À cette occasion, le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, a appelé à une gouvernance mondiale de l’IA fondée sur l’équité, l’inclusion et le renforcement des capacités des pays en développement.
Le Sénégal copréside les débats sur les fractures liées à l’IA
Le Sénégal a occupé une place centrale dès l’ouverture des travaux en coprésidant la session consacrée à la réduction des inégalités liées à l’intelligence artificielle.
Aux côtés de Jovan Kurbalija, directeur exécutif de DiploFoundation, le ministre Samba Diouf a plaidé pour une meilleure répartition des bénéfices de l’IA et une gouvernance internationale plus inclusive.
Selon lui, la concentration des technologies d’intelligence artificielle entre les mains d’un nombre limité d’acteurs risque d’accentuer les déséquilibres économiques et technologiques à l’échelle mondiale.
« L’IA façonne aujourd’hui nos vies. L’IA façonne et oriente notre destin », a déclaré le ministre, estimant que les pays du Sud doivent devenir des acteurs de la conception et de l’adaptation des solutions d’intelligence artificielle, et non de simples utilisateurs.
Le « New Deal technologique » comme feuille de route
Samba Diouf a inscrit cette vision dans le cadre du New Deal technologique porté par le Sénégal.
Cette stratégie nationale vise notamment à :
développer les compétences numériques ;
renforcer les infrastructures technologiques ;
moderniser les plateformes numériques de l'administration ;
stimuler l'innovation et l'économie numérique.
Pour les autorités sénégalaises, l'intelligence artificielle constitue un levier stratégique de transformation économique et de modernisation des services publics.
Des fractures qui dépassent la technologie
Les débats ont mis en évidence que les inégalités liées à l'intelligence artificielle ne se limitent pas aux seuls aspects technologiques.
Les participants ont souligné les écarts persistants concernant :
l'accès aux infrastructures numériques ;
la puissance de calcul ;
les centres de données ;
la connectivité à haut débit ;
les capacités énergétiques ;
l'accès aux données ;
les compétences numériques.
Selon Pedro Manuel Moreno, représentant de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ces facteurs conditionnent directement la capacité des pays à attirer les investissements dans le secteur de l'intelligence artificielle.
Une IA au service du développement durable
Plusieurs intervenants ont présenté des exemples concrets d'utilisation de l'IA dans les politiques publiques.
Le vice-président du Salvador, Félix Ulloa, a notamment évoqué le recours à l'intelligence artificielle dans les domaines de l'éducation numérique et de la télémédecine afin d'améliorer l'accès aux services essentiels.
De son côté, le directeur général de l'UNESCO, Khaled El-Enany, a plaidé pour une intelligence artificielle « éthique, inclusive et sûre », tout en rappelant les initiatives de son organisation en matière de gouvernance responsable de l'IA.
Les échanges ont également insisté sur l'importance :
des normes internationales ;
des logiciels libres ;
des données ouvertes ;
des modèles d'intelligence artificielle accessibles.
La diversité linguistique au cœur des préoccupations
La question des langues a également occupé une place importante dans les discussions.
Les participants ont rappelé que, sur près de 7 000 langues parlées dans le monde, seule une faible proportion dispose aujourd'hui de ressources numériques suffisantes pour être intégrée aux systèmes d'intelligence artificielle.
Cette situation risque d'exclure de nombreuses communautés des bénéfices de ces nouvelles technologies.
Vers une gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle
En ouvrant les travaux, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé les États à transformer leurs engagements en actions concrètes afin de construire une gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle plus sûre, plus équitable et plus accessible.
Selon les données présentées lors du Dialogue mondial, plus de 1 500 contributions ont déjà été recueillies dans le cadre des consultations internationales. Le renforcement des capacités figure parmi les principales attentes des États, tandis que la sécurité de l'IA demeure une préoccupation majeure pour les autres parties prenantes.
Les conclusions de cette première session serviront de base à un rapport de synthèse des coprésidents. Une deuxième réunion est déjà programmée à New York en 2027 afin de poursuivre la mise en place d'un cadre multilatéral de gouvernance de l'intelligence artificielle.
