Ébola : l’UNICEF et Gavi accélèrent la recherche d’un vaccin contre la souche Bundibugyo

Face à une recrudescence de cas d’Ébola en République démocratique du Congo et en Ouganda, l’UNICEF et l’Gavi, the Vaccine Alliance appellent à accélérer le développement et l’accès à un vaccin contre la souche Bundibugyo, encore sans vaccin approuvé.



L’UNICEF et l’Gavi, the Vaccine Alliance ont lancé un appel aux développeurs et fabricants de vaccins afin d’accélérer les travaux visant à produire un vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola.

Cette initiative intervient dans un contexte d’urgence sanitaire marqué par des foyers actifs en République démocratique du Congo et en Ouganda, où plus de 1 000 cas et plus de 250 décès ont déjà été recensés selon les données disponibles.

Une mobilisation financière pour accélérer la réponse

Gavi a annoncé une enveloppe pouvant atteindre 40 millions de dollars destinée à soutenir le développement rapide de vaccins, notamment en finançant la montée en capacité de production et la préparation des doses en cas d’efficacité confirmée des candidats vaccins.

L’organisation indique vouloir coordonner ces efforts avec plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), afin d’optimiser la recherche et la distribution future.

Plusieurs candidats vaccins en développement

Actuellement, aucun vaccin n’est encore approuvé contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. Plusieurs programmes de recherche sont toutefois en cours.

Parmi eux, l’International AIDS Vaccine Initiative (IAVI) développe un candidat basé sur la plateforme rVSV, tandis que l’université d’Oxford et le Serum Institute of India travaillent sur un autre vaccin de type ChAdOx1.

D’autres acteurs, comme Moderna, développent également des vaccins à ARN messager avec le soutien de la CEPI, tandis que des initiatives privées et pharmaceutiques explorent des solutions complémentaires.

Une urgence sanitaire mondiale

Les organisations humanitaires soulignent l’importance d’accélérer la mise à disposition de contre-mesures médicales face à la propagation du virus. Les autorités sanitaires internationales insistent sur la nécessité de réduire les délais entre développement, production et déploiement des vaccins.

Selon les partenaires impliqués, des doses pourraient être prêtes pour des essais cliniques d’ici fin 2026, sous réserve de progrès suffisants dans les phases de recherche.

Rédigé par le Mercredi 24 Juin 2026 à 23:57