Affaire Pape Cheikh Diallo : la cavale du « 13e homme » stoppée à l’Institut Diambars

Nouveau rebondissement dans le dossier dit « Pape Cheikh Diallo et Cie ». Selon le quotidien L’Observateur, Ibrahima Magib Seck, présenté comme le treizième suspect recherché, a été arrêté samedi soir dans les tribunes de l’Institut Diambars à Saly, en pleine finale de football.



Une traque express entre Dakar et la Petite-Côte

Après l’interpellation de douze personnes — dont Pape Cheikh Diallo et Djiby Dramé — par la Brigade de recherches de Keur Massar, les enquêteurs constatent l’absence d’un suspect : Ibrahima Magib Seck, commerçant basé à Dakar.

Selon les éléments rapportés, l’homme aurait quitté la capitale au moment du coup de filet pour rejoindre Saly Portudal. Mais la coordination entre brigades territoriales et l’exploitation des outils de géolocalisation auraient permis de le localiser en moins de 24 heures.

Interpellation en pleine finale

Vers 20h20, les gendarmes identifient leur cible dans un lieu inattendu : les gradins de l’Institut Diambars, centre de formation emblématique du football sénégalais.

L’arrestation se déroule rapidement et sans incident majeur, sous les yeux des spectateurs. Le suspect est d’abord conduit à la Brigade de recherches de Saly Portudal, avant d’être transféré dans la nuit à Keur Massar pour audition.

Le téléphone, élément clé du dossier

Toujours selon L’Observateur, l’exploitation du téléphone portable d’Ibrahima Magib Seck aurait constitué un tournant. Des vidéos jugées compromettantes auraient été retrouvées dans la mémoire de l’appareil, plaçant le suspect en compagnie d’autres personnes déjà mises en cause.

Ces éléments numériques renforceraient les soupçons des enquêteurs et pourraient élargir le périmètre des investigations.

Une affaire en expansion

D’après les dernières informations, trois nouvelles interpellations auraient été effectuées, portant à seize le nombre total de personnes placées en garde à vue.

Les suspects sont poursuivis pour des faits qualifiés d’« actes contre nature » et de transmission volontaire présumée du VIH/Sida — des accusations graves qui confèrent à l’affaire une forte dimension pénale et sociétale.

L’enquête, toujours en cours, pourrait donner lieu à d’autres arrestations dans les prochains jours, au regard des éléments numériques exploités par les autorités judiciaires.

Rédigé par Kamalenba le Lundi 16 Février 2026 à 21:26

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