Gestion frontalière : Le GID et l'OIM lancent un atelier de quatre jours sur le système MIDAS en Gambie

Le Département de l'Immigration de Gambie (GID), en partenariat avec l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), a ouvert ce mercredi 5 août 2026 un atelier de quatre jours consacré aux procédures opérationnelles standardisées (SOP) et au plan de maintenance du système MIDAS. L'événement se tient à Abcas Creek Lodge, dans le district de Foni Bintang.



Extension du système MIDAS et collecte de données stratégiques

Cette formation vise à renforcer la gestion des flux migratoires et du tourisme à travers l'extension du système d'analyse des données migratoires (MIDAS) à trois nouveaux points d'entrée stratégiques :

Le port maritime de Banjul.

Le poste frontière de Kartong.

Le poste frontière de Nyamarr.

Ces nouveaux sites viendront compléter les neuf postes frontaliers déjà équipés du système MIDAS avec le soutien du gouvernement gambien et de la Banque mondiale. L'initiative s'inscrit dans le projet de diversification et de résilience du tourisme en Gambie, conçu pour appuyer la formulation de politiques publiques fondées sur des données probantes.

Une coopération internationale renforcée pour la sécurité et la numérisation

Lors de la cérémonie d'ouverture, la cheffe de mission de l'OIM en Gambie, Sibgha Azaz, a salué le partenariat étroit avec le GID. Elle a précisé que cet atelier permettra d'harmoniser les pratiques opérationnelles sur l'ensemble du territoire, d'assurer la pérennité des équipements et de favoriser une appropriation nationale accrue du système.

Prenant la parole pour ouvrir officiellement les travaux, la directrice générale adjointe du GID, Hulay Jallow Cham, a remercié l'OIM, la Banque mondiale et le DCAF pour leur accompagnement technique et financier. Elle a rappelé que si la mobilité internationale offre d'importantes opportunités économiques et touristiques, elle impose également de faire face à la criminalité transnationale, au trafic d'êtres humains et à la cybercriminalité grâce à la modernisation numérique des infrastructures frontalières.

Rédigé par le Jeudi 6 Aout 2026 à 14:44