La Commission européenne intensifie son dispositif contre la désinformation sur les réseaux sociaux après la vague migratoire exceptionnelle observée à Ceuta, enclave espagnole située sur la côte nord de l’Afrique.
La commissaire européenne chargée de la Souveraineté technologique, de la Sécurité et de la Démocratie, Henna Virkkunen, a indiqué lundi soir que les plateformes TikTok et Meta avaient activé leurs protocoles de crise et mis en place un mécanisme spécifique de coopération avec des organisations de fact-checking.
L’objectif affiché est de limiter la diffusion de contenus trompeurs susceptibles d’inciter de nouvelles personnes à tenter de franchir illégalement la frontière.
TikTok et Meta associés aux fact-checkers
Dans le cadre de ce nouveau mécanisme, la Commission européenne a mis en relation Meta et TikTok avec des fact-checkers spécialisés dans le contexte local.
Ces derniers peuvent signaler aux plateformes l’apparition de contenus considérés comme problématiques ou trompeurs.
Un porte-parole de la Commission a expliqué mardi que ce dispositif devait notamment permettre aux réseaux sociaux de disposer d’informations plus précises sur le contexte entourant les publications diffusées en ligne.
La coopération vise ainsi à permettre aux plateformes de réagir plus efficacement face aux contenus susceptibles d'alimenter la désinformation sur la situation à Ceuta.
Une rumeur aurait alimenté la ruée vers Ceuta
Selon les éléments communiqués par la Commission européenne, la vague migratoire observée à la fin du mois de juillet pourrait avoir été alimentée, au moins en partie, par une rumeur diffusée sur les réseaux sociaux.
Cette rumeur aurait laissé entendre que les personnes parvenant à franchir la frontière de Ceuta pourraient ensuite entrer facilement en Europe.
L’information, présentée comme trompeuse, aurait contribué à encourager des candidats à l’immigration à tenter leur chance par cette enclave espagnole.
Des dizaines de milliers de personnes tentent de franchir la frontière
En quelques jours, à la fin du mois de juillet, des dizaines de milliers de personnes ont tenté de franchir la frontière pour rejoindre Ceuta.
Certaines tentatives ont eu lieu par voie terrestre, tandis que d’autres migrants ont essayé de rejoindre l’enclave à la nage.
Selon les informations rapportées, plusieurs dizaines de personnes sont mortes noyées lors de ces tentatives.
L’ampleur de cette mobilisation migratoire a suscité une réaction rapide des autorités espagnoles et européennes.
Bruxelles renforce la coordination avec les plateformes
La Commission européenne, Europol, Meta et TikTok ont intensifié leur coordination depuis le déclenchement de la crise.
Henna Virkkunen a indiqué que les différents acteurs étaient désormais en contact quotidien et avaient renforcé leur coopération.
Cette coordination s’appuie notamment sur le code de conduite contre la désinformation, prévu dans le cadre du Digital Services Act (DSA), le règlement européen sur les services numériques.
Selon Bruxelles, ce dispositif repose notamment sur une coopération volontaire entre les plateformes et les différents acteurs chargés de lutter contre la désinformation.
Le DSA au cœur de la réponse européenne
Le mécanisme activé pour répondre à la situation de Ceuta est prévu dans le cadre du code de conduite contre la désinformation.
En période de crise, ce dispositif permet notamment de mettre en place une coopération renforcée entre les plateformes et les fact-checkers.
Ces derniers peuvent transmettre des informations et signaler des contenus problématiques afin d’aider les plateformes à appliquer leurs propres règles.
La Commission rappelle notamment que les plateformes se sont engagées à interdire les contenus liés au trafic d’êtres humains.
Bruxelles pourrait aller plus loin
Pour le moment, la Commission européenne estime que le mécanisme mis en place constitue une réponse efficace à la situation.
Mais Bruxelles n’exclut pas de renforcer encore son action si la situation l’exige.
Un nouveau rendez-vous est notamment prévu avec le groupe de travail sur l’intégrité de l’espace de l’information, qui participe notamment au suivi de l’application du DSA dans les États membres.
La possibilité d’utiliser d’autres instruments prévus par le règlement européen pourrait être examinée afin de répondre à la crise liée à Ceuta.
Les réseaux sociaux au centre de la gestion des crises migratoires
Cette affaire illustre le rôle croissant des réseaux sociaux dans les mouvements migratoires contemporains.
Une rumeur largement relayée en ligne peut rapidement toucher un grand nombre de personnes et influencer leurs décisions, notamment lorsqu’elle concerne les conditions d’entrée dans l’Union européenne.
Pour Bruxelles, l’enjeu est donc désormais double : répondre à la pression migratoire sur le terrain et limiter la propagation de contenus trompeurs susceptibles d’amplifier les mouvements de population.
