Mam Cherno Jallow prend les commandes du GIABA
Le GIABA ouvre une nouvelle étape avec l’arrivée de son nouveau directeur général, Mam Cherno Jallow.
Le diplomate gambien a officiellement pris ses fonctions pour un mandat de quatre ans, succédant au Libérien Edwin W. Harris Jr.
À l’occasion de sa prise de fonctions, le nouveau responsable a dévoilé les principales orientations qu’il entend donner à son mandat, avec un accent particulier sur le renforcement des moyens dont disposent les États membres.
Le renforcement des capacités techniques comme priorité
Pour Mam Cherno Jallow, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme nécessite des moyens techniques adaptés aux nouvelles formes de criminalité financière.
Il souhaite donc renforcer les capacités techniques et financières des États membres, mais également celles du secrétariat du GIABA.
« Le premier point sur lequel nous allons vraiment travailler, c’est l’aspect technique », a-t-il expliqué, soulignant que la lutte contre ces phénomènes nécessite « beaucoup d’outils techniques ».
Cette orientation vise notamment à permettre aux administrations et institutions financières de mieux identifier les opérations suspectes et de réagir plus efficacement.
Le troisième cycle des évaluations mutuelles s’annonce plus complexe
La stratégie du nouveau directeur général devra également s’inscrire dans le cadre du troisième cycle des évaluations mutuelles.
Cette nouvelle phase devrait être plus exigeante, car les critères internationaux ne se limitent désormais plus à l’existence de textes législatifs ou d’institutions spécialisées.
Les exigences du Groupe d’action financière (GAFI) portent également sur l’efficacité réelle des dispositifs mis en place par les États.
Pour Mam Cherno Jallow, le véritable défi consiste donc à démontrer que les mécanismes juridiques et institutionnels produisent effectivement des résultats.
« Il ne s’agit pas seulement d’avoir des lois »
Le nouveau patron du GIABA insiste particulièrement sur cette notion d’effectivité.
Selon lui, disposer de lois et d’institutions dédiées à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ne suffit plus.
Les États doivent également s’assurer que ces structures fonctionnent correctement et que les dispositifs permettent d’obtenir des résultats mesurables.
Cette approche devrait occuper une place centrale dans le nouveau mandat du GIABA, alors que les réseaux criminels développent constamment de nouvelles méthodes pour déplacer et dissimuler leurs fonds.
Traquer les flux financiers issus de la criminalité
Le GIABA intervient notamment sur les flux financiers issus d’infractions sous-jacentes, parmi lesquelles figurent la corruption et le trafic de drogue.
L’organisation cherche à renforcer les capacités des institutions financières afin qu’elles puissent détecter les fonds d’origine illicite et empêcher leur intégration dans les circuits financiers.
Mam Cherno Jallow veut ainsi renforcer les outils permettant aux systèmes financiers nationaux et régionaux de mieux identifier les transactions suspectes.
L’objectif est également de limiter l’utilisation des banques et autres institutions financières à des fins de blanchiment de capitaux.
La criminalité transnationale représente une menace croissante
Lors de la prise de fonctions du nouveau directeur général, le coordonnateur adjoint du bureau national de la CEDEAO au Sénégal, Mamadou Moustapha Seck, a insisté sur l’évolution des menaces auxquelles la région est confrontée.
Il a notamment cité le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, la criminalité transnationale et la prolifération des armes.
Selon lui, ces phénomènes fragilisent les États ouest-africains et les exposent à différentes vulnérabilités.
Il a ainsi appelé le GIABA à contribuer davantage à la protection des économies nationales et à la préservation de l’intégrité des systèmes financiers et bancaires de la région.
Le Sénégal assure le nouveau directeur général de son soutien
Mamadou Moustapha Seck a également assuré Mam Cherno Jallow du soutien du Sénégal dans l’accomplissement de sa mission.
L’objectif affiché est de renforcer les efforts régionaux en faveur de la transparence, de la sécurité financière et du développement économique.
Pour les autorités sénégalaises, la lutte contre les flux financiers illicites constitue un enjeu majeur dans un contexte régional marqué par l’intensification de la criminalité organisée et des activités financières transnationales.
La CENTIF appelle à davantage d’anticipation
Le directeur de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, a pour sa part salué le travail déjà accompli par le GIABA.
Il a cependant appelé les États membres à concentrer leurs efforts sur les nouveaux défis auxquels la région est confrontée.
Selon lui, les menaces évoluent constamment et nécessitent une capacité d’anticipation plus importante de la part des institutions régionales.
Les États membres attendent ainsi du GIABA davantage d’accompagnement, d’anticipation et de résultats concrets.
Une nouvelle feuille de route pour la sécurité financière régionale
Avec l’arrivée de Mam Cherno Jallow, le GIABA entend donc renforcer son rôle dans la lutte contre les flux financiers illicites en Afrique de l’Ouest.
Le nouveau directeur général veut mettre l’accent sur les moyens techniques, les ressources financières, l’efficacité des institutions et la capacité des États à démontrer des résultats concrets.
Dans un environnement marqué par la diversification des réseaux criminels, la digitalisation des transactions et la circulation rapide des capitaux, le renforcement de la coopération régionale apparaît comme un enjeu central.
Le mandat de quatre ans de Mam Cherno Jallow sera ainsi suivi de près, notamment à l’aune du troisième cycle des évaluations mutuelles et de la capacité des États membres à rendre leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment plus efficaces.
