Le continent africain se trouve à la croisée des chemins dans la mise en œuvre de ses ambitions de développement à long terme. Lors du dernier comité ministériel de suivi de l'Agenda 2063, le tout nouveau président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a envoyé un message fort et pragmatique aux dirigeants du continent. Selon lui, la « Décennie d’accélération » ne sera pas jugée sur la qualité de ses théories ou de ses plans, mais exclusivement sur la réalisation de changements concrets pour les populations.
Présentant le premier rapport d'étape biennal du deuxième plan décennal de mise en œuvre (2024-2033), le chef de l'exécutif de l'UA a révélé que la performance continentale globale de l'Afrique s'élève actuellement à 53 %. Un score encourageant qui cache cependant des disparités et un rythme encore trop lent.
Un constat lucide : des progrès visibles mais inégaux
Si Mahmoud Ali Youssouf a salué des avancées notables, notamment dans les réformes de la gouvernance et l'autonomisation des citoyens, il a tenu à jouer la carte de la franchise. Les progrès ne se produisent pas encore à la vitesse et à l'échelle requises. L'évolution reste particulièrement inégale sur plusieurs projets phares, communément appelés « coups de lune ».
Les 3 chantiers prioritaires pour booster la croissance africaine
Pour redynamiser la marche vers le développement, le Président de la Commission a fixé trois priorités urgentes et non négociables :
Accélérer l’intégration régionale : Il s'agit de capitaliser sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf / AfCFTA), la libéralisation du ciel aérien, l'intégration des marchés énergétiques et la transformation numérique. L'accent doit être mis sur la fin de l'enclavement et le renforcement de la connectivité.
Garantir la paix et la sécurité : L'UA rappelle qu'aucun investissement, aucun commerce d'envergure ni aucun développement durable ne sont possibles sans une stabilité politique et sécuritaire totale à travers le continent.
Réformer le financement du développement : L'Afrique doit urgemment mobiliser ses propres ressources intérieures. Cela passe par une fiscalité plus juste, une gestion rigoureuse des deniers publics, une lutte féroce contre les flux financiers illicites et l'adoption de mécanismes financiers innovants.
Un appel à la redevabilité et un hommage à Alassane Ouattara
Pour clore son intervention, le patron de l'UA a appelé à une cohérence absolue entre la planification, la budgétisation et l’exécution sur le terrain, demandant aux États membres d'intégrer pleinement l'Agenda 2063 dans leurs politiques nationales.
Il a également rendu un vibrant hommage au Président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, en sa qualité de Champion de l’UA pour l’Agenda 2063, saluant son leadership inspirant. « Que ce soit la décennie où l’Afrique passe de manière décisive de l’aspiration à la réalisation », a-t-il conclu avec optimisme.
Présentant le premier rapport d'étape biennal du deuxième plan décennal de mise en œuvre (2024-2033), le chef de l'exécutif de l'UA a révélé que la performance continentale globale de l'Afrique s'élève actuellement à 53 %. Un score encourageant qui cache cependant des disparités et un rythme encore trop lent.
Un constat lucide : des progrès visibles mais inégaux
Si Mahmoud Ali Youssouf a salué des avancées notables, notamment dans les réformes de la gouvernance et l'autonomisation des citoyens, il a tenu à jouer la carte de la franchise. Les progrès ne se produisent pas encore à la vitesse et à l'échelle requises. L'évolution reste particulièrement inégale sur plusieurs projets phares, communément appelés « coups de lune ».
Les 3 chantiers prioritaires pour booster la croissance africaine
Pour redynamiser la marche vers le développement, le Président de la Commission a fixé trois priorités urgentes et non négociables :
Accélérer l’intégration régionale : Il s'agit de capitaliser sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf / AfCFTA), la libéralisation du ciel aérien, l'intégration des marchés énergétiques et la transformation numérique. L'accent doit être mis sur la fin de l'enclavement et le renforcement de la connectivité.
Garantir la paix et la sécurité : L'UA rappelle qu'aucun investissement, aucun commerce d'envergure ni aucun développement durable ne sont possibles sans une stabilité politique et sécuritaire totale à travers le continent.
Réformer le financement du développement : L'Afrique doit urgemment mobiliser ses propres ressources intérieures. Cela passe par une fiscalité plus juste, une gestion rigoureuse des deniers publics, une lutte féroce contre les flux financiers illicites et l'adoption de mécanismes financiers innovants.
Un appel à la redevabilité et un hommage à Alassane Ouattara
Pour clore son intervention, le patron de l'UA a appelé à une cohérence absolue entre la planification, la budgétisation et l’exécution sur le terrain, demandant aux États membres d'intégrer pleinement l'Agenda 2063 dans leurs politiques nationales.
Il a également rendu un vibrant hommage au Président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, en sa qualité de Champion de l’UA pour l’Agenda 2063, saluant son leadership inspirant. « Que ce soit la décennie où l’Afrique passe de manière décisive de l’aspiration à la réalisation », a-t-il conclu avec optimisme.