Repenser la formation professionnelle face au chômage
Pour Dr Touba Fall, le système de formation professionnelle doit davantage tenir compte des réalités économiques et sociales du Sénégal.
Il évoque notamment un marché du travail confronté à l’arrivée constante de nouveaux demandeurs d’emploi. Selon les chiffres qu’il a cités, le chômage atteindrait 21 % dans les centres urbains et 50 % dans les zones rurales.
À cette situation s’ajoute l’arrivée annuelle de nombreux jeunes sur le marché du travail. « Chaque année, 250 000 jeunes cherchent leur premier emploi », a-t-il indiqué.
Pour le promoteur de l’AFPA, ces données montrent la nécessité de renforcer les dispositifs permettant aux jeunes d’acquérir rapidement des compétences professionnelles adaptées aux besoins du marché.
À Touba, un besoin particulièrement important
La problématique serait particulièrement visible à Touba, selon Dr Touba Fall.
Le promoteur décrit une ville marquée par de fortes disparités économiques, où « la pauvreté côtoie l’opulence ». Dans de nombreux ménages, le coût de la vie pèserait sur les revenus disponibles et limiterait la capacité des familles à financer les études ou la formation professionnelle de leurs enfants.
Dans ce contexte, il estime que la formation professionnelle peut constituer un levier important pour favoriser l’autonomie économique des jeunes.
Donner une place aux jeunes issus de l’enseignement arabe et coranique
L’un des principaux points défendus par Dr Touba Fall concerne l’accès aux formations professionnelles pour les personnes n’ayant pas fréquenté l’école classique.
Il estime notamment que les jeunes issus de l’enseignement arabe ou coranique ne doivent pas être exclus de certaines filières en raison de leur parcours scolaire.
Selon lui, ces jeunes disposent souvent de capacités d’apprentissage et d'aptitudes qui peuvent leur permettre de maîtriser rapidement certains métiers.
« Est-ce que nous ne devons pas mettre à jour nos référentiels ? », s’interroge-t-il, appelant à une évolution des critères d’accès à certaines formations.
Valoriser les compétences acquises sur le terrain
Pour illustrer son propos, le promoteur de l’AFPA cite le secteur de la couture.
De nombreux tailleurs sénégalais ont appris leur métier directement auprès de professionnels ou par l’expérience, sans passer par le système scolaire classique. Certains sont aujourd’hui à la tête d’entreprises et d’activités économiques prospères.
Pour Dr Touba Fall, ces parcours démontrent l’importance de mieux reconnaître les compétences acquises en dehors des circuits traditionnels de formation.
La certification des compétences comme solution
Dans cette perspective, il rappelle également le rôle de la Direction des Examens et Certifications (DEC) du ministère chargé de la Formation professionnelle.
Ce dispositif permet notamment à des personnes ayant appris un métier sur le terrain de faire évaluer leurs compétences et, sous certaines conditions, d'obtenir une certification ou un diplôme.
Pour le promoteur de l’AFPA, ce type de mécanisme peut contribuer à rapprocher le système de formation professionnelle des réalités vécues par une grande partie de la population active.
L’AFPA s’installe à Touba
L’ouverture de l’antenne de l’Africaine des Formations professionnelles en Alternance à Touba s’inscrit dans cette volonté.
À travers cette implantation, Dr Touba Fall ambitionne d’accompagner les jeunes de la cité religieuse dans l’acquisition de compétences professionnelles directement utiles à leur insertion.
L’objectif affiché est de favoriser l’accès à la qualification, mais également de permettre à des jeunes qui ne disposent pas du parcours scolaire classique de trouver leur place dans le monde professionnel.
Pour l’AFPA, l’enjeu dépasse donc la seule formation : il s’agit également de mieux adapter les qualifications aux réalités du marché du travail et de donner davantage de valeur aux compétences acquises par l’expérience.
Pour Dr Touba Fall, le système de formation professionnelle doit davantage tenir compte des réalités économiques et sociales du Sénégal.
Il évoque notamment un marché du travail confronté à l’arrivée constante de nouveaux demandeurs d’emploi. Selon les chiffres qu’il a cités, le chômage atteindrait 21 % dans les centres urbains et 50 % dans les zones rurales.
À cette situation s’ajoute l’arrivée annuelle de nombreux jeunes sur le marché du travail. « Chaque année, 250 000 jeunes cherchent leur premier emploi », a-t-il indiqué.
Pour le promoteur de l’AFPA, ces données montrent la nécessité de renforcer les dispositifs permettant aux jeunes d’acquérir rapidement des compétences professionnelles adaptées aux besoins du marché.
À Touba, un besoin particulièrement important
La problématique serait particulièrement visible à Touba, selon Dr Touba Fall.
Le promoteur décrit une ville marquée par de fortes disparités économiques, où « la pauvreté côtoie l’opulence ». Dans de nombreux ménages, le coût de la vie pèserait sur les revenus disponibles et limiterait la capacité des familles à financer les études ou la formation professionnelle de leurs enfants.
Dans ce contexte, il estime que la formation professionnelle peut constituer un levier important pour favoriser l’autonomie économique des jeunes.
Donner une place aux jeunes issus de l’enseignement arabe et coranique
L’un des principaux points défendus par Dr Touba Fall concerne l’accès aux formations professionnelles pour les personnes n’ayant pas fréquenté l’école classique.
Il estime notamment que les jeunes issus de l’enseignement arabe ou coranique ne doivent pas être exclus de certaines filières en raison de leur parcours scolaire.
Selon lui, ces jeunes disposent souvent de capacités d’apprentissage et d'aptitudes qui peuvent leur permettre de maîtriser rapidement certains métiers.
« Est-ce que nous ne devons pas mettre à jour nos référentiels ? », s’interroge-t-il, appelant à une évolution des critères d’accès à certaines formations.
Valoriser les compétences acquises sur le terrain
Pour illustrer son propos, le promoteur de l’AFPA cite le secteur de la couture.
De nombreux tailleurs sénégalais ont appris leur métier directement auprès de professionnels ou par l’expérience, sans passer par le système scolaire classique. Certains sont aujourd’hui à la tête d’entreprises et d’activités économiques prospères.
Pour Dr Touba Fall, ces parcours démontrent l’importance de mieux reconnaître les compétences acquises en dehors des circuits traditionnels de formation.
La certification des compétences comme solution
Dans cette perspective, il rappelle également le rôle de la Direction des Examens et Certifications (DEC) du ministère chargé de la Formation professionnelle.
Ce dispositif permet notamment à des personnes ayant appris un métier sur le terrain de faire évaluer leurs compétences et, sous certaines conditions, d'obtenir une certification ou un diplôme.
Pour le promoteur de l’AFPA, ce type de mécanisme peut contribuer à rapprocher le système de formation professionnelle des réalités vécues par une grande partie de la population active.
L’AFPA s’installe à Touba
L’ouverture de l’antenne de l’Africaine des Formations professionnelles en Alternance à Touba s’inscrit dans cette volonté.
À travers cette implantation, Dr Touba Fall ambitionne d’accompagner les jeunes de la cité religieuse dans l’acquisition de compétences professionnelles directement utiles à leur insertion.
L’objectif affiché est de favoriser l’accès à la qualification, mais également de permettre à des jeunes qui ne disposent pas du parcours scolaire classique de trouver leur place dans le monde professionnel.
Pour l’AFPA, l’enjeu dépasse donc la seule formation : il s’agit également de mieux adapter les qualifications aux réalités du marché du travail et de donner davantage de valeur aux compétences acquises par l’expérience.