Un contrat de 85,5 milliards sous surveillance
Le ministre a détaillé les contours d’un marché colossal conclu en 2022, portant sur la fourniture de matériel agricole et la construction de hangars de stockage. Si l’État a honoré la majeure partie de ses engagements financiers en décaissant 65,8 milliards de FCFA, la réalité sur le terrain est tout autre : seuls 16,6 milliards de FCFA de matériel ont été effectivement livrés aux producteurs.
Le reste de la commande, estimé à 14,8 milliards de FCFA, se trouverait actuellement à Dakar, stocké mais non officiellement livré.
15 milliards de FCFA de surfacturation
L’audit technique commandité par le gouvernement a mis en lumière des anomalies financières graves. Selon le ministre Mabouba Diagne, le contrat présente une surfacturation comprise entre 15 et 17 %, soit un préjudice potentiel pour l'État évalué entre 12 et 15 milliards de FCFA.
« Notre objectif est simple : garantir que chaque franc dépensé par l’État corresponde réellement à des équipements utiles aux producteurs », a martelé le ministre.
Le gouvernement exige la mise à disposition immédiate
Le ministre a tenu à clarifier la position de l’État : il ne s’agit pas d’une réquisition sauvage, mais d’une exigence de restitution pour des biens dont l'État est le propriétaire financier. Le Gouvernement engage des discussions fermes avec le fournisseur pour :
- Récupérer immédiatement les équipements déjà financés et présents sur le territoire.
- Clarifier les conditions financières globales du contrat.
- Distribuer le matériel aux agriculteurs pour ne pas hypothéquer la campagne agricole et la souveraineté alimentaire.
Cette opération s'inscrit dans la volonté affichée des nouvelles autorités de rationaliser les dépenses publiques et de mettre fin aux pratiques opaques dans les secteurs stratégiques comme l'agriculture, moteur essentiel de l'économie nationale.
Le ministre a détaillé les contours d’un marché colossal conclu en 2022, portant sur la fourniture de matériel agricole et la construction de hangars de stockage. Si l’État a honoré la majeure partie de ses engagements financiers en décaissant 65,8 milliards de FCFA, la réalité sur le terrain est tout autre : seuls 16,6 milliards de FCFA de matériel ont été effectivement livrés aux producteurs.
Le reste de la commande, estimé à 14,8 milliards de FCFA, se trouverait actuellement à Dakar, stocké mais non officiellement livré.
15 milliards de FCFA de surfacturation
L’audit technique commandité par le gouvernement a mis en lumière des anomalies financières graves. Selon le ministre Mabouba Diagne, le contrat présente une surfacturation comprise entre 15 et 17 %, soit un préjudice potentiel pour l'État évalué entre 12 et 15 milliards de FCFA.
« Notre objectif est simple : garantir que chaque franc dépensé par l’État corresponde réellement à des équipements utiles aux producteurs », a martelé le ministre.
Le gouvernement exige la mise à disposition immédiate
Le ministre a tenu à clarifier la position de l’État : il ne s’agit pas d’une réquisition sauvage, mais d’une exigence de restitution pour des biens dont l'État est le propriétaire financier. Le Gouvernement engage des discussions fermes avec le fournisseur pour :
- Récupérer immédiatement les équipements déjà financés et présents sur le territoire.
- Clarifier les conditions financières globales du contrat.
- Distribuer le matériel aux agriculteurs pour ne pas hypothéquer la campagne agricole et la souveraineté alimentaire.
Cette opération s'inscrit dans la volonté affichée des nouvelles autorités de rationaliser les dépenses publiques et de mettre fin aux pratiques opaques dans les secteurs stratégiques comme l'agriculture, moteur essentiel de l'économie nationale.