La coopération entre les institutions européennes, les plateformes numériques et les fact-checkers devrait ainsi rester au cœur du dispositif dans les prochains jours.
La commissaire européenne chargée de la Souveraineté technologique, de la Sécurité et de la Démocratie, Henna Virkkunen, a indiqué lundi soir que les plateformes TikTok et Meta avaient activé leurs protocoles de crise et mis en place un mécanisme spécifique de coopération avec des organisations de fact-checking.
L’objectif affiché est de limiter la diffusion de contenus trompeurs susceptibles d’inciter de nouvelles personnes à tenter de franchir illégalement la frontière.
TikTok et Meta associés aux fact-checkers
Dans le cadre de ce nouveau mécanisme, la Commission européenne a mis en relation Meta et TikTok avec des fact-checkers spécialisés dans le contexte local.
Ces derniers peuvent signaler aux plateformes l’apparition de contenus considérés comme problématiques ou trompeurs.
Un porte-parole de la Commission a expliqué mardi que ce dispositif devait notamment permettre aux réseaux sociaux de disposer d’informations plus précises sur le contexte entourant les publications diffusées en ligne.
La coopération vise ainsi à permettre aux plateformes de réagir plus efficacement face aux contenus susceptibles d'alimenter la désinformation sur la situation à Ceuta.
Une rumeur aurait alimenté la ruée vers Ceuta
Selon les éléments communiqués par la Commission européenne, la vague migratoire observée à la fin du mois de juillet pourrait avoir été alimentée, au moins en partie, par une rumeur diffusée sur les réseaux sociaux.
Cette rumeur aurait laissé entendre que les personnes parvenant à franchir la frontière de Ceuta pourraient ensuite entrer facilement en Europe.
L’information, présentée comme trompeuse, aurait contribué à encourager des candidats à l’immigration à tenter leur chance par cette enclave espagnole.
Des dizaines de milliers de personnes tentent de franchir la frontière
En quelques jours, à la fin du mois de juillet, des dizaines de milliers de personnes ont tenté de franchir la frontière pour rejoindre Ceuta.
Certaines tentatives ont eu lieu par voie terrestre, tandis que d’autres migrants ont essayé de rejoindre l’enclave à la nage.
Selon les informations rapportées, plusieurs dizaines de personnes sont mortes noyées lors de ces tentatives.
L’ampleur de cette mobilisation migratoire a suscité une réaction rapide des autorités espagnoles et européennes.
Bruxelles renforce la coordination avec les plateformes
La Commission européenne, Europol, Meta et TikTok ont intensifié leur coordination depuis le déclenchement de la crise.
Henna Virkkunen a indiqué que les différents acteurs étaient désormais en contact quotidien et avaient renforcé leur coopération.
Cette coordination s’appuie notamment sur le code de conduite contre la désinformation, prévu dans le cadre du Digital Services Act (DSA), le règlement européen sur les services numériques.
Selon Bruxelles, ce dispositif repose notamment sur une coopération volontaire entre les plateformes et les différents acteurs chargés de lutter contre la désinformation.
Le DSA au cœur de la réponse européenne
Le mécanisme activé pour répondre à la situation de Ceuta est prévu dans le cadre du code de conduite contre la désinformation.
En période de crise, ce dispositif permet notamment de mettre en place une coopération renforcée entre les plateformes et les fact-checkers.
Ces derniers peuvent transmettre des informations et signaler des contenus problématiques afin d’aider les plateformes à appliquer leurs propres règles.
La Commission rappelle notamment que les plateformes se sont engagées à interdire les contenus liés au trafic d’êtres humains.
Bruxelles pourrait aller plus loin
Pour le moment, la Commission européenne estime que le mécanisme mis en place constitue une réponse efficace à la situation.
Mais Bruxelles n’exclut pas de renforcer encore son action si la situation l’exige.
Un nouveau rendez-vous est notamment prévu avec le groupe de travail sur l’intégrité de l’espace de l’information, qui participe notamment au suivi de l’application du DSA dans les États membres.
La possibilité d’utiliser d’autres instruments prévus par le règlement européen pourrait être examinée afin de répondre à la crise liée à Ceuta.
Les réseaux sociaux au centre de la gestion des crises migratoires
Cette affaire illustre le rôle croissant des réseaux sociaux dans les mouvements migratoires contemporains.
Une rumeur largement relayée en ligne peut rapidement toucher un grand nombre de personnes et influencer leurs décisions, notamment lorsqu’elle concerne les conditions d’entrée dans l’Union européenne.
Pour Bruxelles, l’enjeu est donc désormais double : répondre à la pression migratoire sur le terrain et limiter la propagation de contenus trompeurs susceptibles d’amplifier les mouvements de population.
La coopération entre les institutions européennes, les plateformes numériques et les fact-checkers devrait ainsi rester au cœur du dispositif dans les prochains jours.