Le gouvernement sénégalais a dévoilé dimanche 25 octobre, lors d’une conférence de presse au Building administratif Mamadou Dia, son projet de loi de finances rectificative (LFR) pour 2026. Le Premier ministre, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, y voit une « nécessité objective » : les équilibres du budget initial ont changé, il faut donc les ajuster.
Les chiffres avancés dessinent un budget sous tension. Les recettes devraient reculer d’environ 340 milliards FCFA, principalement parce que les ressources attendues du Plan de redressement économique et social (PRES) n’ont pas été mobilisées au niveau prévu. Les charges, elles, grimpent de 540 milliards. Les régies financières ont pourtant fait mieux que prévu : à fin septembre, Douanes et Impôts avaient collecté 81,2 milliards de plus que leurs objectifs, ce qui n’a pas suffi à compenser le recul.
Le pétrole pèse lourd. Le budget initial reposait sur un baril à 64 dollars, alors que les cours ont dépassé 110 dollars, ce qui alourdit les subventions à l’énergie. Le ministre de l’Économie, Cheikh Diba, a évoqué un déficit pouvant atteindre 10 % et des besoins de financement supérieurs à 6 700 milliards FCFA, avec à la clé un risque de nouveaux arriérés de paiement.
Pour s’ajuster, la LFR réduit de 555 milliards FCFA les crédits d’investissement. Le chef du gouvernement a expliqué que ce report vise à concentrer les moyens sur les projets dont le financement est assuré : mieux vaut reporter une inscription qui ne peut pas être exécutée que bloquer d’autres dépenses. Plusieurs chantiers hospitaliers (Mbour, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, Matam) se poursuivraient en 2027, tout comme l’assainissement de Touba, les agropoles et certaines infrastructures scolaires et sanitaires.
Le texte prévoit aussi 300 milliards FCFA pour régler une partie des arriérés dus aux entreprises, dont le stock restant est évalué à 1 956 milliards. Pour se financer, l’État compte surtout sur le marché financier régional plutôt que sur de nouveaux emprunts extérieurs. Le Premier ministre affirme que la Vision Sénégal 2050 n’est pas remise en cause : seule la méthode change.
Les chiffres avancés dessinent un budget sous tension. Les recettes devraient reculer d’environ 340 milliards FCFA, principalement parce que les ressources attendues du Plan de redressement économique et social (PRES) n’ont pas été mobilisées au niveau prévu. Les charges, elles, grimpent de 540 milliards. Les régies financières ont pourtant fait mieux que prévu : à fin septembre, Douanes et Impôts avaient collecté 81,2 milliards de plus que leurs objectifs, ce qui n’a pas suffi à compenser le recul.
Le pétrole pèse lourd. Le budget initial reposait sur un baril à 64 dollars, alors que les cours ont dépassé 110 dollars, ce qui alourdit les subventions à l’énergie. Le ministre de l’Économie, Cheikh Diba, a évoqué un déficit pouvant atteindre 10 % et des besoins de financement supérieurs à 6 700 milliards FCFA, avec à la clé un risque de nouveaux arriérés de paiement.
Pour s’ajuster, la LFR réduit de 555 milliards FCFA les crédits d’investissement. Le chef du gouvernement a expliqué que ce report vise à concentrer les moyens sur les projets dont le financement est assuré : mieux vaut reporter une inscription qui ne peut pas être exécutée que bloquer d’autres dépenses. Plusieurs chantiers hospitaliers (Mbour, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, Matam) se poursuivraient en 2027, tout comme l’assainissement de Touba, les agropoles et certaines infrastructures scolaires et sanitaires.
Le texte prévoit aussi 300 milliards FCFA pour régler une partie des arriérés dus aux entreprises, dont le stock restant est évalué à 1 956 milliards. Pour se financer, l’État compte surtout sur le marché financier régional plutôt que sur de nouveaux emprunts extérieurs. Le Premier ministre affirme que la Vision Sénégal 2050 n’est pas remise en cause : seule la méthode change.