Le projet de loi n°40/2026 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l'année 2026 n'aura jamais été discuté article par article. Les parlementaires ont adopté une question préalable défendue par le député Amadou Ba, du groupe majoritaire Pastef, qui dispense l'Assemblée de délibérer sur le texte et entraîne son rejet immédiat. Selon les décomptes rapportés par la presse, 109 élus se sont prononcés pour ce rejet, contre 20 voix opposées et 3 abstentions.
L'argument principal avancé par la majorité porte sur la « sincérité » des prévisions budgétaires. Déposé le 18 septembre, le texte ramenait les recettes à 5 848,7 milliards de FCFA, contre 6 188,8 milliards prévus initialement, tout en portant les dépenses à 7 583,9 milliards. Le déficit passait ainsi à 1 735,2 milliards, soit 7,6 % du PIB, contre 5,4 % dans la loi de finances initiale. Les députés ont également jugé insuffisantes les informations fournies sur l'endettement de l'État et ses besoins de financement.
Le ministre de l'Économie et des Finances, Cheikh Diba, a dénoncé un simple prétexte pour écarter le budget révisé. Cette loi devait permettre à l'État de régler une partie de ses dettes envers des entreprises privées et des fournisseurs d'électricité, mais aussi de financer le combustible des centrales. Son rejet complique la suite du dossier, alors que le Sénégal attend le feu vert du Fonds monétaire international pour un financement de 2,2 milliards de dollars.
Ce vote s'inscrit dans un climat de rupture politique entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ancien Premier ministre aujourd'hui président de l'Assemblée nationale. Le gouvernement doit désormais explorer les options juridiques et constitutionnelles à sa disposition pour assurer l'exécution budgétaire de fin d'année.
L'argument principal avancé par la majorité porte sur la « sincérité » des prévisions budgétaires. Déposé le 18 septembre, le texte ramenait les recettes à 5 848,7 milliards de FCFA, contre 6 188,8 milliards prévus initialement, tout en portant les dépenses à 7 583,9 milliards. Le déficit passait ainsi à 1 735,2 milliards, soit 7,6 % du PIB, contre 5,4 % dans la loi de finances initiale. Les députés ont également jugé insuffisantes les informations fournies sur l'endettement de l'État et ses besoins de financement.
Le ministre de l'Économie et des Finances, Cheikh Diba, a dénoncé un simple prétexte pour écarter le budget révisé. Cette loi devait permettre à l'État de régler une partie de ses dettes envers des entreprises privées et des fournisseurs d'électricité, mais aussi de financer le combustible des centrales. Son rejet complique la suite du dossier, alors que le Sénégal attend le feu vert du Fonds monétaire international pour un financement de 2,2 milliards de dollars.
Ce vote s'inscrit dans un climat de rupture politique entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ancien Premier ministre aujourd'hui président de l'Assemblée nationale. Le gouvernement doit désormais explorer les options juridiques et constitutionnelles à sa disposition pour assurer l'exécution budgétaire de fin d'année.