Le "Fonds Anti-Instrumentalisation" sous le feu des critiques et de la justice
Baptisé « Anti-Weaponization Fund », ce projet colossal a été établi dans le cadre d'un règlement à l'amiable lié à une plainte de Donald Trump contre l'Internal Revenue Service (IRS) concernant la fuite de ses données fiscales. Défendu par Donald Trump comme un soutien aux personnes « abusées » par l'administration de Joe Biden, le fonds pourrait potentiellement bénéficier aux émeutiers du Capitole du 6 janvier 2021. Cependant, l'initiative fait face à des obstacles majeurs :
Un blocage judiciaire immédiat : Un juge fédéral a temporairement suspendu vendredi la création et l'exploitation de ce fonds au moins jusqu'à la mi-juin, dans le cadre de l'une des trois procédures judiciaires visant à faire annuler le projet.
La fronde des sénateurs républicains : Qualifié de « caisse noire » par ses détracteurs, le fonds a provoqué le rejet des sénateurs qui ont bloqué un vote sur le financement du contrôle de l'immigration en signe de protestation. Certains élus républicains envisagent désormais d'imposer des garde-fous stricts ou de supprimer purement et simplement cette enveloppe.
Une confrontation inédite et un recadrage des tribunaux
La tension est montée d'un cran lors d'une réunion à huis clos particulièrement électrique entre Todd Blanche et les sénateurs de son propre camp. Selon les propos rapportés par le sénateur du Texas Ted Cruz dans son podcast, les parlementaires ont exprimé leur fureur face à l'impact politique désastreux de ce fonds et au risque de voir l'argent du contribuable indemniser des personnes condamnées pour des crimes violents : « Les sénateurs républicains étaient furieux. Pendant toute la réunion, ils ont hurlé sur le Procureur général par intérim ».
Pour ne rien arranger à la position de l'ancien avocat de Donald Trump, le DOJ a essuyé un autre revers judiciaire de taille. Le juge de district Waverly Crenshaw a rejeté une affaire de trafic d'êtres humains menée par le département, estimant que les poursuites étaient des représailles abusives contre un homme ayant contesté son expulsion injustifiée. Le magistrat a explicitement lié la direction du DOJ à cette « enquête entachée » en s'appuyant sur des déclarations médiatiques faites par Blanche en juin 2025, lorsqu'il officiait comme Procureur général adjoint.
Malgré ces crises simultanées, le porte-parole du Département de la Justice maintient une ligne ferme, affirmant que Blanche entretient des « relations solides et productives » avec le Congrès et les tribunaux, qualifiant de « fausse » toute idée d'un manque de soutien institutionnel. Reste que la stratégie ultra-politisée de Blanche, autrefois saluée par les fidèles du président comme Mike Davis pour contrer ce qu'ils appellent le "lawfare", se heurte désormais à la réalité des contre-pouvoirs américains.
Baptisé « Anti-Weaponization Fund », ce projet colossal a été établi dans le cadre d'un règlement à l'amiable lié à une plainte de Donald Trump contre l'Internal Revenue Service (IRS) concernant la fuite de ses données fiscales. Défendu par Donald Trump comme un soutien aux personnes « abusées » par l'administration de Joe Biden, le fonds pourrait potentiellement bénéficier aux émeutiers du Capitole du 6 janvier 2021. Cependant, l'initiative fait face à des obstacles majeurs :
Un blocage judiciaire immédiat : Un juge fédéral a temporairement suspendu vendredi la création et l'exploitation de ce fonds au moins jusqu'à la mi-juin, dans le cadre de l'une des trois procédures judiciaires visant à faire annuler le projet.
La fronde des sénateurs républicains : Qualifié de « caisse noire » par ses détracteurs, le fonds a provoqué le rejet des sénateurs qui ont bloqué un vote sur le financement du contrôle de l'immigration en signe de protestation. Certains élus républicains envisagent désormais d'imposer des garde-fous stricts ou de supprimer purement et simplement cette enveloppe.
Une confrontation inédite et un recadrage des tribunaux
La tension est montée d'un cran lors d'une réunion à huis clos particulièrement électrique entre Todd Blanche et les sénateurs de son propre camp. Selon les propos rapportés par le sénateur du Texas Ted Cruz dans son podcast, les parlementaires ont exprimé leur fureur face à l'impact politique désastreux de ce fonds et au risque de voir l'argent du contribuable indemniser des personnes condamnées pour des crimes violents : « Les sénateurs républicains étaient furieux. Pendant toute la réunion, ils ont hurlé sur le Procureur général par intérim ».
Pour ne rien arranger à la position de l'ancien avocat de Donald Trump, le DOJ a essuyé un autre revers judiciaire de taille. Le juge de district Waverly Crenshaw a rejeté une affaire de trafic d'êtres humains menée par le département, estimant que les poursuites étaient des représailles abusives contre un homme ayant contesté son expulsion injustifiée. Le magistrat a explicitement lié la direction du DOJ à cette « enquête entachée » en s'appuyant sur des déclarations médiatiques faites par Blanche en juin 2025, lorsqu'il officiait comme Procureur général adjoint.
Malgré ces crises simultanées, le porte-parole du Département de la Justice maintient une ligne ferme, affirmant que Blanche entretient des « relations solides et productives » avec le Congrès et les tribunaux, qualifiant de « fausse » toute idée d'un manque de soutien institutionnel. Reste que la stratégie ultra-politisée de Blanche, autrefois saluée par les fidèles du président comme Mike Davis pour contrer ce qu'ils appellent le "lawfare", se heurte désormais à la réalité des contre-pouvoirs américains.