Crise à la FIFA : Après l'UEFA, la CONCACAF rejette à son tour le projet de privatisation de la Coupe du Monde

ZURICH — La fronde des instances continentales s'intensifie contre la présidence de Gianni Infantino. Après les menaces de boycott brandies par l'UEFA, c'est au tour de la CONCACAF de s'opposer catégoriquement au projet d'ouverture du capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés.



Un rejet unanime des 41 fédérations de la zone Amérique du Nord et Caraïbes

Réunies lors d'une session d'urgence, les 41 associations membres de la CONCACAF ont voté à l'unanimité contre la création de la structure « FIFA Forward Enterprise » et la vente de parts du tournoi mondial à des fonds de capital-investissement.

Cette position officielle a été immédiatement appuyée par les grandes fédérations de la région, notamment la Fédération américaine de football (US Soccer).

Déficit de transparence et gouvernance contestée

Dans sa déclaration officielle, la CONCACAF pointe du doigt plusieurs dysfonctionnements majeurs dans la méthode adoptée par l'instance faîtière du football mondial :

Absence de consultation : La proposition a été soumise sans examen préalable ni approbation des organes de gouvernance compétents de la FIFA.

Calendrier imposé : Un délai jugé anormalement court a été fixé pour forcer l'adhésion des fédérations.

Justification financière ambiguë : Les membres s'interrogent sur la nécessité d'appeler du capital privé au lendemain d'une édition de la Coupe du monde ayant généré des revenus historiques.

Vers un blocage politique majeur pour la FIFA

Cette double opposition de l'UEFA et de la CONCACAF fragilise considérablement la position de la FIFA. Les regards se tournent désormais vers la Confédération Africaine de Football (CAF), la Confédération Asiatique (AFC) et la CONMEBOL (Amérique du Sud), dont les décisions officielles n'ont pas encore été rendues publiques.

Rédigé par le Vendredi 31 Juillet 2026 à 16:05