Diourbel : les députés évaluent les politiques publiques dans la culture, le tourisme et l’artisanat

Du 8 au 11 octobre 2026, la Commission Culture et Communication de l’Assemblée nationale mène une mission de travail et de contrôle dans les régions de Diourbel et de Louga. À Diourbel, les députés ont rencontré les autorités administratives, visité des structures culturelles et recueilli les préoccupations des professionnels des secteurs concernés.



La Commission Culture et Communication de l’Assemblée nationale du Sénégal poursuit sa mission de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques dans les régions de Diourbel et de Louga. Conduite par son président, l’honorable député Aliou Séne, la délégation parlementaire effectue cette mission du 8 au 11 octobre 2026 afin d’évaluer les conditions de mise en œuvre des politiques publiques dans les secteurs de la culture, de la communication, du tourisme et de l’artisanat.

Cette démarche vise notamment à identifier les difficultés rencontrées par les acteurs territoriaux et à formuler des recommandations susceptibles d’améliorer l’efficacité des interventions publiques.

Des visites de terrain à Diourbel

La première étape de la mission s’est déroulée dans la région de Diourbel. La délégation a débuté ses activités par une audience avec le gouverneur de région, Ibrahima Fall. Cette rencontre a permis d’aborder les enjeux et les perspectives de développement des secteurs relevant du champ de compétence de la commission.

Les députés se sont ensuite rendus à la station régionale de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) et au Village artisanal de Diourbel. Ces visites avaient pour objectif de s’informer sur les conditions de fonctionnement de ces structures, les difficultés auxquelles elles font face et leurs besoins en matière d’accompagnement.

À travers ces déplacements, la commission entend confronter les orientations des politiques publiques aux réalités observées sur le terrain.

Le patrimoine religieux au cœur de la mission

La préservation du patrimoine historique, culturel et religieux a également occupé une place importante dans le programme de la délégation.

Les parlementaires ont visité plusieurs lieux emblématiques de l’histoire religieuse du Sénégal, notamment Makatoul Moukarama, demeure de Cheikh Ibrahima Fall, la résidence surveillée de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké et Bouk-hatoul Moubarak, communément appelée « Keur Gou Mag », maison de Cheikh Ahmadou Bamba.

Ces visites ont permis de mettre en lumière la dimension historique, spirituelle et culturelle de ces sites, profondément ancrés dans la mémoire collective nationale.

Elles ont également souligné l’importance de politiques publiques dédiées à leur conservation, à leur réhabilitation et à leur valorisation. Au-delà de leur dimension patrimoniale, ces lieux représentent un potentiel pour la transmission de l’histoire aux jeunes générations et le développement du tourisme religieux.

La première journée s’est achevée par des manifestations artistiques locales illustrant la diversité et la vitalité du patrimoine culturel du Baol.

Les professionnels réclament davantage de moyens

Le vendredi 9 octobre, les travaux se sont poursuivis au Centre culturel de Diourbel avec un forum réunissant des acteurs de la culture, du tourisme, de l’artisanat et de la communication.

Cette rencontre a constitué un cadre d’échange entre les parlementaires et les professionnels confrontés aux difficultés quotidiennes de leurs secteurs.

Parmi les principales préoccupations soulevées figurent les difficultés d’accès au financement, les insuffisances en matière de formation professionnelle, le manque d’infrastructures adaptées et les obstacles à la promotion des productions locales.

Ces contraintes peuvent limiter le développement des entreprises artisanales, la professionnalisation des acteurs culturels et la capacité des territoires à tirer pleinement profit de leur potentiel touristique.

Les contributions recueillies au cours du forum doivent alimenter les travaux de la commission et servir de base à des recommandations adressées aux autorités compétentes. L’objectif est de favoriser une meilleure gouvernance sectorielle et de renforcer l’efficacité des politiques publiques.

La mission se poursuit dans la région de Louga

Après cette première étape à Diourbel, la délégation parlementaire a rejoint la région de Louga pour poursuivre ses activités d’information, de concertation et de contrôle.

Cette seconde phase doit permettre de prolonger les échanges avec les acteurs territoriaux et de recueillir d’autres éléments d’appréciation sur la mise en œuvre des politiques publiques dans les secteurs concernés.

À travers cette mission, la Commission Culture et Communication réaffirme l’importance d’un contrôle parlementaire de proximité, fondé sur l’écoute des professionnels, l’observation directe des réalités locales et l’évaluation des résultats de l’action publique.

Les recommandations qui découleront de ces travaux pourraient contribuer à mieux prendre en compte les besoins des territoires et à renforcer la place de la culture, de la communication, du tourisme et de l’artisanat dans les stratégies de développement du Sénégal.

Rédigé par le Dimanche 11 Octobre 2026 à 17:09