France : Macron dénonce un « attentat terroriste raciste » après la fusillade de Trappes

Le chef de l’État s’est rendu vendredi soir à Trappes, où un homme a tué une personne et blessé cinq autres. Il parle d’un « tournant » pour la République.



Les tirs ont éclaté vers 10h30 à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un homme a ouvert le feu en rafales depuis une voiture, faisant un mort et cinq blessés, dont trois grièvement. Parmi eux se trouve une fillette de 12 ans. Le suspect a été interpellé et le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête.

Emmanuel Macron a affirmé sur place qu’il s’agissait d’« un attentat terroriste raciste », commis « sur la base d’une idéologie raciste ». Il y voit un « tournant dans la vie de notre République » : c’est, selon lui, la première fois qu’un acte terroriste est planifié pour tuer des compatriotes en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur prête. Il a appelé à ne « rien céder » et à ne pas « baisser la tête » face aux idées qui s’installent et pourraient justifier de tels actes.

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a décrit un attentat « à connotation raciste, probablement islamophobe ». Il a appelé à la « concorde républicaine » et estimé que la société était collectivement responsable. L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a déclaré que « le racisme et la haine de l’autre ont tué ».

À gauche, plusieurs responsables dénoncent un racisme devenu « décomplexé » et mettent en cause le climat politique. Le gouvernement, lui, insiste sur l’unité nationale, dans un contexte déjà tendu après les violences du 17 octobre.

L’enquête doit maintenant établir le parcours du suspect, la préméditation éventuelle et ses motivations. La présomption d’innocence s’applique jusqu’à son jugement.


Rédigé par le Samedi 24 Octobre 2026 à 04:09