C'est l'une des déclarations les plus marquantes de la Déclaration de politique générale prononcée ce mardi par le Premier ministre. « Nous sommes dans l'ajustement structurel », a affirmé Ahmadou Al Aminou Lô devant l'Assemblée nationale, une formule qui fait directement référence aux programmes économiques imposés dans les années 1980 et 1990 à plusieurs pays africains par le FMI et la Banque mondiale.
Le chef du gouvernement a expliqué que cette situation avait déjà conduit à l'arrêt de nombreux projets publics, dans un contexte où la croissance économique est évaluée à seulement 2,5 % et où certains financements à court terme peuvent représenter jusqu'à 60 % des besoins de trésorerie de l'État. Il a également indiqué que la valeur des obligations sénégalaises sur les marchés financiers avait chuté de moitié, illustrant la dégradation des conditions de financement du pays.
Selon le Premier ministre, l'épargne nationale ne représente que 24 % de la richesse produite par le pays, contre des besoins d'investissement évalués à 31 %, un écart qui contraint l'État à se tourner vers des financements extérieurs. Il a également révélé que les transferts d'argent de la diaspora sénégalaise avaient atteint 2 642 milliards de francs CFA en 2025, mais qu'environ 80 % de cette somme avait été consacrée à des dépenses courantes plutôt qu'à de l'investissement productif.
Ahmadou Al Aminou Lô a par ailleurs révélé que l'État cumulait 1 956 milliards de francs CFA d'arriérés de paiement envers des entreprises sénégalaises et étrangères, dont environ la moitié des dossiers, jugés réguliers, devraient être réglés en priorité. Le règlement de ces arriérés, a-t-il insisté, ne relève pas seulement d'une question comptable mais aussi de la crédibilité de la signature de l'État.
Le chef du gouvernement a expliqué que cette situation avait déjà conduit à l'arrêt de nombreux projets publics, dans un contexte où la croissance économique est évaluée à seulement 2,5 % et où certains financements à court terme peuvent représenter jusqu'à 60 % des besoins de trésorerie de l'État. Il a également indiqué que la valeur des obligations sénégalaises sur les marchés financiers avait chuté de moitié, illustrant la dégradation des conditions de financement du pays.
Selon le Premier ministre, l'épargne nationale ne représente que 24 % de la richesse produite par le pays, contre des besoins d'investissement évalués à 31 %, un écart qui contraint l'État à se tourner vers des financements extérieurs. Il a également révélé que les transferts d'argent de la diaspora sénégalaise avaient atteint 2 642 milliards de francs CFA en 2025, mais qu'environ 80 % de cette somme avait été consacrée à des dépenses courantes plutôt qu'à de l'investissement productif.
Ahmadou Al Aminou Lô a par ailleurs révélé que l'État cumulait 1 956 milliards de francs CFA d'arriérés de paiement envers des entreprises sénégalaises et étrangères, dont environ la moitié des dossiers, jugés réguliers, devraient être réglés en priorité. Le règlement de ces arriérés, a-t-il insisté, ne relève pas seulement d'une question comptable mais aussi de la crédibilité de la signature de l'État.