Le Sénégal copréside les débats sur les fractures liées à l’IA
Le Sénégal a occupé une place centrale dès l’ouverture des travaux en coprésidant la session consacrée à la réduction des inégalités liées à l’intelligence artificielle.
Aux côtés de Jovan Kurbalija, directeur exécutif de DiploFoundation, le ministre Samba Diouf a plaidé pour une meilleure répartition des bénéfices de l’IA et une gouvernance internationale plus inclusive.
Selon lui, la concentration des technologies d’intelligence artificielle entre les mains d’un nombre limité d’acteurs risque d’accentuer les déséquilibres économiques et technologiques à l’échelle mondiale.
« L’IA façonne aujourd’hui nos vies. L’IA façonne et oriente notre destin », a déclaré le ministre, estimant que les pays du Sud doivent devenir des acteurs de la conception et de l’adaptation des solutions d’intelligence artificielle, et non de simples utilisateurs.
Le « New Deal technologique » comme feuille de route
Samba Diouf a inscrit cette vision dans le cadre du New Deal technologique porté par le Sénégal.
Cette stratégie nationale vise notamment à :
développer les compétences numériques ;
renforcer les infrastructures technologiques ;
moderniser les plateformes numériques de l'administration ;
stimuler l'innovation et l'économie numérique.
Pour les autorités sénégalaises, l'intelligence artificielle constitue un levier stratégique de transformation économique et de modernisation des services publics.
Des fractures qui dépassent la technologie
Les débats ont mis en évidence que les inégalités liées à l'intelligence artificielle ne se limitent pas aux seuls aspects technologiques.
Les participants ont souligné les écarts persistants concernant :
l'accès aux infrastructures numériques ;
la puissance de calcul ;
les centres de données ;
la connectivité à haut débit ;
les capacités énergétiques ;
l'accès aux données ;
les compétences numériques.
Selon Pedro Manuel Moreno, représentant de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ces facteurs conditionnent directement la capacité des pays à attirer les investissements dans le secteur de l'intelligence artificielle.
Une IA au service du développement durable
Plusieurs intervenants ont présenté des exemples concrets d'utilisation de l'IA dans les politiques publiques.
Le vice-président du Salvador, Félix Ulloa, a notamment évoqué le recours à l'intelligence artificielle dans les domaines de l'éducation numérique et de la télémédecine afin d'améliorer l'accès aux services essentiels.
De son côté, le directeur général de l'UNESCO, Khaled El-Enany, a plaidé pour une intelligence artificielle « éthique, inclusive et sûre », tout en rappelant les initiatives de son organisation en matière de gouvernance responsable de l'IA.
Les échanges ont également insisté sur l'importance :
des normes internationales ;
des logiciels libres ;
des données ouvertes ;
des modèles d'intelligence artificielle accessibles.
La diversité linguistique au cœur des préoccupations
La question des langues a également occupé une place importante dans les discussions.
Les participants ont rappelé que, sur près de 7 000 langues parlées dans le monde, seule une faible proportion dispose aujourd'hui de ressources numériques suffisantes pour être intégrée aux systèmes d'intelligence artificielle.
Cette situation risque d'exclure de nombreuses communautés des bénéfices de ces nouvelles technologies.
Vers une gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle
En ouvrant les travaux, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé les États à transformer leurs engagements en actions concrètes afin de construire une gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle plus sûre, plus équitable et plus accessible.
Selon les données présentées lors du Dialogue mondial, plus de 1 500 contributions ont déjà été recueillies dans le cadre des consultations internationales. Le renforcement des capacités figure parmi les principales attentes des États, tandis que la sécurité de l'IA demeure une préoccupation majeure pour les autres parties prenantes.
Les conclusions de cette première session serviront de base à un rapport de synthèse des coprésidents. Une deuxième réunion est déjà programmée à New York en 2027 afin de poursuivre la mise en place d'un cadre multilatéral de gouvernance de l'intelligence artificielle.