La Direction générale de la Fonction publique (DGFP) a franchi un cap important avec la présentation, lundi, de son Plan stratégique de développement (PSD) à l’horizon 2029. Présidé par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal, l’atelier de validation de ce document marque une étape majeure dans la volonté des autorités de moderniser en profondeur la gestion des ressources humaines de l’État.
Qualifié de « document de référence, d’orientation et de planification », le PSD vise une amélioration structurelle de la gouvernance des ressources humaines publiques. Selon le ministre, ce plan, longtemps attendu, doit permettre à l’administration de disposer d’outils performants pour anticiper les besoins, assurer un suivi rigoureux des effectifs et optimiser la gestion du capital humain.
La rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels de premier plan, dont des représentants du Bureau Organisation et Méthodes (BOM), de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE), de la Direction générale du Budget (DGB), du Bureau opérationnel de coordination et de suivi (BOCS), de la COSYDEP, ainsi que de nombreux ministères sectoriels. Cette mobilisation traduit le caractère transversal et fédérateur de la réforme engagée.
Dans son allocution, Olivier Boucal a souligné les difficultés structurelles persistantes, notamment l’absence de données exhaustives et fiables sur les effectifs de l’État et les insuffisances dans la remontée d’informations par certains ministères sectoriels. Des contraintes qui freinent, selon lui, le pilotage stratégique et la planification efficace des ressources humaines.
Face à ces défis, le ministre a plaidé pour une gestion plus rigoureuse et des changements profonds. Il a rappelé que le PSD de la DGFP repose sur une logique de responsabilité partagée, où le ministère de la Fonction publique joue un rôle de « DRH groupe », tandis que les ministères sectoriels demeurent responsables des actes de gestion du personnel. Une articulation qui nécessite, a-t-il insisté, un dialogue constant et une coopération renforcée.
Parmi les axes majeurs du plan figurent le renforcement de la gouvernance des ressources humaines, l’optimisation du capital humain à travers une politique de formation continue adaptée, ainsi que la mise en place d’un Système d’information des ressources humaines (SIRH). Cet outil structurant devrait permettre une meilleure maîtrise des effectifs, condition essentielle à une politique cohérente de recrutement, de mobilité et de gestion des carrières.
Le caractère inclusif du processus d’élaboration du PSD a également été mis en avant. Le document a été conçu avec l’implication conjointe du ministère de la Fonction publique et des ministères sectoriels, chacun intervenant dans le respect de ses prérogatives, afin de favoriser l’appropriation du plan et d’en garantir l’efficacité.
Seize ans après la création de la DGFP, ce plan stratégique constitue une première historique pour l’institution. Pour Olivier Boucal, sa pertinence est indiscutable au regard des enjeux de transformation du service public et des exigences du contexte national et international. Le PSD 2025-2029 doit ainsi permettre à la DGFP de clarifier ses priorités, de se repositionner comme un centre d’impulsion stratégique et de disposer d’un cadre rigoureux de suivi de ses performances.
Des mécanismes spécifiques de suivi-évaluation ont été intégrés afin de mesurer l’atteinte des objectifs et l’impact réel des réformes. À terme, ce plan ambitionne de poser les bases d’une Fonction publique plus performante, plus transparente et mieux outillée pour accompagner les ambitions de développement du Sénégal.
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Sénégal, Fonction publique, DGFP, Plan stratégique, ressources humaines, réforme de l’administration, service public, gouvernance, Olivier Boucal
Qualifié de « document de référence, d’orientation et de planification », le PSD vise une amélioration structurelle de la gouvernance des ressources humaines publiques. Selon le ministre, ce plan, longtemps attendu, doit permettre à l’administration de disposer d’outils performants pour anticiper les besoins, assurer un suivi rigoureux des effectifs et optimiser la gestion du capital humain.
La rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels de premier plan, dont des représentants du Bureau Organisation et Méthodes (BOM), de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE), de la Direction générale du Budget (DGB), du Bureau opérationnel de coordination et de suivi (BOCS), de la COSYDEP, ainsi que de nombreux ministères sectoriels. Cette mobilisation traduit le caractère transversal et fédérateur de la réforme engagée.
Dans son allocution, Olivier Boucal a souligné les difficultés structurelles persistantes, notamment l’absence de données exhaustives et fiables sur les effectifs de l’État et les insuffisances dans la remontée d’informations par certains ministères sectoriels. Des contraintes qui freinent, selon lui, le pilotage stratégique et la planification efficace des ressources humaines.
Face à ces défis, le ministre a plaidé pour une gestion plus rigoureuse et des changements profonds. Il a rappelé que le PSD de la DGFP repose sur une logique de responsabilité partagée, où le ministère de la Fonction publique joue un rôle de « DRH groupe », tandis que les ministères sectoriels demeurent responsables des actes de gestion du personnel. Une articulation qui nécessite, a-t-il insisté, un dialogue constant et une coopération renforcée.
Parmi les axes majeurs du plan figurent le renforcement de la gouvernance des ressources humaines, l’optimisation du capital humain à travers une politique de formation continue adaptée, ainsi que la mise en place d’un Système d’information des ressources humaines (SIRH). Cet outil structurant devrait permettre une meilleure maîtrise des effectifs, condition essentielle à une politique cohérente de recrutement, de mobilité et de gestion des carrières.
Le caractère inclusif du processus d’élaboration du PSD a également été mis en avant. Le document a été conçu avec l’implication conjointe du ministère de la Fonction publique et des ministères sectoriels, chacun intervenant dans le respect de ses prérogatives, afin de favoriser l’appropriation du plan et d’en garantir l’efficacité.
Seize ans après la création de la DGFP, ce plan stratégique constitue une première historique pour l’institution. Pour Olivier Boucal, sa pertinence est indiscutable au regard des enjeux de transformation du service public et des exigences du contexte national et international. Le PSD 2025-2029 doit ainsi permettre à la DGFP de clarifier ses priorités, de se repositionner comme un centre d’impulsion stratégique et de disposer d’un cadre rigoureux de suivi de ses performances.
Des mécanismes spécifiques de suivi-évaluation ont été intégrés afin de mesurer l’atteinte des objectifs et l’impact réel des réformes. À terme, ce plan ambitionne de poser les bases d’une Fonction publique plus performante, plus transparente et mieux outillée pour accompagner les ambitions de développement du Sénégal.
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