Samedi, l’attaque contre l’aéroport international de Riyad a fait 13 morts et 309 blessés, d’après ce bilan, et les vols ont été interrompus jusqu’à nouvel ordre, selon une source du secteur aérien. Parmi les victimes figurent des Saoudiens, des Bangladais et des ressortissants des États-Unis, d’Égypte, d’Argentine, de Syrie, de Palestine, du Soudan et d’Inde. Dimanche, une nouvelle frappe contre le même aéroport a tué au moins un Pakistanais et blessé 11 personnes, selon l’Autorité saoudienne de l’aviation civile. Selon Flightradar24, sa fermeture a été prolongée jusqu’à lundi 21h00 GMT.
Les Houthis, mouvement pro-iranien, disent avoir mené quatre opérations en 24 heures, avec des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones. Ils affirment avoir visé l’aéroport de Riyad en trois phases depuis vendredi soir, ainsi que deux sites du géant énergétique Aramco, une installation gazière à Shugadam et une raffinerie à Tanajib, dans l’est du pays. Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, a dit que l’aéroport international de Dammam avait été touché de plein fouet. Le site de l’aéroport a fait état de nombreux vols retardés, et l’aviation civile saoudienne a signalé dimanche soir une nouvelle frappe, dont les dégâts étaient en cours d’évaluation.
La coalition conduite par l’Arabie saoudite a qualifié l’attaque de samedi de « crime de guerre » et promis d’y répondre avec fermeté. Son porte-parole, le général Turki al-Malki, a annoncé l’interception d’un drone dans l’est du royaume, puis celle d’un missile balistique houthi qui se dirigeait vers Khamis Mushait, dans le sud, où se trouve une importante base militaire. Les Émirats arabes unis ont exprimé leur solidarité avec Riyad. Les Houthis, eux, dénoncent une « brutale agression saoudienne » et font état de 124 frappes aériennes contre le Yémen depuis samedi, dont plusieurs sur Sanaa, la capitale qu’ils contrôlent.
L’ampleur de ces attaques est inédite depuis le début de la guerre au Yémen en 2014, selon l’AFP. Les combats entre le gouvernement yéménite, soutenu par Riyad, et les Houthis, qui contrôlent depuis dix ans de larges zones du pays, ont repris en juillet après des années de relative accalmie. En septembre, les Houthis ont lancé une offensive éclair et pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, ce qui a déclenché une contre-offensive gouvernementale. Des sources militaires du camp gouvernemental disent avoir progressé autour du détroit sans le sécuriser, tandis qu’un responsable houthi affirme tenir toujours l’île de Mayyoun, au cœur de ce passage.
Les Houthis avaient déjà revendiqué mercredi et jeudi des frappes contre l’aéroport de Riyad, qui ont fait six morts au total. Ils ont renouvelé dimanche leur avertissement aux voyageurs et aux compagnies aériennes : selon eux, les aéroports saoudiens ne sont « pas sûrs », à l’exception de ceux de La Mecque et de Médine. Octobre marque généralement le début de la haute saison de la Omra, qui attire des millions de musulmans dans le royaume.
Ces dernières semaines, Riyad et ses alliés ont réclamé à plusieurs reprises un soutien international, notamment aux États-Unis, sans résultat jusqu’ici. L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont convenu de mettre en pratique sans délai un accord de défense signé en août à La Mecque.
Les Houthis, mouvement pro-iranien, disent avoir mené quatre opérations en 24 heures, avec des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones. Ils affirment avoir visé l’aéroport de Riyad en trois phases depuis vendredi soir, ainsi que deux sites du géant énergétique Aramco, une installation gazière à Shugadam et une raffinerie à Tanajib, dans l’est du pays. Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, a dit que l’aéroport international de Dammam avait été touché de plein fouet. Le site de l’aéroport a fait état de nombreux vols retardés, et l’aviation civile saoudienne a signalé dimanche soir une nouvelle frappe, dont les dégâts étaient en cours d’évaluation.
La coalition conduite par l’Arabie saoudite a qualifié l’attaque de samedi de « crime de guerre » et promis d’y répondre avec fermeté. Son porte-parole, le général Turki al-Malki, a annoncé l’interception d’un drone dans l’est du royaume, puis celle d’un missile balistique houthi qui se dirigeait vers Khamis Mushait, dans le sud, où se trouve une importante base militaire. Les Émirats arabes unis ont exprimé leur solidarité avec Riyad. Les Houthis, eux, dénoncent une « brutale agression saoudienne » et font état de 124 frappes aériennes contre le Yémen depuis samedi, dont plusieurs sur Sanaa, la capitale qu’ils contrôlent.
L’ampleur de ces attaques est inédite depuis le début de la guerre au Yémen en 2014, selon l’AFP. Les combats entre le gouvernement yéménite, soutenu par Riyad, et les Houthis, qui contrôlent depuis dix ans de larges zones du pays, ont repris en juillet après des années de relative accalmie. En septembre, les Houthis ont lancé une offensive éclair et pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, ce qui a déclenché une contre-offensive gouvernementale. Des sources militaires du camp gouvernemental disent avoir progressé autour du détroit sans le sécuriser, tandis qu’un responsable houthi affirme tenir toujours l’île de Mayyoun, au cœur de ce passage.
Les Houthis avaient déjà revendiqué mercredi et jeudi des frappes contre l’aéroport de Riyad, qui ont fait six morts au total. Ils ont renouvelé dimanche leur avertissement aux voyageurs et aux compagnies aériennes : selon eux, les aéroports saoudiens ne sont « pas sûrs », à l’exception de ceux de La Mecque et de Médine. Octobre marque généralement le début de la haute saison de la Omra, qui attire des millions de musulmans dans le royaume.
Ces dernières semaines, Riyad et ses alliés ont réclamé à plusieurs reprises un soutien international, notamment aux États-Unis, sans résultat jusqu’ici. L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont convenu de mettre en pratique sans délai un accord de défense signé en août à La Mecque.