Un lancement réservé aux pays prêts
La CEDEAO a décidé en juillet dernier de mettre en circulation l'eco dès l'année prochaine, uniquement dans les pays membres prêts à l'utiliser. Selon l'économiste, les pays qui ne rempliraient pas encore les conditions requises bénéficieront d'une assistance leur permettant de rejoindre ultérieurement la zone eco. Pour Serigne Momar Seck, économiste en chef à l'Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest (AMAO), institution spécialisée de la CEDEAO basée à Freetown, cette approche illustre avant tout un choix pragmatique de la part des dirigeants régionaux.
Une intégration monétaire à plusieurs étapes
Après plusieurs reports de l'entrée en vigueur de l'eco, les dirigeants semblent avoir compris qu'attendre que tous les pays remplissent simultanément les critères de convergence risquait de retarder encore le projet pendant de nombreuses années, a-t-il expliqué. Selon ce docteur en économie spécialiste de la macroéconomie, mettre en circulation la monnaie unique dans les seuls pays prêts constitue une reconnaissance implicite de l'impossibilité, pour certains États, de satisfaire aux critères de convergence d'ici 2027.
La CEDEAO prévoit désormais un processus en plusieurs étapes : un démarrage avec les pays prêts, une consolidation de l'union monétaire, puis une intégration progressive des autres États une fois les conditions requises remplies. Cette stratégie à géométrie variable vise, selon lui, à faire avancer l'intégration monétaire tout en préservant la stabilité et la crédibilité de la future monnaie.
Des économies qui progressent à des rythmes différents
D'après Serigne Momar Seck, l'organisation régionale a constaté que ses États membres progressaient économiquement à des rythmes très différents. Certains maîtrisent relativement mieux l'inflation, le déficit budgétaire, l'endettement public ou les réserves de change, tandis que d'autres pays connaissent des difficultés dans ces domaines. Or, une union monétaire ne peut fonctionner durablement, selon lui, que si les économies qui la composent présentent au moins quelques convergences macroéconomiques.
Harmoniser les outils statistiques avant l'entrée en vigueur
Des directeurs d'agences et d'instituts publics des pays membres de la CEDEAO se sont récemment réunis à Dakar pour harmoniser leurs outils statistiques, en amont de l'entrée en vigueur de l'union monétaire. Pour l'économiste, en ne mettant en circulation l'eco que dans les pays satisfaisant aux critères de convergence, la CEDEAO cherche avant tout à garantir la crédibilité et la stabilité de la future monnaie, en évitant que des économies insuffisamment préparées ne fragilisent l'ensemble de l'union monétaire.
Une stratégie inspirée de la zone euro
L'organisation régionale entend également démontrer la faisabilité de son union monétaire, reportée à plusieurs reprises, et créer une dynamique susceptible d'encourager les autres États membres à accélérer leurs réformes pour rejoindre progressivement la zone eco. Cette approche s'inspire, selon Serigne Momar Seck, de l'expérience de la zone euro, où tous les pays de l'Union européenne n'ont pas adopté la monnaie unique au même moment.
Ce qu'il faut retenir
La CEDEAO lancera l'eco en 2027 uniquement dans les pays prêts, une décision jugée pragmatique par l'économiste Serigne Momar Seck, qui y voit une stratégie à plusieurs étapes destinée à préserver la crédibilité de la monnaie tout en encourageant les autres États à accélérer leurs réformes économiques.
La CEDEAO a décidé en juillet dernier de mettre en circulation l'eco dès l'année prochaine, uniquement dans les pays membres prêts à l'utiliser. Selon l'économiste, les pays qui ne rempliraient pas encore les conditions requises bénéficieront d'une assistance leur permettant de rejoindre ultérieurement la zone eco. Pour Serigne Momar Seck, économiste en chef à l'Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest (AMAO), institution spécialisée de la CEDEAO basée à Freetown, cette approche illustre avant tout un choix pragmatique de la part des dirigeants régionaux.
Une intégration monétaire à plusieurs étapes
Après plusieurs reports de l'entrée en vigueur de l'eco, les dirigeants semblent avoir compris qu'attendre que tous les pays remplissent simultanément les critères de convergence risquait de retarder encore le projet pendant de nombreuses années, a-t-il expliqué. Selon ce docteur en économie spécialiste de la macroéconomie, mettre en circulation la monnaie unique dans les seuls pays prêts constitue une reconnaissance implicite de l'impossibilité, pour certains États, de satisfaire aux critères de convergence d'ici 2027.
La CEDEAO prévoit désormais un processus en plusieurs étapes : un démarrage avec les pays prêts, une consolidation de l'union monétaire, puis une intégration progressive des autres États une fois les conditions requises remplies. Cette stratégie à géométrie variable vise, selon lui, à faire avancer l'intégration monétaire tout en préservant la stabilité et la crédibilité de la future monnaie.
Des économies qui progressent à des rythmes différents
D'après Serigne Momar Seck, l'organisation régionale a constaté que ses États membres progressaient économiquement à des rythmes très différents. Certains maîtrisent relativement mieux l'inflation, le déficit budgétaire, l'endettement public ou les réserves de change, tandis que d'autres pays connaissent des difficultés dans ces domaines. Or, une union monétaire ne peut fonctionner durablement, selon lui, que si les économies qui la composent présentent au moins quelques convergences macroéconomiques.
Harmoniser les outils statistiques avant l'entrée en vigueur
Des directeurs d'agences et d'instituts publics des pays membres de la CEDEAO se sont récemment réunis à Dakar pour harmoniser leurs outils statistiques, en amont de l'entrée en vigueur de l'union monétaire. Pour l'économiste, en ne mettant en circulation l'eco que dans les pays satisfaisant aux critères de convergence, la CEDEAO cherche avant tout à garantir la crédibilité et la stabilité de la future monnaie, en évitant que des économies insuffisamment préparées ne fragilisent l'ensemble de l'union monétaire.
Une stratégie inspirée de la zone euro
L'organisation régionale entend également démontrer la faisabilité de son union monétaire, reportée à plusieurs reprises, et créer une dynamique susceptible d'encourager les autres États membres à accélérer leurs réformes pour rejoindre progressivement la zone eco. Cette approche s'inspire, selon Serigne Momar Seck, de l'expérience de la zone euro, où tous les pays de l'Union européenne n'ont pas adopté la monnaie unique au même moment.
Ce qu'il faut retenir
La CEDEAO lancera l'eco en 2027 uniquement dans les pays prêts, une décision jugée pragmatique par l'économiste Serigne Momar Seck, qui y voit une stratégie à plusieurs étapes destinée à préserver la crédibilité de la monnaie tout en encourageant les autres États à accélérer leurs réformes économiques.