Économie mondiale: Le spectre d'un choc pétrolier imminent



L'onde de choc du conflit se propage désormais sur les marchés financiers et énergétiques mondiaux avec une brutalité rare. La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % de l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, étrangle l'économie globale pour le quatrième jour consécutif. L'Iran a d'ores et déjà prévenu qu'il ouvrirait le feu sur tout navire tentant de forcer le passage. En conséquence, le prix du baril de Brent a bondi à 85,12 dollars, et les analystes financiers de J.P. Morgan n'excluent plus un franchissement rapide de la barre symbolique des 100 dollars.

Face à cette paralysie, l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) a convoqué une réunion extraordinaire de ses pays membres pour ce mardi. L'objectif est de discuter des mesures d'urgence pour stabiliser les marchés du pétrole et du gaz, alors que l'Irak, membre de l'OPEP, a annoncé qu'il serait contraint de réduire sa production de 3 millions de barils par jour faute de pouvoir exporter sa production. Parallèlement, les places boursières internationales accusent le coup : les craintes inflationnistes poussent les investisseurs à vendre massivement leurs actions, faisant chuter les indices mondiaux.

Rédigé par Kamalenba le Mardi 3 Mars 2026 à 16:11

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