L'agence de notation financière Standard & Poor's a annoncé une nouvelle dégradation de la note souveraine du Sénégal. La note de la dette en devises étrangères passe de « CCC+ » à « CC », tandis que celle en monnaie locale recule de « CCC+ » à « CCC ». Les deux notations sont assorties d'une perspective négative, ce qui laisse planer la menace d'un nouvel abaissement dans les six prochains mois.
Cette décision fait directement suite au lancement, le 1er septembre, du Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) par les autorités, dans le cadre du Cadre commun renforcé du G20. Ce plan vise à restructurer la dette en devises étrangères tout en laissant de côté la dette libellée en francs CFA, qui représente pourtant environ un tiers de l'encours total fin 2025. Selon S&P, la renégociation en cours devrait se traduire par une rémunération des créanciers extérieurs inférieure aux engagements initiaux, via une réduction du principal, des intérêts ou une modification des échéances de paiement.
« Nous considérons qu'un échange en situation de détresse ou un défaut de paiement sur la dette commerciale en devises du Sénégal est extrêmement probable », a averti l'agence dans sa note, tout en confirmant les notations à court terme « C ». S&P évalue par ailleurs les besoins de financement bruts du pays entre 25 % et 29 % du PIB par an sur les trois prochaines années, une pression alimentée par de lourdes échéances de remboursement, des déficits budgétaires persistants et un recours accru au financement domestique de court terme.
Cette dégradation intervient dans un contexte de tensions déjà vives autour des finances publiques sénégalaises, secouées depuis 2024 par la révélation d'une dette dissimulée sous l'administration précédente, et fait écho à une précédente rétrogradation prononcée fin août par l'agence Moody's. Sur le terrain politique, la question suscite déjà des critiques, plusieurs voix estimant que l'annonce de la restructuration arrive trop tardivement pour éviter cette spirale de dégradations successives.
Cette décision fait directement suite au lancement, le 1er septembre, du Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) par les autorités, dans le cadre du Cadre commun renforcé du G20. Ce plan vise à restructurer la dette en devises étrangères tout en laissant de côté la dette libellée en francs CFA, qui représente pourtant environ un tiers de l'encours total fin 2025. Selon S&P, la renégociation en cours devrait se traduire par une rémunération des créanciers extérieurs inférieure aux engagements initiaux, via une réduction du principal, des intérêts ou une modification des échéances de paiement.
« Nous considérons qu'un échange en situation de détresse ou un défaut de paiement sur la dette commerciale en devises du Sénégal est extrêmement probable », a averti l'agence dans sa note, tout en confirmant les notations à court terme « C ». S&P évalue par ailleurs les besoins de financement bruts du pays entre 25 % et 29 % du PIB par an sur les trois prochaines années, une pression alimentée par de lourdes échéances de remboursement, des déficits budgétaires persistants et un recours accru au financement domestique de court terme.
Cette dégradation intervient dans un contexte de tensions déjà vives autour des finances publiques sénégalaises, secouées depuis 2024 par la révélation d'une dette dissimulée sous l'administration précédente, et fait écho à une précédente rétrogradation prononcée fin août par l'agence Moody's. Sur le terrain politique, la question suscite déjà des critiques, plusieurs voix estimant que l'annonce de la restructuration arrive trop tardivement pour éviter cette spirale de dégradations successives.