Le GIABA ouvre une nouvelle étape avec l’arrivée de son nouveau directeur général, Mam Cherno Jallow.
Le diplomate gambien a officiellement pris ses fonctions pour un mandat de quatre ans, succédant au Libérien Edwin W. Harris Jr.
À l’occasion de sa prise de fonctions, le nouveau responsable a dévoilé les principales orientations qu’il entend donner à son mandat, avec un accent particulier sur le renforcement des moyens dont disposent les États membres.
Le renforcement des capacités techniques comme priorité
Pour Mam Cherno Jallow, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme nécessite des moyens techniques adaptés aux nouvelles formes de criminalité financière.
Il souhaite donc renforcer les capacités techniques et financières des États membres, mais également celles du secrétariat du GIABA.
« Le premier point sur lequel nous allons vraiment travailler, c’est l’aspect technique », a-t-il expliqué, soulignant que la lutte contre ces phénomènes nécessite « beaucoup d’outils techniques ».
Cette orientation vise notamment à permettre aux administrations et institutions financières de mieux identifier les opérations suspectes et de réagir plus efficacement.
Le troisième cycle des évaluations mutuelles s’annonce plus complexe
La stratégie du nouveau directeur général devra également s’inscrire dans le cadre du troisième cycle des évaluations mutuelles.
Cette nouvelle phase devrait être plus exigeante, car les critères internationaux ne se limitent désormais plus à l’existence de textes législatifs ou d’institutions spécialisées.
Les exigences du Groupe d’action financière (GAFI) portent également sur l’efficacité réelle des dispositifs mis en place par les États.
Pour Mam Cherno Jallow, le véritable défi consiste donc à démontrer que les mécanismes juridiques et institutionnels produisent effectivement des résultats.
« Il ne s’agit pas seulement d’avoir des lois »
Le nouveau patron du GIABA insiste particulièrement sur cette notion d’effectivité.
Selon lui, disposer de lois et d’institutions dédiées à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ne suffit plus.
Les États doivent également s’assurer que ces structures fonctionnent correctement et que les dispositifs permettent d’obtenir des résultats mesurables.
Cette approche devrait occuper une place centrale dans le nouveau mandat du GIABA, alors que les réseaux criminels développent constamment de nouvelles méthodes pour déplacer et dissimuler leurs fonds.
Traquer les flux financiers issus de la criminalité
Le GIABA intervient notamment sur les flux financiers issus d’infractions sous-jacentes, parmi lesquelles figurent la corruption et le trafic de drogue.
L’organisation cherche à renforcer les capacités des institutions financières afin qu’elles puissent détecter les fonds d’origine illicite et empêcher leur intégration dans les circuits financiers.
Mam Cherno Jallow veut ainsi renforcer les outils permettant aux systèmes financiers nationaux et régionaux de mieux identifier les transactions suspectes.
L’objectif est également de limiter l’utilisation des banques et autres institutions financières à des fins de blanchiment de capitaux.
La criminalité transnationale représente une menace croissante
Lors de la prise de fonctions du nouveau directeur général, le coordonnateur adjoint du bureau national de la CEDEAO au Sénégal, Mamadou Moustapha Seck, a insisté sur l’évolution des menaces auxquelles la région est confrontée.
Il a notamment cité le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, la criminalité transnationale et la prolifération des armes.
Selon lui, ces phénomènes fragilisent les États ouest-africains et les exposent à différentes vulnérabilités.
Il a ainsi appelé le GIABA à contribuer davantage à la protection des économies nationales et à la préservation de l’intégrité des systèmes financiers et bancaires de la région.
Le Sénégal assure le nouveau directeur général de son soutien
Mamadou Moustapha Seck a également assuré Mam Cherno Jallow du soutien du Sénégal dans l’accomplissement de sa mission.
L’objectif affiché est de renforcer les efforts régionaux en faveur de la transparence, de la sécurité financière et du développement économique.
Pour les autorités sénégalaises, la lutte contre les flux financiers illicites constitue un enjeu majeur dans un contexte régional marqué par l’intensification de la criminalité organisée et des activités financières transnationales.
La CENTIF appelle à davantage d’anticipation
Le directeur de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, a pour sa part salué le travail déjà accompli par le GIABA.
Il a cependant appelé les États membres à concentrer leurs efforts sur les nouveaux défis auxquels la région est confrontée.
Selon lui, les menaces évoluent constamment et nécessitent une capacité d’anticipation plus importante de la part des institutions régionales.
Les États membres attendent ainsi du GIABA davantage d’accompagnement, d’anticipation et de résultats concrets.
Une nouvelle feuille de route pour la sécurité financière régionale
Avec l’arrivée de Mam Cherno Jallow, le GIABA entend donc renforcer son rôle dans la lutte contre les flux financiers illicites en Afrique de l’Ouest.
Le nouveau directeur général veut mettre l’accent sur les moyens techniques, les ressources financières, l’efficacité des institutions et la capacité des États à démontrer des résultats concrets.
Dans un environnement marqué par la diversification des réseaux criminels, la digitalisation des transactions et la circulation rapide des capitaux, le renforcement de la coopération régionale apparaît comme un enjeu central.
Le mandat de quatre ans de Mam Cherno Jallow sera ainsi suivi de près, notamment à l’aune du troisième cycle des évaluations mutuelles et de la capacité des États membres à rendre leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment plus efficaces.