Un moratoire de vingt ans remis en cause sans concertation
Selon le collectif des armateurs, cet arrêté signé par l’ancienne ministre des Pêches et de l’Économie maritime, le Dr Fatou Diouf, brise une réglementation historique :
Ressource surexploitée : La mesure remet en cause un moratoire en vigueur depuis près de vingt ans sur une ressource halieutique déjà jugée fortement surexploitée.
Absence de dialogue : Le GAIPES déplore que cette décision majeure ait été prise de manière totalement unilatérale, en occultant toute concertation avec les acteurs de la filière.
Les accusations du GAIPES : Un bénéficiaire accusé de pêche illicite (INN)
Le groupement balaie l'argument des autorités selon lequel l'octroi de ces licences servirait à combler les besoins du marché local en poisson :
Un opérateur controversé : Selon l'organisation, le véritable bénéficiaire de ces nouvelles autorisations serait un armement impliqué à plusieurs reprises dans des pratiques de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Des infractions documentées : Le communiqué évoque des violations répétées du Code de la pêche entre 2018 et 2024, notamment l’extinction volontaire de balises de localisation ou des incursions dans des zones interdites, constituant un précédent dangereux pour la gouvernance sectorielle.
L'argument de la sécurité alimentaire et les données scientifiques contestés
S’appuyant sur les travaux du Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT), le GAIPES démontre l'incohérence de la mesure :
Avis scientifique ignoré : Les rapports du CRODT rappellent que les stocks démersaux côtiers sont pleinement exploités et recommandent une baisse de la pression pour garantir leur durabilité. L'utilisation de ces données par le ministère relèverait d'une interprétation biaisée.
Un volume insignifiant : L'argument de l'approvisionnement national est jugé infondé. Les captures générées par ces licences n'apporteraient que 2 000 à 3 000 tonnes de poisson, une quantité dérisoire face à la demande intérieure globale évaluée à environ 220 000 tonnes.
Le spectre du « carton jaune » de l'Union européenne
Enfin, le GAIPES rappelle que le Sénégal évolue déjà dans un contexte international fragile :
Sanctions internationales : Depuis 2024, le pays est sous le coup d'un « carton jaune » de l'Union européenne en raison des lacunes dans la lutte contre la pêche illicite.
Menace sur les exportations : Favoriser des opérateurs controversés dans une pêcherie aussi sensible pourrait détériorer les relations avec les partenaires internationaux et bloquer l’accès des produits sénégalais au marché européen.
Devant ce qu’il qualifie de dérive contraire aux principes de gestion durable, le Bureau du GAIPES appelle solennellement le président de la République et le Premier ministre à intervenir pour ordonner « le retrait pur et simple » de cet arrêté.
Selon le collectif des armateurs, cet arrêté signé par l’ancienne ministre des Pêches et de l’Économie maritime, le Dr Fatou Diouf, brise une réglementation historique :
Ressource surexploitée : La mesure remet en cause un moratoire en vigueur depuis près de vingt ans sur une ressource halieutique déjà jugée fortement surexploitée.
Absence de dialogue : Le GAIPES déplore que cette décision majeure ait été prise de manière totalement unilatérale, en occultant toute concertation avec les acteurs de la filière.
Les accusations du GAIPES : Un bénéficiaire accusé de pêche illicite (INN)
Le groupement balaie l'argument des autorités selon lequel l'octroi de ces licences servirait à combler les besoins du marché local en poisson :
Un opérateur controversé : Selon l'organisation, le véritable bénéficiaire de ces nouvelles autorisations serait un armement impliqué à plusieurs reprises dans des pratiques de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Des infractions documentées : Le communiqué évoque des violations répétées du Code de la pêche entre 2018 et 2024, notamment l’extinction volontaire de balises de localisation ou des incursions dans des zones interdites, constituant un précédent dangereux pour la gouvernance sectorielle.
L'argument de la sécurité alimentaire et les données scientifiques contestés
S’appuyant sur les travaux du Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT), le GAIPES démontre l'incohérence de la mesure :
Avis scientifique ignoré : Les rapports du CRODT rappellent que les stocks démersaux côtiers sont pleinement exploités et recommandent une baisse de la pression pour garantir leur durabilité. L'utilisation de ces données par le ministère relèverait d'une interprétation biaisée.
Un volume insignifiant : L'argument de l'approvisionnement national est jugé infondé. Les captures générées par ces licences n'apporteraient que 2 000 à 3 000 tonnes de poisson, une quantité dérisoire face à la demande intérieure globale évaluée à environ 220 000 tonnes.
Le spectre du « carton jaune » de l'Union européenne
Enfin, le GAIPES rappelle que le Sénégal évolue déjà dans un contexte international fragile :
Sanctions internationales : Depuis 2024, le pays est sous le coup d'un « carton jaune » de l'Union européenne en raison des lacunes dans la lutte contre la pêche illicite.
Menace sur les exportations : Favoriser des opérateurs controversés dans une pêcherie aussi sensible pourrait détériorer les relations avec les partenaires internationaux et bloquer l’accès des produits sénégalais au marché européen.
Devant ce qu’il qualifie de dérive contraire aux principes de gestion durable, le Bureau du GAIPES appelle solennellement le président de la République et le Premier ministre à intervenir pour ordonner « le retrait pur et simple » de cet arrêté.