L'exercice constitutionnel prévu par l'article 55 de la Constitution a pris, ce mardi, une tournure particulièrement stratégique. Le Premier ministre a prononcé sa Déclaration de politique générale dans un contexte marqué par l'accord technique signé le 1er septembre avec le Fonds monétaire international. Il en a profité pour détailler cinq grands axes d'action, une liste de projets « catalytiques » et une nouvelle méthode de pilotage gouvernemental.
Assainir les finances publiques avant toute chose. Premier chantier assumé : mettre à plat une situation budgétaire dégradée, révélée par les audits menés depuis 2024. Le chef du Gouvernement a rappelé que la dette publique consolidée atteignait, fin 2024, environ 132 % du PIB — plus de 23 500 milliards de FCFA — pour un déficit réévalué à 13,7 % du PIB. Le plan de redressement « Jubbanti Koom » (2025-2028), doté de plus de 6 000 milliards de FCFA, peine pour l'instant à atteindre ses objectifs de mobilisation de ressources domestiques, avec un taux de réalisation d'environ 57 % à fin août 2026. Dans ce contexte, l'accord technique avec le FMI doit permettre de stabiliser la macroéconomie, réduire les vulnérabilités budgétaires et soutenir la croissance privée. Une réforme progressive des subventions au carburant, jugées mal ciblées, est également annoncée, avec un objectif de ramener leur coût sous la barre de 1 % du PIB d'ici 2029.
Remettre l'État en ordre. Le deuxième engagement porte sur la gouvernance elle-même : audit des finances publiques sur la période 2019-2024 transmis à la justice, enquêtes ouvertes pour suspicion de détournements, renégociation d'une trentaine de conventions minières et réforme des contrats stratégiques. Sur le plan institutionnel, le Gouvernement promet la généralisation des déclarations de patrimoine, l'application de la loi sur l'accès à l'information, une réforme de la justice et l'aménagement du calendrier électoral en vue des scrutins à venir.
Transformer la rente pétrolière, gazière et minière. Le troisième axe vise à tirer davantage profit des ressources extractives, à travers PETROSEN, appelée à jouer un rôle stratégique renforcé. Le dossier du gisement Yakaar-Teranga a été pointé comme nécessitant des corrections de gestion. Dans les mines, l'objectif est de porter les recettes annuelles de l'État à environ 600 milliards de FCFA d'ici 2029, avec une transformation locale accrue.
Améliorer le quotidien des Sénégalais. Le quatrième engagement cible directement le pouvoir d'achat et les conditions de vie : renforcement des filets sociaux, doublement annoncé de l'enveloppe des bourses de sécurité familiale dès 2027, baisse visée de 30 % du prix de l'électricité d'ici 2030, construction de logements et de salles de classe, et recrutement de milliers d'enseignants supplémentaires.
Rééquilibrer le territoire. Cinquième et dernier axe : sortir de la concentration des investissements autour de Dakar, à travers un découpage en huit pôles de développement, plus de 3 000 kilomètres de routes de désenclavement, la relance du rail vers Tambacounda et la construction de nouveaux hôpitaux régionaux dans plusieurs villes du pays.
Sur la méthode, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de prioriser les projets à fort impact via une banque de projets, de conditionner tout financement à un impact démontré, d'attacher chaque ministre à des objectifs mesurables, et de publier trimestriellement les résultats de l'action gouvernementale.
Assainir les finances publiques avant toute chose. Premier chantier assumé : mettre à plat une situation budgétaire dégradée, révélée par les audits menés depuis 2024. Le chef du Gouvernement a rappelé que la dette publique consolidée atteignait, fin 2024, environ 132 % du PIB — plus de 23 500 milliards de FCFA — pour un déficit réévalué à 13,7 % du PIB. Le plan de redressement « Jubbanti Koom » (2025-2028), doté de plus de 6 000 milliards de FCFA, peine pour l'instant à atteindre ses objectifs de mobilisation de ressources domestiques, avec un taux de réalisation d'environ 57 % à fin août 2026. Dans ce contexte, l'accord technique avec le FMI doit permettre de stabiliser la macroéconomie, réduire les vulnérabilités budgétaires et soutenir la croissance privée. Une réforme progressive des subventions au carburant, jugées mal ciblées, est également annoncée, avec un objectif de ramener leur coût sous la barre de 1 % du PIB d'ici 2029.
Remettre l'État en ordre. Le deuxième engagement porte sur la gouvernance elle-même : audit des finances publiques sur la période 2019-2024 transmis à la justice, enquêtes ouvertes pour suspicion de détournements, renégociation d'une trentaine de conventions minières et réforme des contrats stratégiques. Sur le plan institutionnel, le Gouvernement promet la généralisation des déclarations de patrimoine, l'application de la loi sur l'accès à l'information, une réforme de la justice et l'aménagement du calendrier électoral en vue des scrutins à venir.
Transformer la rente pétrolière, gazière et minière. Le troisième axe vise à tirer davantage profit des ressources extractives, à travers PETROSEN, appelée à jouer un rôle stratégique renforcé. Le dossier du gisement Yakaar-Teranga a été pointé comme nécessitant des corrections de gestion. Dans les mines, l'objectif est de porter les recettes annuelles de l'État à environ 600 milliards de FCFA d'ici 2029, avec une transformation locale accrue.
Améliorer le quotidien des Sénégalais. Le quatrième engagement cible directement le pouvoir d'achat et les conditions de vie : renforcement des filets sociaux, doublement annoncé de l'enveloppe des bourses de sécurité familiale dès 2027, baisse visée de 30 % du prix de l'électricité d'ici 2030, construction de logements et de salles de classe, et recrutement de milliers d'enseignants supplémentaires.
Rééquilibrer le territoire. Cinquième et dernier axe : sortir de la concentration des investissements autour de Dakar, à travers un découpage en huit pôles de développement, plus de 3 000 kilomètres de routes de désenclavement, la relance du rail vers Tambacounda et la construction de nouveaux hôpitaux régionaux dans plusieurs villes du pays.
Sur la méthode, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de prioriser les projets à fort impact via une banque de projets, de conditionner tout financement à un impact démontré, d'attacher chaque ministre à des objectifs mesurables, et de publier trimestriellement les résultats de l'action gouvernementale.