Diplomatie judiciaire : Cheikh Niang reçoit le Juge Blaise Tchikaya pour les 20 ans de la Cour africaine des droits de l'Homme

Le Sénégal réaffirme son statut de pilier de la justice continentale. Le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, S.E.M. Cheikh Niang, a accordé ce mercredi 8 juillet 2026 une audience officielle à l’Honorable Juge Blaise Tchikaya, Président de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP).



Cette rencontre de haut niveau à Dakar s'inscrit dans le cadre d'un calendrier mémorable : la célébration du 20ᵉ anniversaire de la création de la Cour (2006-2026), une institution clé de l'Union africaine basée à Arusha, en Tanzanie.

Le rôle pionnier du Sénégal et le défi de l'exécution des arrêts

Les échanges entre le chef de la diplomatie sénégalaise et le président de la juridiction panafricaine ont permis de passer en revue la trajectoire des relations entre Dakar et la Cour. Le ministre Cheikh Niang a rappelé le rôle historiquement pionnier du Sénégal dans la promotion de l'État de droit et la ratification des instruments judiciaires africains.

Au-delà des célébrations protocolaires, les deux autorités ont abordé des dossiers de fond cruciaux pour la crédibilité de l'institution, notamment :

Les défis majeurs liés à la mise en œuvre effective et à l'exécution des décisions et arrêts de la Cour par les États membres.

L’amélioration de l’accès direct des citoyens et des organisations non gouvernementales (ONG) à la justice africaine.

Le renforcement des capacités institutionnelles de la Cour pour faire face au volume croissant des contentieux.

Un pilier central pour l'Agenda 2063 de l'Union africaine

À travers cette audience, le gouvernement du Sénégal réaffirme son engagement constant en faveur de l'émergence d'une justice africaine forte, indépendante, accessible et résolument tournée vers la protection des droits des peuples.

Le renforcement de la CADHP est perçu par Dakar et la présidence de la Cour comme un pilier indispensable pour l'ancrage de la bonne gouvernance démocratique sur le continent, conformément aux aspirations de l'Agenda 2063 de l’Union africaine, qui milite pour "une Afrique où règne la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits de l'homme, la justice et l'état de droit".


Rédigé par le Mercredi 8 Juillet 2026 à 17:13