Huit ans plus tard, le web-humour est devenu pour lui une vocation et un métier à part entière. « C’est ma vie, parce que c’est ce qui me nourrit », explique-t-il. L’humoriste, très prolifique, publie au moins une création par jour, convaincu que la régularité est la clé : « La créativité peut venir de partout, mais le succès, lui, vient de la constance. »
Cette discipline, qu’il compare à celle de tout professionnel engagé, lui a permis de bâtir une audience cumulative de plus de 19 millions d’abonnés sur ses différentes plateformes, avec des centaines de millions de vues.
Une carrière née du cinéma manqué, portée par le digital
Arrivé à Ouagadougou en 2015 pour poursuivre ses études de Géographie, Abdou Kéré nourrit d’abord l’ambition de faire carrière dans le cinéma. Mais face au manque d’opportunités, il décide de transformer ses blagues écrites en vidéos publiées en ligne. Sa première création devient virale, et il choisit de poursuivre dans cette voie.
Malgré le manque de moyens, il persévère et finit par nouer des partenariats dès 2018, améliorant sa régularité. Le digital devient alors sa scène principale, d’autant qu’aucun web-humoriste burkinabè n’occupait encore ce terrain.
Un style universel et un respect des sensibilités locales
Le Général adopte un style polyvalent : humour, sensibilisation, partenariats, contenus engagés. Mais sa liberté créative est encadrée par des valeurs auxquelles il tient profondément : éviter « la ligne rouge » dans un pays conservateur comme le Burkina Faso, respecter les sensibilités religieuses et les normes sociales.
En près de neuf ans de création, il n’a connu qu’un incident : une interpellation pour avoir publié une publicité de médicament sans autorisation. Depuis, il s’est formé en communication et en publicité pour se conformer strictement aux règles.
Une production structurée, mais une créativité personnelle
Derrière ses vidéos, une petite équipe fidèle : quatre acteurs principaux et quelques collaborateurs. Toutefois, l’écriture et les idées restent entre ses mains. « Je sais ce que ma communauté aime », souligne-t-il.
Cette proximité avec le public se traduit aussi dans la rue : être reconnu est devenu son quotidien. « Parfois je sors camouflé… mais ça me rend fier », dit-il en riant.
Un métier d’avenir devenu une source de revenus
Pour le Général, le digital n’est pas une parenthèse : il est l’avenir. Grâce à la monétisation et aux nombreuses collaborations publicitaires, il a construit une carrière solide. « Quelqu’un qui fait des millions de vues peut gagner entre 2 000 et 3 000 dollars par mois. »
Mais pour lui, la véritable manne reste les partenariats et les contrats d’ambassadeur.
S’il n’a pas terminé ses études de géographie, il s’est formé en communication, renforçant son professionnalisme et son influence. Aujourd’hui, il vit pleinement de sa créativité et regarde l’avenir avec ambition : « Le meilleur reste à venir. »
Cette discipline, qu’il compare à celle de tout professionnel engagé, lui a permis de bâtir une audience cumulative de plus de 19 millions d’abonnés sur ses différentes plateformes, avec des centaines de millions de vues.
Une carrière née du cinéma manqué, portée par le digital
Arrivé à Ouagadougou en 2015 pour poursuivre ses études de Géographie, Abdou Kéré nourrit d’abord l’ambition de faire carrière dans le cinéma. Mais face au manque d’opportunités, il décide de transformer ses blagues écrites en vidéos publiées en ligne. Sa première création devient virale, et il choisit de poursuivre dans cette voie.
Malgré le manque de moyens, il persévère et finit par nouer des partenariats dès 2018, améliorant sa régularité. Le digital devient alors sa scène principale, d’autant qu’aucun web-humoriste burkinabè n’occupait encore ce terrain.
Un style universel et un respect des sensibilités locales
Le Général adopte un style polyvalent : humour, sensibilisation, partenariats, contenus engagés. Mais sa liberté créative est encadrée par des valeurs auxquelles il tient profondément : éviter « la ligne rouge » dans un pays conservateur comme le Burkina Faso, respecter les sensibilités religieuses et les normes sociales.
En près de neuf ans de création, il n’a connu qu’un incident : une interpellation pour avoir publié une publicité de médicament sans autorisation. Depuis, il s’est formé en communication et en publicité pour se conformer strictement aux règles.
Une production structurée, mais une créativité personnelle
Derrière ses vidéos, une petite équipe fidèle : quatre acteurs principaux et quelques collaborateurs. Toutefois, l’écriture et les idées restent entre ses mains. « Je sais ce que ma communauté aime », souligne-t-il.
Cette proximité avec le public se traduit aussi dans la rue : être reconnu est devenu son quotidien. « Parfois je sors camouflé… mais ça me rend fier », dit-il en riant.
Un métier d’avenir devenu une source de revenus
Pour le Général, le digital n’est pas une parenthèse : il est l’avenir. Grâce à la monétisation et aux nombreuses collaborations publicitaires, il a construit une carrière solide. « Quelqu’un qui fait des millions de vues peut gagner entre 2 000 et 3 000 dollars par mois. »
Mais pour lui, la véritable manne reste les partenariats et les contrats d’ambassadeur.
S’il n’a pas terminé ses études de géographie, il s’est formé en communication, renforçant son professionnalisme et son influence. Aujourd’hui, il vit pleinement de sa créativité et regarde l’avenir avec ambition : « Le meilleur reste à venir. »