Cette émission, réalisée en devise locale via la plateforme UMOA-Titres, devait constituer la dernière levée obligataire publique du Sénégal pour l’année 2025. Le calendrier révisé prévoit une structuration de la dette sur quatre maturités :
3 ans à 6,4 %
5 ans à 6,6 %
7 ans à 6,75 %
10 ans à 6,95 %
Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier ce report, alimentant les interrogations sur une possible saturation du marché obligataire régional ou un début de resserrement de la liquidité au sein de la place financière de l’UEMOA. Dans un contexte économique marqué par des tensions budgétaires, l’État du Sénégal demeure fortement dépendant des financements mobilisés auprès des banques et institutions financières de la sous-région.
Ce nouvel épisode intervient après une série d’opérations de levées de fonds jugées globalement réussies. En mars 2025, Invictus Capital & Finance avait déjà accompagné un appel public à l’épargne (APE) de 150 milliards FCFA. En juillet, une autre opération, présentée comme des « Diaspora Bonds », avait permis de mobiliser 364 milliards FCFA, au-delà de l’objectif initial, malgré une participation essentiellement locale et régionale.
Le 18 septembre 2025, un nouvel appel de 150 milliards FCFA avait même abouti à une souscription record de 450 milliards FCFA, fait inédit sur le marché de l’UEMOA. Ces performances ont renforcé l’image d’une relation étroite entre l’État du Sénégal et le marché financier régional.
Toutefois, le report du dernier emprunt obligataire soulève une question centrale : s’agit-il d’un simple ajustement technique ou du signal d’un essoufflement des capacités de financement des partenaires régionaux ? Si les institutions financières de l’UEMOA ont jusqu’ici répondu présentes, l’accumulation des sollicitations pourrait désormais appeler à une lecture plus prudente.
Il appartiendra aux services du ministère des Finances et du Budget d’analyser en profondeur les causes de ce report. Reste à savoir si, à l’issue de l’opération, la communication officielle confirmera une nouvelle fois un succès, ou si ce décalage marquera un tournant dans la relation entre l’État sénégalais et le marché financier régional.
3 ans à 6,4 %
5 ans à 6,6 %
7 ans à 6,75 %
10 ans à 6,95 %
Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier ce report, alimentant les interrogations sur une possible saturation du marché obligataire régional ou un début de resserrement de la liquidité au sein de la place financière de l’UEMOA. Dans un contexte économique marqué par des tensions budgétaires, l’État du Sénégal demeure fortement dépendant des financements mobilisés auprès des banques et institutions financières de la sous-région.
Ce nouvel épisode intervient après une série d’opérations de levées de fonds jugées globalement réussies. En mars 2025, Invictus Capital & Finance avait déjà accompagné un appel public à l’épargne (APE) de 150 milliards FCFA. En juillet, une autre opération, présentée comme des « Diaspora Bonds », avait permis de mobiliser 364 milliards FCFA, au-delà de l’objectif initial, malgré une participation essentiellement locale et régionale.
Le 18 septembre 2025, un nouvel appel de 150 milliards FCFA avait même abouti à une souscription record de 450 milliards FCFA, fait inédit sur le marché de l’UEMOA. Ces performances ont renforcé l’image d’une relation étroite entre l’État du Sénégal et le marché financier régional.
Toutefois, le report du dernier emprunt obligataire soulève une question centrale : s’agit-il d’un simple ajustement technique ou du signal d’un essoufflement des capacités de financement des partenaires régionaux ? Si les institutions financières de l’UEMOA ont jusqu’ici répondu présentes, l’accumulation des sollicitations pourrait désormais appeler à une lecture plus prudente.
Il appartiendra aux services du ministère des Finances et du Budget d’analyser en profondeur les causes de ce report. Reste à savoir si, à l’issue de l’opération, la communication officielle confirmera une nouvelle fois un succès, ou si ce décalage marquera un tournant dans la relation entre l’État sénégalais et le marché financier régional.