Diplomatie sportive: Bassirou Diomaye Faye reçoit Patrice Motsepe sur fond de crise CAF-Sénégal

Le Palais de la République sera le théâtre d’une rencontre cruciale ce mercredi 8 avril 2026 à 17h. Le Président Bassirou Diomaye Faye accordera une audience au patron de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe. Une visite officielle qui intervient dans un climat de défiance sans précédent entre Dakar et l’instance faîtière du football continental.



Une visite entre recueillement et tensions
Arrivé à Dakar ce matin, Patrice Motsepe a débuté sa journée par une visite symbolique à l’Île de Gorée, accompagné du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, et du nouveau Secrétaire général par intérim de la CAF, Samson Adamu. Si le décorum se veut apaisé, les dossiers brûlants sur la table du Chef de l'État sont, eux, particulièrement explosifs.

Le contentieux de la CAN 2025 au cœur des échanges
Cette audience se tient alors que le Sénégal et la CAF s’affrontent devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Dakar conteste avec véhémence les conditions de la finale de la CAN 2025 face au Maroc et le retrait consécutif de son titre.

L’enjeu dépasse désormais le simple cadre du gazon :

Soupçons de corruption : Les autorités sénégalaises ont brandi la menace d'une enquête pénale internationale.

Souveraineté sportive : Le président Diomaye Faye, très attaché à la dignité nationale, devrait porter la voix de la fermeté face à un Patrice Motsepe contraint à l'équilibrisme diplomatique.

Une conférence de presse très attendue
À l'issue de cette rencontre, le président de la CAF tiendra une conférence de presse à 17h30 GMT à Dakar. Ses déclarations seront scrutées de près par tout le continent. Motsepe tentera-t-il une médiation pour éviter un déballage judiciaire aux États-Unis ? Ou restera-t-il sur la ligne de fermeté de la CAF ?

Cette visite est un test majeur pour la diplomatie sportive du nouveau régime sénégalais, bien décidé à ne concéder aucun millimètre sur ce qu’il considère comme un "déni de justice" flagrant.

Rédigé par le Mercredi 8 Avril 2026 à 20:13

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