Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a averti les dirigeants des 211 fédérations membres de l'organisation qu'ils risquaient de perdre un versement de 30 millions de dollars s'ils ne soutenaient pas son projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Les fédérations ne disposent que de 53 jours pour se prononcer sur cette proposition.
Un vote à la majorité simple pour valider le projet
Mardi, la FIFA a dévoilé son intention de créer une nouvelle filiale destinée à gérer les droits commerciaux et l'organisation de la Coupe du monde ainsi que d'autres grandes compétitions. Gianni Infantino a confirmé que cette nouvelle entité, baptisée "FIFA Forward Enterprises" (FFE), serait ouverte à des investissements en capital extérieurs.
Ce projet a été vivement critiqué par l'UEFA, qui accuse la FIFA de chercher à vendre l'"âme" du football, la possibilité d'un boycott étant par ailleurs discutée par plusieurs responsables européens de haut rang selon des sources proches du dossier. Les propositions ne nécessitent toutefois qu'un vote à la majorité simple, soit plus de 50 % des voix des 211 membres de la FIFA, ainsi que l'approbation du Conseil de la FIFA.
Une incitation financière conditionnée au vote du 19 septembre
Dans une lettre adressée aux fédérations membres, Gianni Infantino aurait promis que les fédérations nationales bénéficieraient d'une augmentation de leur financement au titre du programme "FIFA Forward", passant d'environ 8 millions à 20 millions de dollars pour le prochain cycle quadriennal 2027-2031, à condition que la création de la filiale FFE soit validée.
Cette même lettre indiquerait qu'un versement ponctuel supplémentaire de 20 millions de dollars serait mis à disposition des fédérations membres votant en faveur des propositions d'Infantino lors du scrutin prévu le 19 septembre. En cas de vote négatif, le financement des fédérations pour le cycle 2027-2031 serait limité à seulement 10 millions de dollars, ce qui reviendrait, selon ces informations, à leur faire perdre jusqu'à 30 millions de dollars au total.
Des hausses de financement promises pour les cycles suivants
Selon un communiqué de la FIFA, les fédérations membres pourraient également s'attendre à de nouvelles augmentations de financement lors des cycles suivants, ce montant devant atteindre 24 millions de dollars d'ici le cycle 2035-2038. Le fonds d'investissement Thrive Eternal, dirigé par Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump, devrait mener ce nouvel investissement, que la FIFA évalue à environ 4,2 milliards de dollars.
Des réactions contrastées selon les fédérations
Le président de la Fédération tchèque de football, David Trunda, a indiqué percevoir un impact positif dans le plan d'Infantino, ainsi que des bénéfices pragmatiques pour le football tchèque. De nombreux pays aux ressources plus limitées, en particulier en dehors de l'Europe, dépendent en effet davantage du financement de la FIFA pour faire fonctionner leurs sélections nationales, développer des projets de football de base sur le long terme et investir dans des infrastructures telles que des terrains, des centres de formation ou des stades.
Avant l'édition actuelle de la Coupe du monde, Gianni Infantino avait affirmé que sans la FIFA, le football n'existerait tout simplement pas dans 150 pays à travers le monde, un argument qu'il avait également utilisé pour justifier le niveau des prix des billets de cette édition, estimant que la hausse des revenus du tournoi permettrait d'investir davantage dans le football à l'échelle mondiale.
Une réélection en toile de fond
Gianni Infantino brigue un nouveau mandat à la présidence de la FIFA en vue du cycle 2027-2031, et a par ailleurs indiqué que l'organisation étudierait la possibilité de porter la Coupe du monde à 64 équipes.
Une opposition concentrée principalement en Europe
L'UEFA prévoit de réunir en urgence ses 55 fédérations membres cette semaine, tandis que la Fédération anglaise de football (FA) a exprimé sa "profonde préoccupation" après avoir découvert ce projet sans en avoir été préalablement informée. La Concacaf, instance dirigeante du football en Amérique du Nord, a également critiqué ces propositions, mais Gianni Infantino conserverait de nombreux soutiens au sein des fédérations africaines, sud-américaines et asiatiques.
Une porte-parole de la FA a précisé que la fédération n'avait eu connaissance de cette proposition qu'après coup et ne disposait d'aucun détail substantiel sur son contenu exact ni sur les conditions qui y seraient attachées, se disant profondément préoccupée par le manque de transparence entourant l'élaboration de ce projet, tout en se réservant le droit de se prononcer plus précisément une fois l'ensemble des informations communiquées de manière transparente par la FIFA.
Avec cette incitation financière assortie d'un ultimatum, Gianni Infantino cherche à s'assurer une majorité suffisante parmi les fédérations membres de la FIFA d'ici le 19 septembre, dans un contexte où l'opposition à son projet reste pour l'heure concentrée principalement au sein des fédérations européennes.
