Parti de revendications locales à la mi-septembre, le mouvement a pris une dimension nationale fin septembre, lorsque l’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à des blocages partout en France. Ses principales demandes portent sur les moyens de l’Éducation nationale, avec davantage de professeurs et de personnels, et sur la réforme de la plateforme d’orientation Parcoursup. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a ouvert une plateforme de concertation pour recueillir les doléances des élèves. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé à ses ministres de proposer des réponses d’ici la fin du mois d’octobre.
Ryad Rani, 19 ans, président de l’USL, est devenu l’un des principaux porte-parole du mouvement. Il affirme à l’AFP qu’il n’est pas un leader mais un relais. Il a été candidat aux dernières municipales à Wattrelos, dans le Nord, sur une liste d’union des gauches menée par La France insoumise. Avec Marius Mesnil, co-secrétaire général du syndicat, il dénonce une « répression institutionnalisée » des jeunes. L’USL réclame notamment moins d’élèves par classe, certaines atteignant 32 ou 35, et davantage d’enseignants. Elle a invité les lycéens à rejoindre samedi la manifestation contre la vie chère.
D’autres organisations misent davantage sur la négociation. Pierre Sourzat, président de l’organisation Les Lycéens !, reçu par le ministre le 15 octobre, réclame un plan de 10 milliards d’euros pour l’Éducation nationale. Il juge que le gouvernement n’a offert que des miettes à ce stade. Nathanaël Combary, 18 ans, président du Renouveau lycéen et adhérent du parti Renaissance, soutient la plateforme de concertation et demande des États généraux sur Parcoursup et un plan pour le bâti scolaire. Il regrette que son engagement politique brouille le message des lycéens.
De nouvelles voix sont apparues. La Fédération lycéenne des quartiers, créée le 4 octobre à Saint-Denis, entend représenter les jeunes des quartiers populaires. Sa porte-parole, Soumaya Sarré, 18 ans, s’est fait connaître par des vidéos virales sur Instagram. Du côté des étudiants, Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, défend la convergence des luttes. Son organisation réclame la fin de la sélection sur Parcoursup et 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, et juge que la plateforme gouvernementale vise à faire taire le mouvement.
Le mouvement est aussi critiqué de l’extérieur. Louise Montangon, 22 ans, responsable de l’UNI, syndicat étudiant de droite, à Bordeaux, est une invitée régulière de CNews. Candidate sur la liste du Rassemblement national aux municipales, elle accuse La France insoumise d’instrumentaliser les lycéens. Plusieurs lycéens devenus viraux sur les réseaux sociaux ont aussi été invités sur des plateaux de télévision.
Le gouvernement affirme que la mobilisation s’essouffle à l’approche des vacances de la Toussaint, avec en moyenne 4 % des établissements fermés selon le ministère. Édouard Geffray indique que 37 établissements ont été partiellement incendiés et 165 personnels blessés depuis le début du mouvement. L’USL parle de « miettes » après les annonces gouvernementales et maintient ses demandes : la suppression de Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros.
Ryad Rani, 19 ans, président de l’USL, est devenu l’un des principaux porte-parole du mouvement. Il affirme à l’AFP qu’il n’est pas un leader mais un relais. Il a été candidat aux dernières municipales à Wattrelos, dans le Nord, sur une liste d’union des gauches menée par La France insoumise. Avec Marius Mesnil, co-secrétaire général du syndicat, il dénonce une « répression institutionnalisée » des jeunes. L’USL réclame notamment moins d’élèves par classe, certaines atteignant 32 ou 35, et davantage d’enseignants. Elle a invité les lycéens à rejoindre samedi la manifestation contre la vie chère.
D’autres organisations misent davantage sur la négociation. Pierre Sourzat, président de l’organisation Les Lycéens !, reçu par le ministre le 15 octobre, réclame un plan de 10 milliards d’euros pour l’Éducation nationale. Il juge que le gouvernement n’a offert que des miettes à ce stade. Nathanaël Combary, 18 ans, président du Renouveau lycéen et adhérent du parti Renaissance, soutient la plateforme de concertation et demande des États généraux sur Parcoursup et un plan pour le bâti scolaire. Il regrette que son engagement politique brouille le message des lycéens.
De nouvelles voix sont apparues. La Fédération lycéenne des quartiers, créée le 4 octobre à Saint-Denis, entend représenter les jeunes des quartiers populaires. Sa porte-parole, Soumaya Sarré, 18 ans, s’est fait connaître par des vidéos virales sur Instagram. Du côté des étudiants, Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, défend la convergence des luttes. Son organisation réclame la fin de la sélection sur Parcoursup et 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, et juge que la plateforme gouvernementale vise à faire taire le mouvement.
Le mouvement est aussi critiqué de l’extérieur. Louise Montangon, 22 ans, responsable de l’UNI, syndicat étudiant de droite, à Bordeaux, est une invitée régulière de CNews. Candidate sur la liste du Rassemblement national aux municipales, elle accuse La France insoumise d’instrumentaliser les lycéens. Plusieurs lycéens devenus viraux sur les réseaux sociaux ont aussi été invités sur des plateaux de télévision.
Le gouvernement affirme que la mobilisation s’essouffle à l’approche des vacances de la Toussaint, avec en moyenne 4 % des établissements fermés selon le ministère. Édouard Geffray indique que 37 établissements ont été partiellement incendiés et 165 personnels blessés depuis le début du mouvement. L’USL parle de « miettes » après les annonces gouvernementales et maintient ses demandes : la suppression de Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros.