L’affaire Pape Thiaw est loin d’être close. Elle pourrait même prendre une nouvelle dimension, à la fois financière et institutionnelle, pour la Fédération sénégalaise de football.
Après son départ de la tête de l’équipe nationale et la mise en demeure adressée à la FSF par le cabinet de Me Guèdel Ndiaye, l’ancien sélectionneur réclame 423 820 300 FCFA, au titre de différentes obligations contractuelles qu’il estime impayées.
Mais au-delà du montant réclamé, c’est désormais la procédure ayant conduit à la signature de son dernier contrat qui soulève des interrogations.
Un contrat qui aurait été signé sans l’accord du ministère
Selon une source proche du dossier citée par Dsports, le ministère des Sports n’aurait jamais donné son accord au dernier contrat conclu avec Pape Thiaw.
Cette information, si elle venait à être confirmée officiellement, pourrait ouvrir un débat sur les responsabilités respectives de la Fédération et de l’État dans cet engagement contractuel.
La question est notamment de savoir pourquoi la FSF aurait conclu un nouveau contrat alors que le département ministériel concerné n’y aurait pas donné son aval.
Autre interrogation : la Fédération savait-elle qu’elle risquait de devoir assumer seule les conséquences financières de cet engagement ?
Une addition de 423,8 millions FCFA
Le montant réclamé par Pape Thiaw est particulièrement conséquent.
La demande comprend notamment des salaires, des primes, des indemnités ainsi que différents frais engagés dans le cadre de ses fonctions. La réclamation totale s’élève à 423,8 millions de FCFA.
Si cette somme devait être reconnue comme due et rester à la charge de la FSF, l’impact financier ne serait pas négligeable pour l’instance dirigeante du football sénégalais.
La Fédération pourrait également être amenée à préciser si elle considère cette somme comme une dette contractuelle relevant de ses propres obligations ou si elle entend solliciter une intervention de l’État.
La FSF interpellée sur sa responsabilité
C’est précisément sur ce point que le dossier devient sensible.
Si le ministère des Sports n’avait effectivement pas validé le contrat, pour quelle raison la Fédération a-t-elle néanmoins procédé à sa signature ?
Et si le contrat a été conclu au nom de la FSF, qui devra en assumer les conséquences financières ?
Plusieurs scénarios sont désormais possibles : règlement de la créance par la Fédération, contestation des sommes réclamées ou discussions avec l’État sur la prise en charge éventuelle de tout ou partie de la facture.
À ce stade, aucune réponse officielle de la FSF n’a été communiquée sur ces différents points.
Abdoulaye Fall sollicité, mais pas de réponse
Selon Dsports, le président de la FSF, Abdoulaye Fall, a été sollicité afin de clarifier la situation.
Les questions portaient notamment sur la réception de la mise en demeure envoyée par le conseil de Pape Thiaw, la position de la Fédération sur les 423,8 millions FCFA réclamés et les modalités éventuelles de règlement.
La FSF aurait également été interrogée sur la possibilité de prendre en charge cette somme sur ses propres ressources ou de solliciter le ministère des Sports.
Ces sollicitations seraient toutefois restées sans réponse au moment de la publication.
Une affaire qui dépasse le seul cas de Pape Thiaw
Derrière le contentieux financier se profile une question plus large de gouvernance du football sénégalais.
Jusqu’où une fédération peut-elle engager des obligations contractuelles lorsque des divergences existent avec l’autorité publique impliquée dans le financement ou l’accompagnement de l’équipe nationale ?
La réponse à cette question pourrait être déterminante dans la suite du dossier.
Si la FSF devait régler seule les 423,8 millions FCFA, elle supporterait directement la charge financière de l'engagement contesté.
À l’inverse, si elle sollicitait l’intervention de l’État, le débat pourrait se déplacer vers les conditions dans lesquelles le contrat a été conclu et sur la responsabilité de ceux qui ont pris la décision de l’engager.
La balle est désormais dans le camp de la Fédération
Pour l’heure, le dossier reste ouvert et plusieurs questions demeurent sans réponse.
La FSF va-t-elle reconnaître la créance ? La contester ? Négocier avec Pape Thiaw ? Ou chercher à clarifier la responsabilité financière de l’État et de la Fédération ?
Une prise de position officielle d’Abdoulaye Fall permettrait de mieux comprendre les circonstances de la signature du contrat et la stratégie de la FSF face à la réclamation de l’ancien sélectionneur.
Une chose est certaine : avec 423,8 millions de FCFA en jeu, le contentieux Pape Thiaw pourrait désormais devenir un dossier majeur de gouvernance pour le football sénégalais.
Après son départ de la tête de l’équipe nationale et la mise en demeure adressée à la FSF par le cabinet de Me Guèdel Ndiaye, l’ancien sélectionneur réclame 423 820 300 FCFA, au titre de différentes obligations contractuelles qu’il estime impayées.
Mais au-delà du montant réclamé, c’est désormais la procédure ayant conduit à la signature de son dernier contrat qui soulève des interrogations.
Un contrat qui aurait été signé sans l’accord du ministère
Selon une source proche du dossier citée par Dsports, le ministère des Sports n’aurait jamais donné son accord au dernier contrat conclu avec Pape Thiaw.
Cette information, si elle venait à être confirmée officiellement, pourrait ouvrir un débat sur les responsabilités respectives de la Fédération et de l’État dans cet engagement contractuel.
La question est notamment de savoir pourquoi la FSF aurait conclu un nouveau contrat alors que le département ministériel concerné n’y aurait pas donné son aval.
Autre interrogation : la Fédération savait-elle qu’elle risquait de devoir assumer seule les conséquences financières de cet engagement ?
Une addition de 423,8 millions FCFA
Le montant réclamé par Pape Thiaw est particulièrement conséquent.
La demande comprend notamment des salaires, des primes, des indemnités ainsi que différents frais engagés dans le cadre de ses fonctions. La réclamation totale s’élève à 423,8 millions de FCFA.
Si cette somme devait être reconnue comme due et rester à la charge de la FSF, l’impact financier ne serait pas négligeable pour l’instance dirigeante du football sénégalais.
La Fédération pourrait également être amenée à préciser si elle considère cette somme comme une dette contractuelle relevant de ses propres obligations ou si elle entend solliciter une intervention de l’État.
La FSF interpellée sur sa responsabilité
C’est précisément sur ce point que le dossier devient sensible.
Si le ministère des Sports n’avait effectivement pas validé le contrat, pour quelle raison la Fédération a-t-elle néanmoins procédé à sa signature ?
Et si le contrat a été conclu au nom de la FSF, qui devra en assumer les conséquences financières ?
Plusieurs scénarios sont désormais possibles : règlement de la créance par la Fédération, contestation des sommes réclamées ou discussions avec l’État sur la prise en charge éventuelle de tout ou partie de la facture.
À ce stade, aucune réponse officielle de la FSF n’a été communiquée sur ces différents points.
Abdoulaye Fall sollicité, mais pas de réponse
Selon Dsports, le président de la FSF, Abdoulaye Fall, a été sollicité afin de clarifier la situation.
Les questions portaient notamment sur la réception de la mise en demeure envoyée par le conseil de Pape Thiaw, la position de la Fédération sur les 423,8 millions FCFA réclamés et les modalités éventuelles de règlement.
La FSF aurait également été interrogée sur la possibilité de prendre en charge cette somme sur ses propres ressources ou de solliciter le ministère des Sports.
Ces sollicitations seraient toutefois restées sans réponse au moment de la publication.
Une affaire qui dépasse le seul cas de Pape Thiaw
Derrière le contentieux financier se profile une question plus large de gouvernance du football sénégalais.
Jusqu’où une fédération peut-elle engager des obligations contractuelles lorsque des divergences existent avec l’autorité publique impliquée dans le financement ou l’accompagnement de l’équipe nationale ?
La réponse à cette question pourrait être déterminante dans la suite du dossier.
Si la FSF devait régler seule les 423,8 millions FCFA, elle supporterait directement la charge financière de l'engagement contesté.
À l’inverse, si elle sollicitait l’intervention de l’État, le débat pourrait se déplacer vers les conditions dans lesquelles le contrat a été conclu et sur la responsabilité de ceux qui ont pris la décision de l’engager.
La balle est désormais dans le camp de la Fédération
Pour l’heure, le dossier reste ouvert et plusieurs questions demeurent sans réponse.
La FSF va-t-elle reconnaître la créance ? La contester ? Négocier avec Pape Thiaw ? Ou chercher à clarifier la responsabilité financière de l’État et de la Fédération ?
Une prise de position officielle d’Abdoulaye Fall permettrait de mieux comprendre les circonstances de la signature du contrat et la stratégie de la FSF face à la réclamation de l’ancien sélectionneur.
Une chose est certaine : avec 423,8 millions de FCFA en jeu, le contentieux Pape Thiaw pourrait désormais devenir un dossier majeur de gouvernance pour le football sénégalais.