Baobab Capital: le fonds né de Jambaar mise sur l’Afrique

Après Jambaar TPM, nouveau terminal du Port autonome de Dakar, deux entrepreneurs lancent Baobab Capital. Ce fonds d’investissement, attendu pour le quatrième trimestre 2026, veut financer des projets structurants au Sénégal, puis sur le continent, avec une promesse : créer la valeur localement.



Une rencontre à l’origine du fonds

Baobab Capital est né de la rencontre entre Modou Mamoune Sène, du groupe sénégalais Maor Group, et Grégory Brion, de Conti-Lines Group, en Belgique. Les deux dirigeants partagent une conviction : le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest offrent un vaste champ d’opportunités, à condition de bâtir des partenariats fondés sur l’équilibre, la confiance et la responsabilité.

Jambaar TPM, première concrétisation

Cette vision s’est d’abord traduite par Jambaar TPM, structurée avec Conti-Lines (Belgique), Maor Group (Sénégal), Ership Grupo (Espagne), Port d’Anvers-Bruges International et le Port autonome de Dakar. Le projet porte sur le Môle 4 du port de Dakar, avec l’objectif de moderniser la logistique portuaire et maritime, notamment pour l’acier, le conventionnel et l’agro-alimentaire. Lancé en décembre 2025, il représente un investissement total de 130 milliards de FCFA.

Des ports régionaux au cœur de la Vision Sénégal 2050

Jambaar s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050. L’ambition est de relier Dakar aux ports régionaux de Ziguinchor, Saint-Louis, Kaolack et Ndakhonga par les voies fluvio-maritimes navigables. À terme, cela ouvrirait progressivement l’accès aux marchés de la Mauritanie, du Mali, du Cap-Vert, de la Guinée, de la Gambie et de la Guinée-Bissau. Les ports régionaux deviendraient ainsi de véritables pôles de développement économique et territorial.

Baobab Capital : changer d’échelle

Fort de cette expérience, Grégory Brion affirme que Jambaar a démontré qu’un partenariat équilibré peut faire émerger des projets structurants. Baobab Capital veut appliquer ce modèle à d’autres secteurs : infrastructures dédiées, logistique et magasinage, immobilier, data centers et agro-industrie. Le fonds se veut plus qu’un apporteur de capitaux : il ambitionne d’accompagner les projets en réunissant partenaires, compétences et moyens autour d’eux.

Investir en Afrique, transformer en Afrique

Pour Modou Mamoune Sène, l’objectif est de « créer de la valeur localement ». Baobab Capital défend une coopération d’égale dignité entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, qui ne se limite pas aux capitaux et aux technologies. Elle doit aussi créer des emplois, développer les compétences, soutenir l’industrialisation et favoriser la transformation locale des ressources du continent.

Un lancement attendu fin 2026

Le fonds est actuellement en phase de lancement et doit devenir opérationnel au quatrième trimestre 2026. Son message : l’Afrique est un vivier d’opportunités, et l’enjeu est de mettre en synergie capitaux et projets structurants pour en faire des moteurs de création de valeur. Plus d’informations sur jambaar.org et baobabcapital.org.

Rédigé par le Vendredi 9 Octobre 2026 à 03:23