Les grandes revendications portées par la société civile
La délégation — réunissant notamment des représentantes de l'AJS, du Collectif Dafadoy, de J-Gen Sénégal, du Réseau et du Collectif des Féministes du Sénégal, ainsi que du Roajelf — a présenté les travaux préparatoires en vue des prochaines assises nationales sur les droits des femmes. Leurs plaidoyers s'articulent autour de plusieurs axes prioritaires :
Reconnaissance légale du féminicide : Création d'une infraction autonome pour sanctionner spécifiquement les meurtres de femmes en raison de leur genre.
Réformes législatives sensibles : Refonte du Code de la famille et autorisation de l’avortement médicalisé pour les victimes de viol et d’inceste.
Protection et accompagnement : Renforcement de la lutte contre le cyberharcèlement, amélioration des conditions de détention des femmes et allocation de moyens accrus aux Maisons de Justice.
Les engagements et arbitrages du ministre de la Justice
En réponse aux requêtes formulées, le Garde des Sceaux a réaffirmé sa volonté de faire de la société civile un partenaire privilégié de l'État :
Prise en compte pénale : Les violences faites aux femmes et aux filles seront formellement intégrées dans la prochaine circulaire de politique pénale générale.
Favorable à la consécration du féminicide : Me Moussa Sarr s’est déclaré « a priori » favorable à l'introduction du terme et de l'incrimination de féminicide dans le droit pénal sénégalais.
Recherche de « compromis dynamiques » : Concernant l'avortement médicalisé et la révision du Code de la famille, le ministre a rappelé la complexité sociétale de ces enjeux, appelant à un dialogue approfondi pour construire des consensus adaptés aux réalités nationales.
Afin de pérenniser ces échanges, la création d'un cadre permanent de concertation annuel et l'élaboration d'une stratégie nationale des droits humains par un comité ad hoc ont été officiellement annoncées.
La délégation — réunissant notamment des représentantes de l'AJS, du Collectif Dafadoy, de J-Gen Sénégal, du Réseau et du Collectif des Féministes du Sénégal, ainsi que du Roajelf — a présenté les travaux préparatoires en vue des prochaines assises nationales sur les droits des femmes. Leurs plaidoyers s'articulent autour de plusieurs axes prioritaires :
Reconnaissance légale du féminicide : Création d'une infraction autonome pour sanctionner spécifiquement les meurtres de femmes en raison de leur genre.
Réformes législatives sensibles : Refonte du Code de la famille et autorisation de l’avortement médicalisé pour les victimes de viol et d’inceste.
Protection et accompagnement : Renforcement de la lutte contre le cyberharcèlement, amélioration des conditions de détention des femmes et allocation de moyens accrus aux Maisons de Justice.
Les engagements et arbitrages du ministre de la Justice
En réponse aux requêtes formulées, le Garde des Sceaux a réaffirmé sa volonté de faire de la société civile un partenaire privilégié de l'État :
Prise en compte pénale : Les violences faites aux femmes et aux filles seront formellement intégrées dans la prochaine circulaire de politique pénale générale.
Favorable à la consécration du féminicide : Me Moussa Sarr s’est déclaré « a priori » favorable à l'introduction du terme et de l'incrimination de féminicide dans le droit pénal sénégalais.
Recherche de « compromis dynamiques » : Concernant l'avortement médicalisé et la révision du Code de la famille, le ministre a rappelé la complexité sociétale de ces enjeux, appelant à un dialogue approfondi pour construire des consensus adaptés aux réalités nationales.
Afin de pérenniser ces échanges, la création d'un cadre permanent de concertation annuel et l'élaboration d'une stratégie nationale des droits humains par un comité ad hoc ont été officiellement annoncées.