19 nouveaux cas de diphtérie confirmés dans trois districts sanitaires
La région de Kédougou, dans le sud-est du Sénégal, fait face à une situation épidémique de diphtérie nécessitant une mobilisation accrue des services sanitaires.
Selon les informations communiquées par Ababacar Mbaye, gestionnaire de l’incident épidémique au sein du Comité régional de gestion des épidémies (CRGE) de Kédougou, 19 cas nouveaux ont été confirmés sur 34 sujets contacts suivis et placés sous traitement prophylactique.
Les cas ont été recensés dans les districts sanitaires de Saraya, Kédougou et Salémata.
Parmi les 19 personnes confirmées, 11 sont des garçons et 8 des filles. L’âge médian est de 5 ans, avec des patients âgés d’un an à 20 ans.
Sept cas déjà confirmés les 24 et 28 août
Cette nouvelle série de confirmations intervient après plusieurs cas détectés dans le cadre des investigations sanitaires.
Le docteur Ababacar Mbaye rappelle notamment que sept nouveaux cas avaient été confirmés les 24 et 28 août 2026.
Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels autres cas et de suivre les personnes ayant été en contact avec les patients confirmés.
Trois décès signalés dans la région
La situation est également marquée par trois décès signalés dans différents points de prise en charge sanitaire.
Selon le gestionnaire de l’incident épidémique, un décès a été enregistré au poste de santé de Bambaraya, dans le district sanitaire de Saraya. Un autre a été signalé au centre secondaire de Ndiormi, avec une confirmation post mortem, tandis qu’un troisième décès est survenu au poste de santé de Tenkoto, dans le district sanitaire de Kédougou.
Ces décès renforcent la nécessité d’une surveillance étroite des cas suspects et des personnes contacts.
Un traitement préventif pour les sujets contacts
Face à la circulation de la maladie, les autorités sanitaires poursuivent le traitement préventif des personnes ayant été en contact avec les nouveaux cas confirmés.
Cette stratégie vise à limiter la propagation de la diphtérie et à détecter rapidement l’apparition de nouveaux symptômes chez les personnes exposées.
Les équipes sanitaires maintiennent également la surveillance des sujets contacts pendant la période de suivi prévue.
Plus de 2 400 enfants zéro dose ou sous-vaccinés recensés
La situation met également en évidence les enjeux liés à la vaccination des enfants dans la région.
Selon les données communiquées par les autorités sanitaires, 2 406 enfants âgés de 0 à 5 ans ont été identifiés comme étant soit « zéro dose », soit sous-vaccinés.
À Saraya, le recensement fait état de 1 310 enfants sous-vaccinés et de 1 096 enfants n’ayant reçu aucune dose de vaccin.
Les équipes sanitaires poursuivent parallèlement la recherche active des enfants insuffisamment vaccinés afin de renforcer leur couverture vaccinale.
Renforcement de la vaccination et de la recherche active
Le personnel médical doit poursuivre la recherche des enfants « zéro dose » et sous-vaccinés tout en assurant l’approvisionnement en antitoxine, utilisée dans la prise en charge de la diphtérie.
Des médicaments ont également été mis à la disposition des districts sanitaires de Kédougou et Saraya ainsi que du Centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou.
Les autorités sanitaires cherchent ainsi à renforcer simultanément la prévention, la surveillance et la capacité de prise en charge.
Des opérations de sensibilisation menées dans les communautés
La riposte comprend également un important volet communautaire.
À Kédougou, 187 visites à domicile ont été réalisées dans 27 localités, tandis que 165 visites ont été effectuées à Saraya dans le cadre de la communication sur les risques et de l’engagement communautaire.
Ces opérations doivent notamment permettre de sensibiliser les familles aux signes de la maladie, à l’importance de la vaccination et à la nécessité de consulter rapidement en cas de symptômes suspects.
Salémata renforce également son dispositif
Le district sanitaire de Salémata a également bénéficié d’une dotation en médicaments.
Un Comité de gestion départementale des épidémies (CDGE) doit par ailleurs être organisé le 1er septembre afin d’assurer un suivi complet des enfants « zéro dose » et sous-vaccinés identifiés dans le département.
Cette coordination entre les différents niveaux sanitaires doit permettre d’améliorer la surveillance et la rapidité de la réponse.
Surveillance des contacts et analyses à l’Institut Pasteur de Dakar
Les autorités sanitaires prévoient de maintenir la surveillance des personnes contacts pendant toute la période de suivi.
