Cet événement intervient à un moment charnière pour l'administration sénégalaise, alors que l'exécutif pousse pour une modernisation accélérée des services de l'État et une stabilisation du climat social.
Un lourd bilan de modernisation pour le ministre sortant
En quittant ses fonctions, Olivier Boucal a dressé un tableau des réformes structurelles menées sous son égide. Le ministre sortant a notamment mis en avant la transition numérique du département, un axe majeur de la politique de transparence de l'administration actuelle.
Selon les chiffres officiels partagés lors de la cérémonie, les efforts de digitalisation ont permis de générer 34 980 actes administratifs, dont 30 672 sous format électronique et 4 308 sous format physique. Ces mesures ont directement impacté la carrière de 60 095 agents de l'État, incluant le dossier historiquement complexe des enseignants décisionnaires.
Outre la dématérialisation, le bilan du ministère s'articule autour de trois piliers majeurs :
Fonction publique : L'élaboration de la première phase du nouveau droit de la Fonction publique, le reclassement des greffiers et administrateurs des greffes à la hiérarchie A, ainsi que la concrétisation des accords syndicaux dans les secteurs de l’Éducation et de la Santé par le biais de trois décrets.
Travail et Sécurité sociale : L'adoption en Conseil des ministres du projet de nouveau Code du Travail, la mise en œuvre d'un régime de sécurité sociale simplifié pour les travailleurs de l’économie informelle, et la signature du Programme Pays pour la Promotion du Travail décent (PPTD 2025-2029).
Modernisation du Service public : La création d'une charte de qualité du service, l'élaboration d'une stratégie nationale d'accueil et le lancement du Gov'Athon, une initiative destinée à stimuler l'innovation au sein de l'administration publique.
Dialogue social et continuité républicaine
Le nouveau ministre, Mamadou Lamine Dianté, n'est pas un inconnu dans le paysage des négociations collectives au Sénégal. Ancien Président du Haut Conseil du Dialogue social (HCDS), poste auquel il avait été nommé en octobre 2024, il hérite d'un portefeuille où la gestion des syndicats reste une priorité absolue pour la stabilité économique du pays.
Lors de sa prise de parole, le ministre Dianté a exprimé sa gratitude envers le président Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu'envers les Premiers ministres Ousmane Sonko et Ahmadou Al Aminou Lô pour la confiance placée en lui. Rendant hommage à son prédécesseur pour son rôle dans la mise en œuvre du Pacte national de Stabilité sociale, il s'est engagé à mobiliser l'ensemble des compétences de son département pour appliquer la feuille de route présidentielle.
« L'expérience, l'engagement et la connaissance approfondie du dialogue social [de mon successeur] constitueront des atouts précieux pour la poursuite des réformes engagées », a déclaré Olivier Boucal lors de son discours d'adieu.
La passation s'est conclue par des échanges de cadeaux et des témoignages de collaborateurs, marquant le début officiel de l'ère Dianté à la tête de la Fonction publique sénégalaise.
Un lourd bilan de modernisation pour le ministre sortant
En quittant ses fonctions, Olivier Boucal a dressé un tableau des réformes structurelles menées sous son égide. Le ministre sortant a notamment mis en avant la transition numérique du département, un axe majeur de la politique de transparence de l'administration actuelle.
Selon les chiffres officiels partagés lors de la cérémonie, les efforts de digitalisation ont permis de générer 34 980 actes administratifs, dont 30 672 sous format électronique et 4 308 sous format physique. Ces mesures ont directement impacté la carrière de 60 095 agents de l'État, incluant le dossier historiquement complexe des enseignants décisionnaires.
Outre la dématérialisation, le bilan du ministère s'articule autour de trois piliers majeurs :
Fonction publique : L'élaboration de la première phase du nouveau droit de la Fonction publique, le reclassement des greffiers et administrateurs des greffes à la hiérarchie A, ainsi que la concrétisation des accords syndicaux dans les secteurs de l’Éducation et de la Santé par le biais de trois décrets.
Travail et Sécurité sociale : L'adoption en Conseil des ministres du projet de nouveau Code du Travail, la mise en œuvre d'un régime de sécurité sociale simplifié pour les travailleurs de l’économie informelle, et la signature du Programme Pays pour la Promotion du Travail décent (PPTD 2025-2029).
Modernisation du Service public : La création d'une charte de qualité du service, l'élaboration d'une stratégie nationale d'accueil et le lancement du Gov'Athon, une initiative destinée à stimuler l'innovation au sein de l'administration publique.
Dialogue social et continuité républicaine
Le nouveau ministre, Mamadou Lamine Dianté, n'est pas un inconnu dans le paysage des négociations collectives au Sénégal. Ancien Président du Haut Conseil du Dialogue social (HCDS), poste auquel il avait été nommé en octobre 2024, il hérite d'un portefeuille où la gestion des syndicats reste une priorité absolue pour la stabilité économique du pays.
Lors de sa prise de parole, le ministre Dianté a exprimé sa gratitude envers le président Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu'envers les Premiers ministres Ousmane Sonko et Ahmadou Al Aminou Lô pour la confiance placée en lui. Rendant hommage à son prédécesseur pour son rôle dans la mise en œuvre du Pacte national de Stabilité sociale, il s'est engagé à mobiliser l'ensemble des compétences de son département pour appliquer la feuille de route présidentielle.
« L'expérience, l'engagement et la connaissance approfondie du dialogue social [de mon successeur] constitueront des atouts précieux pour la poursuite des réformes engagées », a déclaré Olivier Boucal lors de son discours d'adieu.
La passation s'est conclue par des échanges de cadeaux et des témoignages de collaborateurs, marquant le début officiel de l'ère Dianté à la tête de la Fonction publique sénégalaise.