États-Unis: Une religieuse interpellée par les services d'immigration au Texas rompt le silence

Au Texas, une religieuse de nationalité nigériane arrêtée par les services d'immigration américains (ICE) alors qu'elle se rendait à la messe a pris la parole pour la première fois lors d'une conférence de presse tenue à McAllen. Âgée de 56 ans, la sœur Leticia Ugboaja a exprimé l'angoisse subie lors de son interpellation survenue le 28 juin 2026, dénonçant une intervention brutale alors qu'elle portait son habit religieux pour aller officier en tant que ministre de la Eucharistie.



Un statut protégé contre le refoulement vers le Nigeria

L'avocat de la religieuse, Carlos M. Garcia, a apporté des précisions juridiques sur sa situation administrative. Bien que sa demande d'asile initiale ait été rejetée en 2019, un juge de l'immigration lui avait accordé une protection légale contre toute expulsion vers son pays d'origine, estimant le risque de torture avéré en cas de retour. Selon son conseil, la religieuse a scrupuleusement respecté l'ensemble de ses obligations légales, conservant une autorisation de travail valide et répondant à toutes les convocations administratives.

Lors de son arrestation, les agents fédéraux ont évoqué une tentative de transfert vers un pays tiers, une stratégie d'éloignement développée par les autorités américaines qui suscite de vives contestations de la part des organisations de défense des droits humains.

Mobilisation politique et mise en garde sur les abus de contrôle

La détention de sœur Leticia Ugboaja avait suscité une vague d'indignation nationale au sein des communautés religieuses et des institutions politiques locales. L'intervention rapide de plusieurs parlementaires démocrates et républicains du Texas auprès du département de la Sécurité intérieure avait permis sa libération quelques heures plus tard.

Infirmière diplômée exerçant dans les structures hospitalières de la région depuis plus d'une décennie, la religieuse a appelé les autorités fédérales à garantir un droit d'écoute préalable pour les personnes bénéficiant de protections légales. Alors qu'un nouveau rendez-vous de contrôle administratif est fixé par l'ICE, sa défense demande l'abandon complet de toute mesure de rétention ou de surveillance électronique à son encontre.

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Rédigé par le Vendredi 24 Juillet 2026 à 21:22