Le dispositif prévoit également le suivi et l’analyse des résultats des prélèvements transmis à l’Institut Pasteur de Dakar.
Les services sanitaires souhaitent parallèlement renforcer les stratégies avancées et mobiles afin d’atteindre les populations les plus éloignées des structures de santé.
La communication institutionnelle et communautaire doit également être renforcée, avec une implication d’autres secteurs dans une approche « One Health », qui vise à mieux coordonner les actions liées à la santé humaine, animale et environnementale.
Une alerte lancée après plusieurs décès d’enfants
La situation actuelle trouve son origine dans une alerte sanitaire remontant au mois de juillet.
La Direction de la Prévention du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avait été informée, le 30 juillet 2026, d’une série de décès d’enfants de moins de cinq ans enregistrés au Centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou.
Les autorités sanitaires de Kédougou avaient alors relevé des tableaux cliniques compatibles avec une diphtérie respiratoire, notamment des difficultés respiratoires, une détresse respiratoire sévère, une hypertrophie des amygdales, une nécrose de la région rhinopharyngée et une tuméfaction cervicale.
Une revue rétrospective révèle 11 cas suspects
Une revue rétrospective des dossiers médicaux aurait permis d’identifier 11 cas suspects, tous décédés, sur une période allant d’août 2024 à juillet 2026.
Afin de rechercher une confirmation biologique, deux prélèvements post mortem ont été effectués les 26 et 29 juillet 2026 sur deux enfants suspects.
Les prélèvements ont ensuite été acheminés à l’Institut Pasteur de Dakar. L’un des cas a été confirmé le 1er août 2026, selon les informations communiquées par le docteur Ababacar Mbaye.
Une mobilisation sanitaire renforcée
Avec 19 nouveaux cas confirmés parmi les sujets contacts et trois décès signalés, les autorités sanitaires poursuivent donc leurs efforts pour contenir la situation dans les districts concernés.
La recherche active des enfants non ou insuffisamment vaccinés, l’administration du traitement préventif aux personnes contacts, l’approvisionnement en médicaments et antitoxines ainsi que la sensibilisation des communautés constituent les principaux axes de la riposte.
Les services sanitaires restent également mobilisés pour assurer la surveillance épidémiologique et détecter rapidement toute nouvelle contamination.
La région de Kédougou, dans le sud-est du Sénégal, fait face à une situation épidémique de diphtérie nécessitant une mobilisation accrue des services sanitaires.
Selon les informations communiquées par Ababacar Mbaye, gestionnaire de l’incident épidémique au sein du Comité régional de gestion des épidémies (CRGE) de Kédougou, 19 cas nouveaux ont été confirmés sur 34 sujets contacts suivis et placés sous traitement prophylactique.
Les cas ont été recensés dans les districts sanitaires de Saraya, Kédougou et Salémata.
Parmi les 19 personnes confirmées, 11 sont des garçons et 8 des filles. L’âge médian est de 5 ans, avec des patients âgés d’un an à 20 ans.
Sept cas déjà confirmés les 24 et 28 août
Cette nouvelle série de confirmations intervient après plusieurs cas détectés dans le cadre des investigations sanitaires.
Le docteur Ababacar Mbaye rappelle notamment que sept nouveaux cas avaient été confirmés les 24 et 28 août 2026.
Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels autres cas et de suivre les personnes ayant été en contact avec les patients confirmés.
Trois décès signalés dans la région
La situation est également marquée par trois décès signalés dans différents points de prise en charge sanitaire.
Selon le gestionnaire de l’incident épidémique, un décès a été enregistré au poste de santé de Bambaraya, dans le district sanitaire de Saraya. Un autre a été signalé au centre secondaire de Ndiormi, avec une confirmation post mortem, tandis qu’un troisième décès est survenu au poste de santé de Tenkoto, dans le district sanitaire de Kédougou.
Ces décès renforcent la nécessité d’une surveillance étroite des cas suspects et des personnes contacts.
Un traitement préventif pour les sujets contacts
Face à la circulation de la maladie, les autorités sanitaires poursuivent le traitement préventif des personnes ayant été en contact avec les nouveaux cas confirmés.
Cette stratégie vise à limiter la propagation de la diphtérie et à détecter rapidement l’apparition de nouveaux symptômes chez les personnes exposées.
Les équipes sanitaires maintiennent également la surveillance des sujets contacts pendant la période de suivi prévue.