Un vote à la majorité simple pour valider le projet
Mardi, la FIFA a dévoilé son intention de créer une nouvelle filiale destinée à gérer les droits commerciaux et l'organisation de la Coupe du monde ainsi que d'autres grandes compétitions. Gianni Infantino a confirmé que cette nouvelle entité, baptisée "FIFA Forward Enterprises" (FFE), serait ouverte à des investissements en capital extérieurs.
Ce projet a été vivement critiqué par l'UEFA, qui accuse la FIFA de chercher à vendre l'"âme" du football, la possibilité d'un boycott étant par ailleurs discutée par plusieurs responsables européens de haut rang selon des sources proches du dossier. Les propositions ne nécessitent toutefois qu'un vote à la majorité simple, soit plus de 50 % des voix des 211 membres de la FIFA, ainsi que l'approbation du Conseil de la FIFA.
Une incitation financière conditionnée au vote du 19 septembre
Dans une lettre adressée aux fédérations membres, Gianni Infantino aurait promis que les fédérations nationales bénéficieraient d'une augmentation de leur financement au titre du programme "FIFA Forward", passant d'environ 8 millions à 20 millions de dollars pour le prochain cycle quadriennal 2027-2031, à condition que la création de la filiale FFE soit validée.
Cette même lettre indiquerait qu'un versement ponctuel supplémentaire de 20 millions de dollars serait mis à disposition des fédérations membres votant en faveur des propositions d'Infantino lors du scrutin prévu le 19 septembre. En cas de vote négatif, le financement des fédérations pour le cycle 2027-2031 serait limité à seulement 10 millions de dollars, ce qui reviendrait, selon ces informations, à leur faire perdre jusqu'à 30 millions de dollars au total.
Des hausses de financement promises pour les cycles suivants
Selon un communiqué de la FIFA, les fédérations membres pourraient également s'attendre à de nouvelles augmentations de financement lors des cycles suivants, ce montant devant atteindre 24 millions de dollars d'ici le cycle 2035-2038. Le fonds d'investissement Thrive Eternal, dirigé par Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump, devrait mener ce nouvel investissement, que la FIFA évalue à environ 4,2 milliards de dollars.
Des réactions contrastées selon les fédérations
Le président de la Fédération tchèque de football, David Trunda, a indiqué percevoir un impact positif dans le plan d'Infantino, ainsi que des bénéfices pragmatiques pour le football tchèque. De nombreux pays aux ressources plus limitées, en particulier en dehors de l'Europe, dépendent en effet davantage du financement de la FIFA pour faire fonctionner leurs sélections nationales, développer des projets de football de base sur le long terme et investir dans des infrastructures telles que des terrains, des centres de formation ou des stades.
Avant l'édition actuelle de la Coupe du monde, Gianni Infantino avait affirmé que sans la FIFA, le football n'existerait tout simplement pas dans 150 pays à travers le monde, un argument qu'il avait également utilisé pour justifier le niveau des prix des billets de cette édition, estimant que la hausse des revenus du tournoi permettrait d'investir davantage dans le football à l'échelle mondiale.
Une réélection en toile de fond
Gianni Infantino brigue un nouveau mandat à la présidence de la FIFA en vue du cycle 2027-2031, et a par ailleurs indiqué que l'organisation étudierait la possibilité de porter la Coupe du monde à 64 équipes.
Une opposition concentrée principalement en Europe
L'UEFA prévoit de réunir en urgence ses 55 fédérations membres cette semaine, tandis que la Fédération anglaise de football (FA) a exprimé sa "profonde préoccupation" après avoir découvert ce projet sans en avoir été préalablement informée. La Concacaf, instance dirigeante du football en Amérique du Nord, a également critiqué ces propositions, mais Gianni Infantino conserverait de nombreux soutiens au sein des fédérations africaines, sud-américaines et asiatiques.
Une porte-parole de la FA a précisé que la fédération n'avait eu connaissance de cette proposition qu'après coup et ne disposait d'aucun détail substantiel sur son contenu exact ni sur les conditions qui y seraient attachées, se disant profondément préoccupée par le manque de transparence entourant l'élaboration de ce projet, tout en se réservant le droit de se prononcer plus précisément une fois l'ensemble des informations communiquées de manière transparente par la FIFA.
Avec cette incitation financière assortie d'un ultimatum, Gianni Infantino cherche à s'assurer une majorité suffisante parmi les fédérations membres de la FIFA d'ici le 19 septembre, dans un contexte où l'opposition à son projet reste pour l'heure concentrée principalement au sein des fédérations européennes.