Constitution du gouvernement: Guy Marius Sagna dénonce un « déni démocratique » et un « braquage électoral » après le désaccord avec le Président

Le ton se durcit radicalement au sein de la majorité parlementaire. À la suite de l'annonce officielle par Ousmane Sonko du retrait de PASTEF-Les Patriotes du processus de formation du nouveau gouvernement, le député panafricaniste Guy Marius Sagna est monté au créneau avec une virulence inédite. À travers une déclaration officielle publiée sur ses canaux de communication, le parlementaire a fustigé l'attitude du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qualifiant la situation de véritable parjure institutionnel face à la légitimité des urnes.



Le rappel de la majorité écrasante de PASTEF à l'Assemblée
Pour étayer son accusation de « déni démocratique », Guy Marius Sagna s'appuie sur la configuration politique issue des dernières consultations nationales :

Une légitimité incontestable : Le député rappelle que le peuple sénégalais a massivement accordé sa confiance à PASTEF lors des élections législatives du 17 novembre 2024.

Le poids des chiffres : La formation souverainiste a obtenu une majorité hégémonique à l'hémicycle, raflant un total de 130 députés sur les 165 que compte l'Assemblée nationale.

L'accusation de "braquage électoral" contre le Chef de l'État
Selon l'analyse sans concession du parlementaire, le refus du président de la République de s'entendre avec PASTEF pour composer l'équipe ministérielle constitue une faute républicaine majeure :

Le refus du verdict des urnes : Pour Guy Marius Sagna, un chef de l'État qui ne s'accorde pas avec le parti ultra-majoritaire refuse tout simplement d'appliquer le résultat direct des élections législatives.

Un mépris de la souveraineté populaire : En écartant ou en ne trouvant pas de compromis avec la direction du parti, le président se rend coupable, selon lui, d'un déni démocratique flagrant en refusant de respecter la volonté souveraine exprimée par le peuple dans les bureaux de vote.

Une trahison envers les électeurs : Le député n'hésite pas à qualifier cette architecture gouvernementale exclusive de « braquage électoral » dirigé directement contre PASTEF et les millions de citoyens qui ont voté pour son projet politique.

Cette sortie au vitriol de Guy Marius Sagna confirme que le retrait de PASTEF de l'exécutif n'est pas une simple séparation technique, mais le début d'une confrontation politique et institutionnelle ouverte entre le Palais présidentiel et une Assemblée nationale solidement contrôlée par les "Patriotes".

Rédigé par le Lundi 1 Juin 2026 à 23:22