Plus de 2 400 enfants zéro dose ou sous-vaccinés recensés
La situation met également en évidence les enjeux liés à la vaccination des enfants dans la région.
Selon les données communiquées par les autorités sanitaires, 2 406 enfants âgés de 0 à 5 ans ont été identifiés comme étant soit « zéro dose », soit sous-vaccinés.
À Saraya, le recensement fait état de 1 310 enfants sous-vaccinés et de 1 096 enfants n’ayant reçu aucune dose de vaccin.
Les équipes sanitaires poursuivent parallèlement la recherche active des enfants insuffisamment vaccinés afin de renforcer leur couverture vaccinale.
Renforcement de la vaccination et de la recherche active
Le personnel médical doit poursuivre la recherche des enfants « zéro dose » et sous-vaccinés tout en assurant l’approvisionnement en antitoxine, utilisée dans la prise en charge de la diphtérie.
Des médicaments ont également été mis à la disposition des districts sanitaires de Kédougou et Saraya ainsi que du Centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou.
Les autorités sanitaires cherchent ainsi à renforcer simultanément la prévention, la surveillance et la capacité de prise en charge.
Des opérations de sensibilisation menées dans les communautés
La riposte comprend également un important volet communautaire.
À Kédougou, 187 visites à domicile ont été réalisées dans 27 localités, tandis que 165 visites ont été effectuées à Saraya dans le cadre de la communication sur les risques et de l’engagement communautaire.
Ces opérations doivent notamment permettre de sensibiliser les familles aux signes de la maladie, à l’importance de la vaccination et à la nécessité de consulter rapidement en cas de symptômes suspects.
Salémata renforce également son dispositif
Le district sanitaire de Salémata a également bénéficié d’une dotation en médicaments.
Un Comité de gestion départementale des épidémies (CDGE) doit par ailleurs être organisé le 1er septembre afin d’assurer un suivi complet des enfants « zéro dose » et sous-vaccinés identifiés dans le département.
Cette coordination entre les différents niveaux sanitaires doit permettre d’améliorer la surveillance et la rapidité de la réponse.
Surveillance des contacts et analyses à l’Institut Pasteur de Dakar
Les autorités sanitaires prévoient de maintenir la surveillance des personnes contacts pendant toute la période de suivi.
Le dispositif prévoit également le suivi et l’analyse des résultats des prélèvements transmis à l’Institut Pasteur de Dakar.
Les services sanitaires souhaitent parallèlement renforcer les stratégies avancées et mobiles afin d’atteindre les populations les plus éloignées des structures de santé.
La communication institutionnelle et communautaire doit également être renforcée, avec une implication d’autres secteurs dans une approche « One Health », qui vise à mieux coordonner les actions liées à la santé humaine, animale et environnementale.
Une alerte lancée après plusieurs décès d’enfants
La situation actuelle trouve son origine dans une alerte sanitaire remontant au mois de juillet.
La Direction de la Prévention du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avait été informée, le 30 juillet 2026, d’une série de décès d’enfants de moins de cinq ans enregistrés au Centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou.
Les autorités sanitaires de Kédougou avaient alors relevé des tableaux cliniques compatibles avec une diphtérie respiratoire, notamment des difficultés respiratoires, une détresse respiratoire sévère, une hypertrophie des amygdales, une nécrose de la région rhinopharyngée et une tuméfaction cervicale.
Une revue rétrospective révèle 11 cas suspects
Une revue rétrospective des dossiers médicaux aurait permis d’identifier 11 cas suspects, tous décédés, sur une période allant d’août 2024 à juillet 2026.
Afin de rechercher une confirmation biologique, deux prélèvements post mortem ont été effectués les 26 et 29 juillet 2026 sur deux enfants suspects.
Les prélèvements ont ensuite été acheminés à l’Institut Pasteur de Dakar. L’un des cas a été confirmé le 1er août 2026, selon les informations communiquées par le docteur Ababacar Mbaye.
Une mobilisation sanitaire renforcée
Avec 19 nouveaux cas confirmés parmi les sujets contacts et trois décès signalés, les autorités sanitaires poursuivent donc leurs efforts pour contenir la situation dans les districts concernés.
La recherche active des enfants non ou insuffisamment vaccinés, l’administration du traitement préventif aux personnes contacts, l’approvisionnement en médicaments et antitoxines ainsi que la sensibilisation des communautés constituent les principaux axes de la riposte.
Les services sanitaires restent également mobilisés pour assurer la surveillance épidémiologique et détecter rapidement toute nouvelle contamination.