France: les camps politiques se renvoient la responsabilité du « chaos », des appels à la démission de Nuñez

Au lendemain des violences du 17 octobre, la classe politique est divisée. Plusieurs responsables mettent en cause l’organisation du maintien de l’ordre, tandis que le gouvernement dénonce des niveaux de violence « inacceptables ».



La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a jugé dimanche que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, n’avait « pas d’autre issue » que la démission. Elle l’accuse d’avoir été incapable de prévoir un dispositif adéquat pour éviter les violences en marge des manifestations. D’autres voix, à gauche comme à droite, réclament aussi des comptes à l’exécutif.

Du côté du gouvernement, le Premier ministre a pointé des degrés de violence inacceptables et promis que la République ne céderait rien à ceux qui veulent imposer le désordre. Laurent Nuñez affirme que le bilan est encore provisoire et que de nombreuses interpellations ont eu lieu, avec plus de 2 000 personnes arrêtées dans le pays.

Le ministre se trouve pourtant sous pression. Selon plusieurs opposants, le dispositif policier a été débordé, notamment à Paris, où le préfet de police avait interdit un parcours étudiant quelques jours plus tôt. Les partisans du pouvoir répondent que les violences venaient de groupes déterminés à piller et à casser, et non du cortège syndical.

Cette bataille politique s’est aussi invitée à l’international : le président américain Donald Trump a affirmé que « la France brûle » et que le pays était « brisé » par l’immigration, des déclarations qui ont alimenté la polémique en France.

Les regards sont désormais tournés vers l’adresse d’Emmanuel Macron à 20 heures. Le chef de l’État devra à la fois répondre à la colère sociale, rassurer les commerçants et défendre sa ligne en matière de sécurité, alors que l’opposition réclame des sanctions politiques.

Rédigé par le Dimanche 18 Octobre 2026 à 16:06