Dakar, 18 août 2026 – L’affaire liée au contrat attribué à AEE Power dans le cadre des activités de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) connaît un nouveau développement avec l’ouverture d’une enquête par le Pôle judiciaire financier (PJF).
Alors que les investigations portent notamment sur les conditions d’exécution du contrat et les décaissements effectués, le directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, a tenu à préciser qu’il n’était pas en fonction au moment des principaux décaissements évoqués.
« Notre signature ne figure sur aucun de ces décaissements »
Dans un entretien accordé au journal L’Observateur, Jean-Michel Sène affirme que le marché était déjà attribué lorsqu’il a pris ses fonctions et que des montants importants avaient déjà été décaissés.
« Lorsque nous sommes arrivés à l’ASER, le marché avait été attribué et des décaissements très importants avaient déjà été effectués. Notre signature ne figure sur aucun de ces décaissements », a-t-il déclaré.
Le directeur général entend ainsi distinguer sa gestion de la période au cours de laquelle les opérations financières aujourd’hui examinées auraient été effectuées.
L’ASER demande que toute la lumière soit faite
Jean-Michel Sène assure par ailleurs que la direction actuelle de l’ASER est favorable à une enquête approfondie permettant d’établir les responsabilités.
« Depuis le début, notre souhait est qu’une enquête approfondie permette d’établir la vérité », a-t-il indiqué.
Il insiste notamment sur la nécessité de mener les investigations indépendamment des interprétations politiques qui ont entouré le dossier.
Selon lui, l’objectif doit être d’identifier précisément les éventuelles responsabilités et de faire la lumière sur l’ensemble des opérations concernées.
Arrêt des travaux et examen de la documentation
À son arrivée à la tête de l’ASER, Jean-Michel Sène affirme avoir demandé l’arrêt immédiat des travaux concernés ainsi que la transmission de l’ensemble de la documentation relative au dossier.
Cette démarche devait permettre, selon ses explications, de procéder à un examen approfondi des éléments techniques, administratifs et financiers.
Une réunion de concertation aurait également été organisée en Espagne avec les différentes parties prenantes afin de poursuivre les échanges autour du dossier.
Le PJF ouvre une information judiciaire
Le dossier a pris une nouvelle dimension judiciaire avec l’intervention du Pôle judiciaire financier.
Selon le communiqué évoqué, le PJF a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire assortie d’une commission rogatoire internationale, ce qui devrait permettre aux enquêteurs d’effectuer des investigations au-delà du territoire sénégalais si nécessaire.
L’enquête doit notamment permettre de déterminer les conditions dans lesquelles le contrat a été conclu, exécuté et financé, ainsi que les responsabilités éventuelles dans les opérations financières concernées.
Une plainte déposée en 2025
L’affaire avait également été portée devant le parquet financier en octobre 2025.
Le 16 octobre 2025, le député Thierno Alassane Sall avait saisi le parquet d’une plainte dénonçant notamment des faits présumés de faux, usage de faux et détournement de deniers publics.
Les investigations judiciaires devront désormais permettre de confronter les différentes versions et de déterminer, sur la base des éléments recueillis, s’il existe effectivement des infractions et quelles personnes pourraient être concernées.
Pour Jean-Michel Sène, l’enjeu reste donc de parvenir à « toute la lumière » sur ce dossier, en distinguant les responsabilités de chacun et en s’appuyant sur les documents et les résultats de l’enquête.
Alors que les investigations portent notamment sur les conditions d’exécution du contrat et les décaissements effectués, le directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, a tenu à préciser qu’il n’était pas en fonction au moment des principaux décaissements évoqués.
« Notre signature ne figure sur aucun de ces décaissements »
Dans un entretien accordé au journal L’Observateur, Jean-Michel Sène affirme que le marché était déjà attribué lorsqu’il a pris ses fonctions et que des montants importants avaient déjà été décaissés.
« Lorsque nous sommes arrivés à l’ASER, le marché avait été attribué et des décaissements très importants avaient déjà été effectués. Notre signature ne figure sur aucun de ces décaissements », a-t-il déclaré.
Le directeur général entend ainsi distinguer sa gestion de la période au cours de laquelle les opérations financières aujourd’hui examinées auraient été effectuées.
L’ASER demande que toute la lumière soit faite
Jean-Michel Sène assure par ailleurs que la direction actuelle de l’ASER est favorable à une enquête approfondie permettant d’établir les responsabilités.
« Depuis le début, notre souhait est qu’une enquête approfondie permette d’établir la vérité », a-t-il indiqué.
Il insiste notamment sur la nécessité de mener les investigations indépendamment des interprétations politiques qui ont entouré le dossier.
Selon lui, l’objectif doit être d’identifier précisément les éventuelles responsabilités et de faire la lumière sur l’ensemble des opérations concernées.
Arrêt des travaux et examen de la documentation
À son arrivée à la tête de l’ASER, Jean-Michel Sène affirme avoir demandé l’arrêt immédiat des travaux concernés ainsi que la transmission de l’ensemble de la documentation relative au dossier.
Cette démarche devait permettre, selon ses explications, de procéder à un examen approfondi des éléments techniques, administratifs et financiers.
Une réunion de concertation aurait également été organisée en Espagne avec les différentes parties prenantes afin de poursuivre les échanges autour du dossier.
Le PJF ouvre une information judiciaire
Le dossier a pris une nouvelle dimension judiciaire avec l’intervention du Pôle judiciaire financier.
Selon le communiqué évoqué, le PJF a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire assortie d’une commission rogatoire internationale, ce qui devrait permettre aux enquêteurs d’effectuer des investigations au-delà du territoire sénégalais si nécessaire.
L’enquête doit notamment permettre de déterminer les conditions dans lesquelles le contrat a été conclu, exécuté et financé, ainsi que les responsabilités éventuelles dans les opérations financières concernées.
Une plainte déposée en 2025
L’affaire avait également été portée devant le parquet financier en octobre 2025.
Le 16 octobre 2025, le député Thierno Alassane Sall avait saisi le parquet d’une plainte dénonçant notamment des faits présumés de faux, usage de faux et détournement de deniers publics.
Les investigations judiciaires devront désormais permettre de confronter les différentes versions et de déterminer, sur la base des éléments recueillis, s’il existe effectivement des infractions et quelles personnes pourraient être concernées.
Pour Jean-Michel Sène, l’enjeu reste donc de parvenir à « toute la lumière » sur ce dossier, en distinguant les responsabilités de chacun et en s’appuyant sur les documents et les résultats de l’enquête.