Agriculture: la récolte de maïs en France chute de près de 50 % en 2026

La production française de maïs grain est estimée autour de 7 millions de tonnes, contre 13,6 millions en 2025. La sécheresse, les fortes chaleurs et le recul des surfaces cultivées expliquent cette campagne exceptionnellement difficile.



La récolte française de maïs grain s’annonce comme l’une des plus faibles depuis plusieurs décennies. Le 20 octobre 2026, l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) a indiqué que la production pourrait reculer d’environ 50 % par rapport à l’année précédente.

Selon les données relayées par l’AFP et Agra, la production pourrait atteindre environ 7,04 millions de tonnes, contre 13,6 millions de tonnes en 2025. Le ministère de l’Agriculture estimait pour sa part la récolte à 7,3 millions de tonnes dans sa note publiée à la mi-octobre. Les chiffres diffèrent légèrement selon les organismes et les méthodes d’estimation, mais tous signalent une baisse exceptionnelle.

Plusieurs facteurs se combinent. Les surfaces consacrées au maïs grain ont diminué, tandis que la sécheresse et les épisodes de fortes chaleurs ont affecté les rendements. La chaleur de la fin juin aurait été particulièrement défavorable au développement des plants. Les résultats varient aussi selon les régions et selon que les parcelles disposent ou non d’irrigation.

Pour les producteurs, cette campagne représente un choc économique. La baisse des volumes peut peser sur les revenus agricoles, la disponibilité de la matière première et les équilibres des filières qui utilisent le maïs pour l’alimentation animale ou l’industrie. L’impact final dépendra également des prix, des stocks disponibles, des importations et de la situation des autres céréales.

L’AGPM appelle l’État à soutenir la filière. Les producteurs mettent en avant la nécessité d’adapter les outils de production aux épisodes de sécheresse, mais les réponses possibles — irrigation, choix variétaux, évolution des assolements et dispositifs d’aide — soulèvent aussi des questions de coût et de gestion de l’eau.

Il convient de présenter le chiffre de 50 % comme une estimation de la filière, et non comme un bilan définitif uniforme pour toutes les exploitations. Les dernières estimations du ministère et des instituts techniques doivent être comparées avant de publier un chiffre final.

Rédigé par le Mercredi 21 Octobre 2026 à 05:04