À l'occasion de son centenaire, l’ancien Président Abdoulaye Wade rend hommage à Bassirou Diomaye Faye et lance un appel à la jeunesse

Pour ses 100 ans, le pape du Sopi est sorti de sa réserve politique pour saluer la démarche du chef de l'État et adresser un message historique axé sur la valeur suprême du travail. Un moment de communion républicaine et d'histoire gravé dans les annales politiques du Sénégal. À l’occasion de la célébration exceptionnelle de ses 100 ans, l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, s'est exprimé publiquement pour adresser un message empreint de gratitude et de solennité envers le peuple sénégalais, les Africains et l’ensemble des citoyens du monde qui lui ont manifesté leur affection. L'ancien chef de l'État a profité de cette tribune rare pour rendre un hommage appuyé au président de la République actuel, Bassirou Diomaye Faye, tout en délivrant une feuille de route morale aux jeunes générations.



L'hommage républicain au Président Diomaye Faye et à son gouvernement

Rompant un long silence public observé depuis son départ du pouvoir, Abdoulaye Wade s'est dit particulièrement ému et honoré par la démarche des nouvelles autorités étatiques. Le patriarche a tenu à saluer avec insistance la présence physique et le respect institutionnel manifestés par le chef de l'État :

Un déplacement hautement symbolique : « Le Président Diomaye est venu lui-même avec son gouvernement et ses amis », s'est réjoui le centenaire, qualifiant d'importante l'opportunité d'échange offerte par cette visite.

Le temps des retrouvailles : Peu enclin aux célébrations d’anniversaire d'ordinaire, l'ancien président a confessé le caractère unique de cette journée, marquée notamment par les témoignages spontanés de collaborateurs passés venus célébrer son parcours.

Un engagement panafricain intact et un appel solennel au travail

Avec l'humilité qui caractérise les grands hommes d'État, Abdoulaye Wade a refusé de dresser lui-même le bilan de ses douze années passées à la tête du Sénégal, préférant laisser ce soin à la postérité et au jugement de ses concitoyens. Il s'est toutefois confié avec émotion sur sa longévité : « Je ne pensais pas arriver aux 100 ans, mais je suis encore là. »

Réaffirmant sa doctrine de toujours, celui qui s'est souvent défini comme « plus Africain que Sénégalais » a transcendé le cadre festif pour léguer un testament politique et philosophique à la jeunesse du continent. En conclusion de son adresse, il a martelé sa célèbre formule érigée en boussole nationale : « Travailler, encore travailler, toujours travailler. » Un appel vibrant à l'effort collectif, désignant le travail comme l'unique et indispensable levier d'émancipation et de développement pour le Sénégal et l'Afrique tout entière.


Rédigé par le Samedi 13 Juin 2026 à 13:35