l’amitié durable entre le Ghana et l’Inde, ainsi que leur engagement commun en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable.
Les engagements officiels se sont achevés par une conférence de Dr Subrahmanyam Jaishankar devant des diplomates et des responsables du ministère ghanéen des Affaires étrangères à l’Institut des services extérieurs.
Le ministre indien y a notamment abordé les questions liées aux affaires internationales contemporaines, à la coopération entre les pays du Sud global, à l’autonomie stratégique et à l’évolution de l’ordre international.