Les chiffres sont parlants : près de 40 % de la viande rouge consommée au Sénégal provient du Mali, tandis que la Mauritanie exporte chaque année environ 250 000 têtes de moutons vers le marché sénégalais. Cette dépendance structurelle s'explique par une production nationale insuffisante, pénalisée par le faible nombre de pâturages et le coût élevé de l'aliment de bétail. À cela s'ajoute l'insécurité au Mali, qui fait grimper les frais de transport et les taxes, se répercutant directement sur le prix du kilogramme de bœuf, qui oscille désormais entre 4 200 et 4 500 francs CFA.
Le secteur laitier n'est pas épargné, avec des importations estimées à 153 milliards de francs CFA en 2025, dominées par le lait en poudre au détriment de la production locale. Pour inverser la tendance, le chef de l'État prône une transformation structurelle des chaînes de valeur. Les défis sont de taille : moderniser l'élevage traditionnel pour attirer les investisseurs, développer les zones de pâturage et, surtout, réformer des circuits de distribution jugés trop complexes et coûteux. Une "voie royale" nécessaire pour soulager le portefeuille des consommateurs sénégalais.
Le secteur laitier n'est pas épargné, avec des importations estimées à 153 milliards de francs CFA en 2025, dominées par le lait en poudre au détriment de la production locale. Pour inverser la tendance, le chef de l'État prône une transformation structurelle des chaînes de valeur. Les défis sont de taille : moderniser l'élevage traditionnel pour attirer les investisseurs, développer les zones de pâturage et, surtout, réformer des circuits de distribution jugés trop complexes et coûteux. Une "voie royale" nécessaire pour soulager le portefeuille des consommateurs sénégalais.