Poursuites pour offense au chef de l'État et propos contraires aux bonnes mœurs
Les trois collaborateurs du média en ligne Feeñal Digital avaient été placés sous mandat de dépôt le 30 juillet dernier avant d'être jugés selon la procédure de flagrant délit. Les chefs d'accusation retenus par le ministère public portaient sur l'offense au chef de l'État et la tenue de discours contraires aux bonnes mœurs.
L'affaire fait suite à la publication d'une séquence vidéo sur la plateforme TikTok, tournée lors du Magal de Mbacké Bari. Dans cette vidéo, les trois hommes prononçaient des prières invoquant « le malheur et la mort » contre « celui qui a trahi le projet de Pastef ». Bien que le nom du président Bassirou Diomaye Faye n'ait pas été formellement prononcé, les propos ont été analysés par l'accusation comme visant directement le chef de l'État.
Les arguments de la défense
Lors des débats d'audience, le conseil des prévenus, Me Aby Nar Ndiaye, a sollicité la relaxe pure et simple de ses clients. L'avocate a fait valoir que la constitution de l'infraction d'offense au chef de l'État nécessite une désignation nommée ou explicite de la personne visée, soutenant par ailleurs que le contenu diffusé relevait d'un échange informel retranscrit dans un cadre privé.
Le tribunal n'a pas suivi ces réquisitions de défense et a prononcé des peines de prison ferme à l'encontre des trois acteurs médiatiques.
Les trois collaborateurs du média en ligne Feeñal Digital avaient été placés sous mandat de dépôt le 30 juillet dernier avant d'être jugés selon la procédure de flagrant délit. Les chefs d'accusation retenus par le ministère public portaient sur l'offense au chef de l'État et la tenue de discours contraires aux bonnes mœurs.
L'affaire fait suite à la publication d'une séquence vidéo sur la plateforme TikTok, tournée lors du Magal de Mbacké Bari. Dans cette vidéo, les trois hommes prononçaient des prières invoquant « le malheur et la mort » contre « celui qui a trahi le projet de Pastef ». Bien que le nom du président Bassirou Diomaye Faye n'ait pas été formellement prononcé, les propos ont été analysés par l'accusation comme visant directement le chef de l'État.
Les arguments de la défense
Lors des débats d'audience, le conseil des prévenus, Me Aby Nar Ndiaye, a sollicité la relaxe pure et simple de ses clients. L'avocate a fait valoir que la constitution de l'infraction d'offense au chef de l'État nécessite une désignation nommée ou explicite de la personne visée, soutenant par ailleurs que le contenu diffusé relevait d'un échange informel retranscrit dans un cadre privé.
Le tribunal n'a pas suivi ces réquisitions de défense et a prononcé des peines de prison ferme à l'encontre des trois acteurs médiatiques.